Et toujours au chapitre Culture, c'est donc demain que
Melania, le "documentaire" (d'aucuns lui préfèreraient plutôt le dénominatif d'hagiographie), réalisé par Brett Ratner (Rush Hour, Dragon Rouge, X-Men l'Affrontement Final, une photo torse nu dans les dossiers Epstein, une tonne d'accusations d'agressions sexuelles et quelques saillies homophobes, aussi), sort dans 1500 salles américaines et dans 5000 autres un peu partout dans le monde (mais pas chez nous, on est punis).
Financée intégralement par Jeff Bezos au terme d'une lutte acharnée avec Disney et Paramount Pictures pour savoir qui aurait l'insigne honneur d'en acquérir les droits (oui, si vous êtes abonné à Prime, vous pourrez bientôt le voir), l'œuvre aura ainsi couté 75 millions de dollars, dont 35 millions rien qu'en budget marketing. C'est que ça douille, une pub géante sur Piccadilly Circus ou sur le Dôme de Milan. Mais quand on aime, on ne compte pas. L'actrice principale, à savoir la Première Dame dans son propre rôle, devrait de son coté toucher au minimum 28 millions rien qu'en revente de droits, plus ses éventuels bénéfices en tant que productrice exécutive
si par un étrange caprice du destin ce truc finissait tout de même par rapporter quoi que ce soit.
Actrice mais un peu scénariste, aussi, puisque la principale intéressée n'aura pas hésité à se retrousser les manches pour faire elle-même le tri dans les thèmes, scènes et situations illustrant sa vie trépidante durant les 20 jours précédant la seconde accession au pouvoir de son auguste époux.
Bon, il semblerait que la plèbe, cette ingrate, soit pour l'instant quelque peu mitigée. Le public aurait assez peu apprécié que la projection privée à la Maison Blanche n'ait pas été reportée suite à une obscure histoire d'infirmier abattu en pleine rue et que ce serait trop frais et patati et patata. La confiture aux cochons, tout ça.
A Los Angeles comme un peu partout à travers le pays, les services techniques ont fini par retirer les affiches, des galopins faisaient rien qu'à gribouiller dessus.