Page 31 sur 31

Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : mer. mai 13, 2026 4:25 pm
par BlackJack
cdang a écrit : mer. mai 13, 2026 10:47 am Merci @Arno et @BlackJack. Il n'y a donc rien de tel pour l'instant dans les informations officielles, rien qui remonte dans les médias fiable.

J'en profite au passage pour indiquer qu'il y a une centaine de cas de hantavirus recensés chaque année (probablement des personnes hospitalisées), mais pas par la souche andine*. On a donc une personne symptomatique tous les trois jour en France.

* souches Puumala (PUUV), Seoul (SEOV) et Tula (TULV).

« Surveillance des infections humaines par hantavirus en France métropolitaine, 2012-2016 », BEH n° 23, 24 octobre 2017
https://beh.santepubliquefrance.fr/beh/ ... _23_1.html

Le puumala on le connait bien dans les hauts de France, j'ai du en diagnostiquer une dizaine en une dizaine d'années, globalement c'est contamination via les excréments de campagnol roussâtre syndrome grippal et insuffisance rénale aiguë qui récupère dansr 95 % des cas spontanément, mortalité assez faible et pas de contamination inter humaine.

Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : jeu. mai 14, 2026 7:36 pm
par Dr Hiatus
Salut, ça doome ?
De mon côté, parmi 30 bonnes nouvelles, dans le blog dédié j'ai récolté les gros progrès de santé dans le monde malgré les coupes budgétaire, la Safebox des journalistes menacés, la fraicheur des rus-jardins parisiennes, un village français sans propriété privée, le ralentissement de la déforestation tropicale, et le jaguar des nuages du Honduras.
Dans le fil Energies, l'improbabilité des scénarios extrêmes de réchauffement 025 année électrique, la guerre d'Iran qui pousse la finance des renouvelables.
Et voici les infocerises nerdy de la semaine.

🍒 Des chercheurs chinois transforment le sable du désert en terre fertile en seulement 10 mois grâce à des cyanobactéries 🍒

Au Royaume-Uni, Les chercheurs de la station de recherche expérimentale du désert de Shapotou, en Chine, ont mis au point une approche révolutionnaire pour inverser la désertification et transformer le sable stérile et mouvant en terres productives en seulement 10 mois.

À l'aide de cyanobactéries, des micro-organismes photosynthétiques spécialisés, les chercheurs ont créé des croûtes biologiques qui forment une couche vivante à la surface des dunes en perpétuel mouvement. Lorsque ces croûtes biologiques sont dispersées et appliquées sur le sable, elles provoquent la sécrétion par les cyanobactéries de substances collantes à base de sucres qui agissent pour lier les grains de sable individuels en une masse stable et solide. Ce processus réduit considérablement le temps nécessaire à la formation naturelle du sol, car il augmente rapidement les niveaux de nutriments tels que l'azote et le phosphore. En conséquence, ces croûtes biologiques stabilisent le sable au sol et maintiennent son humidité, offrant ainsi une base rentable et écologiquement durable pour entamer l'agriculture dans les environnements extrêmes et arides du monde entier.
🔎 https://timesofindia.indiatimes.com/sci ... 391558.cms



🍒 Une équipe de l'université du Connecticut met au point un plastique à base de CBD issu du chanvre pour remplacer les emballages à base de pétrole 🍒

Une équipe dirigée par le professeur Gregory Sotzing de l'université du Connecticut, aux États-Unis, a mis au point un matériau thermoplastique à base de cannabidiol (CBD), un composant du chanvre, capable de remplacer les plastiques conventionnels dérivés du pétrole. Ces résultats ont été publiés le 30 avril (heure locale) dans la revue internationale « Chem Circularity ». Le matériau polycarbonate à base de CBD ainsi mis au point présente une grande élasticité, pouvant s'étirer jusqu'à 1 600 % de sa taille d'origine, ainsi qu'une température de transition vitreuse élevée, ce qui lui permet de conserver sa forme et sa durabilité même dans de l'eau bouillante.

Le polycarbonate est un type de plastique transparent à haute résistance utilisé pour des produits tels que les verres de lunettes et le verre pare-balles, mais les produits existants sont fabriqués à partir de bisphénol A (BPA), un perturbateur endocrinien connu, dont la nocivité suscite la controverse. Le matériau à base de CBD devrait constituer un substitut potentiel au BPA.
(...)
Il reste encore des obstacles à surmonter avant la commercialisation. La production mondiale actuelle de CBD est insuffisante pour remplacer entièrement le PET. Cependant, à mesure que le chanvre gagne du terrain dans divers domaines tels que l'habillement, les matériaux de construction et l'alimentation, sa culture s'intensifie, ce qui devrait améliorer l'approvisionnement en matière première. Le chanvre peut être cultivé sous divers climats avec un minimum d'eau et de pesticides et peut également être utilisé en rotation avec des cultures vivrières comme le maïs et le soja, ce qui le rend très polyvalent pour les agriculteurs.

M. Sotzing a déclaré : « À mesure que la culture du chanvre augmentera, le coût du CBD diminuera. »
🔎 https://www.dongascience.com/en/news/77691

Alors on se plastifie et on se vêt en chanvre, on boit nos tisanes, du coup l'humanité va se calmer un peu et toucher de l'herbe.



🍒 Des billes flottantes contre les marées noires 🍒

Je te résume, parce que j'ai pas trouvé de source assez synthétique, mais le lien ci-dessous c'est c'est la source de départ.

Des chercheurs d'Hiroshima on créé des billes en dans un matériel à effet éponge, qui peuvent flotter et ont un fort pouvoir d'absorption sur les hydrocarbures déversés. Elles sont constituées de polymères naturels biodégradables, faciles à récupérer, réutilisables.

🔎 https://www.hiroshima-u.ac.jp/en/news/96988



🍒 Un instantané mondial de la recherche sur la maladie d'Alzheimer offre un nouvel espoir 🍒

Chaque année, le Dr Jeffrey Cummings, chercheur de renommée mondiale dans le domaine de la démence, publie un aperçu mondial des essais cliniques sur la maladie d'Alzheimer – et la mise à jour 2026 vient d'être publiée.

À l'heure actuelle, les chercheurs évaluent 158 médicaments dans le cadre de 192 essais cliniques, ce qui représente une augmentation impressionnante de 40 % au cours de la dernière décennie. L'analyse de cette année montre également que le pipeline de médicaments contre la maladie d'Alzheimer n'a jamais été aussi diversifié.

Le domaine connaît actuellement un tournant décisif, s'éloignant de l'accent mis depuis longtemps sur l'amyloïde, une protéine au cœur de la maladie d'Alzheimer.

Les médicaments ciblant l'amyloïde ne représentent désormais plus que 20 % du pipeline, contre un tiers il y a dix ans. Les traitements conçus pour agir sur la protéine tau, réduire l'inflammation ou rééquilibrer le système immunitaire ont fortement augmenté.

Des médicaments sont actuellement testés sur des personnes à tous les stades de la démence, y compris chez celles qui ne présentent aucun symptôme mais sont à risque, et chez celles qui se trouvent à des stades plus avancés.

En bref, c’est un grand pas en avant. Plus nous testons de médicaments potentiels, plus nous avons de chances de trouver des traitements qui aideront les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à vivre mieux et plus longtemps.
🔎 https://www.alzheimersresearchuk.org/ne ... -new-hope/



🍒 Le nouveau traitement contre le cancer qui enthousiasme les scientifiques 🍒

« Une véritable révolution ». C'est ainsi que la professeure Misty Jenkins, immunologiste à l'Institut de recherche médicale Walter et Eliza Hall, décrit la thérapie par cellules CAR-T, un traitement anticancéreux émergent mais encore coûteux qui stimule le système immunitaire de l'organisme pour lutter contre la maladie.
(...)
L'histoire de la thérapie par cellules T CAR (pour « récepteur antigénique chimérique ») est celle de petites découvertes s'accumulant au fil des décennies, conduisant à des avancées majeures dans les soins aux patients. Lancée dans les années 1990, cette thérapie a connu un essor fulgurant au cours de la dernière décennie. Quatre thérapies par cellules T CAR ont été approuvées par la Therapeutic Goods Administration pour une utilisation en Australie depuis 2018. Toutes concernent des cancers du sang.

Le succès de ces thérapies renforce l’enthousiasme des chercheurs et des cliniciens quant au fait que les thérapies par cellules T CAR deviendront bientôt une arme majeure dans la lutte contre le cancer. Elles sont actuellement perfectionnées pour combattre les tumeurs solides, avec des premiers signes prometteurs de succès tempérés par les difficultés à adapter les cellules T pour qu’elles trouvent leur cible. À l’avenir, elles pourraient même devenir injectables.
(...)
Les cellules cancéreuses sont passées maîtres dans l’art d’échapper à la détection. La thérapie par cellules CAR-T consiste à renforcer l’armée de lymphocytes T de l’organisme afin de pallier cette lacune. Jenkins décrit cette thérapie comme « l’ajout d’un GPS » aux lymphocytes T, aidant ainsi ces « tueurs » à se diriger vers leurs cibles.

En général, la thérapie consiste à prélever les lymphocytes T d’un patient dans son sang, puis à les modifier génétiquement hors du corps pour y développer ce GPS – le récepteur antigénique chimérique. Les lymphocytes T CAR sont cultivés en laboratoire, puis réinjectés au patient, où ils continuent à se multiplier. Grâce à ces améliorations, ils traquent et détruisent leurs cibles.

Cette thérapie offre plusieurs avantages par rapport aux traitements anticancéreux traditionnels tels que la chimiothérapie : il est possible de rendre les cellules CAR-T spécifiques à certains cancers et types de tumeurs en ciblant des protéines spécifiques que seuls les cancers produisent. Elle est également plus rapide, ne nécessitant qu’une seule perfusion et quelques semaines d’hospitalisation, contrairement aux traitements de chimiothérapie qui durent plusieurs mois.
(...)
Le coût est aujourd’hui l’aspect le plus prohibitif de la thérapie par cellules CAR-T, certains traitements pouvant coûter jusqu’à un demi-million de dollars australiens par patient. Des avancées telles que les thérapies par cellules CAR-T in vivo devraient permettre de réduire ce coût, mais elles ne verront pas le jour avant plusieurs années.

Mardi, le gouvernement fédéral [australien] a annoncé que Carvykti, une thérapie par cellules CAR-T destinée au myélome multiple, serait mise gratuitement à disposition dans les hôpitaux publics australiens. Sans financement, le coût de ce traitement dépasse généralement 200 000 dollars par patient.
🔎 https://www.theguardian.com/society/202 ... -sam-neill

Là on en est plus aux essais sur les humains, ça marche déjà (l'article met en avant la rémission complète de l'acteur Sam Neil) - la limite actuelle est donc au financement des soins.

J'imagine que t'as déjà entendu parler de ce système appelé la Sécu ?
C'est un truc qu'est censé considérer les bénéfices pour la santé d'une population plus ceux de sa comptabilité.
Si tu croises dans ton isoloir un candidat qui pense que continuer à privatiser le système de santé c'est une bonne chose, traduits : "les pauvres, on les soignera pas si ça fait des impôts et pour ceux qui sont plus riches qu'eux et des contributions pour les entreprises qui font trimer les gens".
Voilà.
Et non, t'es probablement pas dans le pourcentage de gens capable de te payer tout le soin d'une maladie grave sans que ça change toutes tes conditions de vie. Tu choises : tu votes pas contre tes intérêts, ou tu te paies la complémentaire que tu peux et tu te mets à la lithotérapie.

Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : jeu. mai 14, 2026 11:13 pm
par cdang
Dr Hiatus a écrit : jeu. mai 14, 2026 7:36 pmoffrant ainsi une base rentable et écologiquement durable pour entamer l'agriculture dans les environnements extrêmes et arides du monde entier.
Moui, cultiver dans une zone aride alors qu'on manque déjà d'eau ailleurs, riche idée.


🍒 Une équipe de l'université du Connecticut met au point un plastique à base de CBD issu du chanvre pour remplacer les emballages à base de pétrole 🍒
Comme ça on continuera à générer des micro- et nanoplastiques même quand on n'aura plus de pétrole 8|

Juste, si on arrêtait de tout emballer ?

Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : jeu. mai 14, 2026 11:34 pm
par Dr Hiatus
cdang a écrit : jeu. mai 14, 2026 11:13 pm [quote="Dr Hiatus" post_id=2315965 time=1778780206

🍒 Une équipe de l'université du Connecticut met au point un plastique à base de CBD issu du chanvre pour remplacer les emballages à base de pétrole 🍒
Comme ça on continuera à générer des micro- et nanoplastiques même quand on n'aura plus de pétrole 8|

Juste, si on arrêtait de tout emballer ?

En vrai, les deux me paraissent pertinents : se calmer sur les emballages et remplacer la pétrochimique sur des usages plus nécessaires.


Pour l'eau et le désert, c'est peut-être pas univoque ?
Il y a quelques semaines, j'avais récolté cette news sur un désert que les chinois avaient réussi à faire reculer avec la "grande muraille verte" - en plantant d'abord du riz pour stabiliser le sable avant de planter des arbres.
Les plantes ont pris.
Tellement qu'aujourd'hui, le cycle de l'eau a changé dans la région, la transpiration des arbres l'a réactivé.
Mais ça rend l'eau moins disponible sur une une autre région.
Donc je suppose que les bénéfices/désavantages dépendent d'où on plante.

Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : sam. mai 16, 2026 10:52 pm
par cdang
Un certain nombre de pathologies psychiatriques, dont la schizophrénie et la dépression, pourraient s'expliquer par des inflammations au cerveau, avec comme précurseurs possibles le microbiome intestinal ou le stress.

Tami Feng, Ashutosh Tripathi et Anilkumar Pillai, « Inflammatory Pathways in Psychiatric Disorders: the Case of Schizophrenia and Depression », Current Behavioral Neuroscience Reports, vol. 7, pp 128-138, 26 juillet 2020, DOI : 10.1007/s40473-020-00207-4
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8223755/

Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : ven. mai 22, 2026 3:46 pm
par cdang
Le projet Ocean Census, initié il y a 3 ans, consiste à recenser les espèces marines, si possible avant leur disparition (puisqu'on a enclenché la 6ᵉ extinction massive), avec pour objectif de recenser 100 000 espèces en 10 ans. Il regroupe plus de 1 000 scientifiques, issus de 660 institutions réparties dans 85 pays.

On n'est pas sur ce rythme là (en gros, 1 000 espèces recensées par an contre 10 000 visées), mais c'est déjà ça. Avec des résultats étonnants : une nouvelle espèce de crevettes identifiés à Marseille dans une grotte à 15 m de fond seulement ; un ver marin à soies de 2,5 cm qui nettoie une éponge dont le squelette est en verre ; une chimère (ordre de poissons) à 800 m ; un ver à rayure orange à 5 m ; une éponge carnivore, avec des grosses boules semblables à des ballons qui servent à piéger le plancton à 3 000 m ; etc.

Sascha Garcia, « Requin fantôme, ver translucide, éponge carnivore… Plus de 1 100 espèces marines inconnues recensées en un an », Libération, 21 mai 2026
https://www.liberation.fr/environnement ... HBEPNB35M/



Des chercheuses du CHU de Lille travaillent sur un stérilet masculin, ans hormone. En gros, au lieu de faire une vasectomie, on pose un anneau qui ferme le canal, l'opération étant réversible.

Nina Richard, « Des chercheuses françaises travaillent sur un stérilet masculin et espèrent une mise sur le marché d'ici 2033 », France Inter, 21 mai 2026
https://www.radiofrance.fr/franceinter/ ... 33-9418138

Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : jeu. juin 04, 2026 7:29 pm
par Dr Hiatus
Salut, ça doome ?
De mon côté, parmi 30 infocerises dans le blog dédié j'ai récolté la condamnation de la Belgique pour crime contre l'humanité au Congo, des larmes d'oligarque hongrois, des tourbières européennes pour manger du carbone et bloquer des tanks russes, une bonne poignée de noyaux étouffe-Trump et des tours sous-marines anti-chalutage.
Dans le fil énergies, une énorme éolienne flottante, la baisse du prix de l'électricité en Europe, le pic des véhicules thermiques en 2017, un âne gardien de ferme agrovoltaïque.
Et voici les infocerises nerdy de la semaine.
Spoiler:
(ya eu une récolte la semaine dernière aussi, pas eu le temps de faire le tri ici. J'avais récolté 34 bonnes nouvelles dont la responsabilité climatique des États reconnue à l'ONU, l'abrogation du Code Noir, des chevalier.e.s du ciel pour l'avortement et la transition de genre aux U.S, un record de barrages démantelés, de l'écologie en Ukraine, la robustesse du réseau électrique européen, 500 tortues qui jardinent au Sahara, la productive semaine de quatre jours australienne et "l'effet castor".)



🍒 On a découvert des millions d'abeilles installées depuis plus de cent ans sous un cimetière américain 🍒

Tous les matins, pour se rendre sur son lieu de travail, elle passe devant une grand cimetière de la municipalité d'Ithaca et constate rapidement une «présence anormale d'insectes», relate Wired. La jeune femme en parle alors à l'un de ses collègues, Bryan Danforth, entomologiste.

Après avoir collecté quelques spécimens, leur analyse a permis de révéler qu'il s'agissait d'une colonie d'Andrena regularis, aussi appelée «abeille des sables». Dans cette espèce jusqu'à présent très peu étudiée, la femelle creuse des nids dans le sol et y dépose ses œufs dans des cellules d'incubation contenant du pollen et du nectar. Quand les œufs éclosent, les larves continuent leur développement sous terre. Elles hivernent, et finissent par sortir à l'air libre au moment de la floraison des pommiers, au printemps.

En poussant plus loin leurs investigations, les scientifiques ont découvert des archives historiques révélant la présence de cet insecte dans le cimetière depuis le début du XXᵉ siècle. Ils ont alors lancé un vaste inventaire des abeilles et se sont vite rendu compte qu'ils avaient mis au jour l'une des plus grandes concentrations au monde. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue Apidologie.
🔎 https://www.slate.fr/sciences/abeilles- ... en-science



🍒 La start-up Atoco dévoile un appareil capable de produire de l'eau potable à partir de l'air 🍒

L'eau n'est pas tirée de nulle part par magie, mais grâce à des MOF (structures métallo-organiques). Les MOF sont des structures nanocristallines conçues au niveau atomique pour attirer des molécules spécifiques. Dans ce cas précis, il s'agit de H₂O. La machine fabriquée par la start-up Atoco capte silencieusement les molécules présentes dans l'air ambiant et les stocke dans les cavités poreuses du matériau, qui font office de réservoirs d'eau microscopiques.

Omar Yaghi, fondateur d’Atoco, a partagé le prix Nobel de chimie 2025 pour ses travaux pionniers sur les MOF. Un matin d’avril, il a offert à Bloomberg News une démonstration exclusive du prototype commercial de son collecteur d’eau atmosphérique sur le terrain situé à l’extérieur du laboratoire de l’entreprise dans le comté d’Orange.
(...)
Prévue pour entrer en production plus tard cette année, cette machine de la taille d’un conteneur maritime produira jusqu’à 4 000 litres d’eau par jour et pourra être installée dans des centres de données, des hôpitaux et d’autres infrastructures critiques. Un modèle autonome fonctionnant à la lumière du soleil et produisant moins d’eau pourra être déployé dans les communautés où l’eau doit actuellement être acheminée par camion.
🔎 https://www.bloomberg.com/news/features ... r-from-air



🍒 Une maladie qui touchait 3,5 millions de personnes par an ne compte plus qu'une dizaine de cas aujourd'hui 🍒

Seul dix cas d'humains porteurs de ver de Guinée ont été signalés dans le monde en 2025, le nombre le plus bas jamais enregistré, ce qui rapproche plus que jamais cette maladie ancestrale de l'éradication.
(...)
En passe de devenir la deuxième maladie humaine éradiquée après la variole, ces 10 cas de ver de Guinée marquent une baisse de 33 % par rapport aux 15 cas signalés en 2024.

Lorsque le Centre Carter a pris la tête de la campagne mondiale d'éradication du ver de Guinée en 1986, on estimait à 3,5 millions le nombre de cas humains recensés chaque année dans 21 pays d'Afrique et d'Asie.
(...)
En collaboration avec ses partenaires, notamment les pays concernés eux-mêmes, la campagne a permis de réduire cette maladie parasitaire d'origine hydrique de plus de 99,99 % depuis 1986 et d'éviter plus de 100 millions de cas de cette maladie dévastatrice parmi les populations les plus marginalisées et les plus négligées du monde.
(...)
Les personnes contractent généralement cette maladie invalidante lorsqu’elles consomment de l’eau contaminée par le ver de Guinée. (...) Le ver de Guinée est en passe de devenir la première maladie parasitaire éradiquée de l’histoire et la première sans médicament ni vaccin. Les efforts d’éradication s’appuient sur des partenariats solides, des interventions communautaires et des changements de comportement, grâce à un réseau de centaines de milliers de bénévoles locaux formés pour dispenser une éducation sanitaire.
🔎 https://www.cartercenter.org/news/guine ... ouncement/



🍒 Un médicament expérimental contre l'hépatite B pourrait offrir un « traitement fonctionnel » à une partie des patients 🍒

Un médicament contre l'hépatite B, le premier du genre, permet à certains patients d'arrêter leur traitement sans présenter de signes de ce dangereux virus hépatique, ce que l'on appelle une « guérison fonctionnelle », ont annoncé jeudi des chercheurs.

Dans le cadre de deux études internationales, environ un patient sur cinq ayant reçu ce médicament expérimental a vu la charge virale baisser à un niveau suffisamment bas pour que le système immunitaire puisse la contenir.

« Nous n’avons jamais disposé d’un traitement permettant d’atteindre ce niveau de guérison »
, a déclaré aux journalistes le Dr Seng Gee Lim, du National University Health System de Singapour, qui a contribué à diriger les études financées par GSK, avant de présenter les résultats lors d’un congrès scientifique à Barcelone, en Espagne.
(...)
Ce médicament est le bepirovirsen, surnommé « bepi », développé par GSK et Ionis Pharmaceuticals. Il fait actuellement l’objet d’une procédure d’examen accélérée par la Food and Drug Administration américaine, dont la décision est attendue en octobre. Les autorités réglementaires au Japon, en Chine et en Europe examinent également ce médicament.
(...)
Ce nouveau médicament combat l'hépatite B en se liant à ses composants génétiques, ce qui inhibe la réplication virale ainsi qu'une protéine clé, la protéine « S » ou protéine de surface, et stimule le système immunitaire, a déclaré Melanie Paff, vice-présidente de GSK.

Les essais ont porté sur 1 838 patients répartis en deux groupes : l'un recevait une injection hebdomadaire de bepi, l'autre une injection placebo, pendant six mois, en plus de leur traitement oral habituel. Si le virus restait indétectable pendant six mois après l'arrêt des injections, ils pouvaient également arrêter leur traitement oral habituel. Chez environ 20 % des patients ayant reçu le Bepi, le virus est resté indétectable pendant six mois supplémentaires après l'arrêt de tout traitement — ce qu'on appelle une « guérison fonctionnelle » —, ce qu'aucun des patients ayant reçu les injections placebo n'a réussi à obtenir, ont rapporté les chercheurs.
🔎 https://edition.cnn.com/2026/05/28/heal ... perimental



🍒 Découverte accidentelle d'un mécanisme qui pourrait dépolluer l'industrie du médicament 🍒

Publiée aujourd’hui (jeudi 12 mars) dans *Nature Synthesis*, cette étude présente ce que l’équipe appelle une réaction « anti-Friedel-Crafts ». Une réaction classique de Friedel-Crafts fait appel à des produits chimiques puissants ou à des catalyseurs métalliques dans des conditions expérimentales difficiles. Cela signifie que la réaction ne peut avoir lieu qu’aux premières étapes de la fabrication d’un médicament et qu’elle est suivie de nombreuses étapes chimiques supplémentaires pour obtenir le médicament final.

La nouvelle approche de Cambridge inverse ce schéma, permettant aux scientifiques de modifier les molécules médicamenteuses aux dernières étapes de la production.

Plutôt que de recourir à des catalyseurs à base de métaux lourds, le processus chimique est alimenté par une lampe LED à température ambiante. Une fois activée, celle-ci déclenche une réaction en chaîne auto-entretenue qui forge de nouvelles liaisons carbone-carbone dans des conditions douces et sans produits chimiques toxiques ou coûteux.

Concrètement, cela signifie que les chimistes peuvent apporter des modifications ciblées à un stade avancé du développement d’un médicament nouveau ou existant, plutôt que de démanteler et de reconstruire des molécules complexes à partir de zéro – un processus qui peut autrement prendre des mois.
(...)
La méthode est hautement sélective, ce qui signifie qu’elle peut modifier une partie d’une molécule sans perturber d’autres régions sensibles – ce que les chimistes appellent la « haute tolérance aux groupes fonctionnels ». Cela la rend particulièrement adaptée à l’optimisation en phase avancée – un élément clé de la chimie médicinale moderne, où les scientifiques affinent les molécules pour améliorer l’efficacité des médicaments.

En évitant les catalyseurs à base de métaux lourds et les conditions dangereuses, et en réduisant le recours à de longues séquences de synthèse, cette réaction pourrait également réduire considérablement les déchets chimiques toxiques et la consommation d’énergie dans le développement pharmaceutique, ce qui constitue une priorité croissante alors que l’industrie cherche à réduire son empreinte environnementale.
(...)« Échec après échec, nous avons fini par trouver dans ce désordre quelque chose à laquelle nous ne nous attendions pas – un véritable diamant à l'état brut. Et tout cela grâce à une expérience de contrôle qui a échoué », a déclaré Vahey.

Il testait un photocatalyseur lorsqu'il l'a retiré dans le cadre d'un test de contrôle et a constaté que la réaction fonctionnait tout aussi bien, voire mieux dans certains cas, sans celui-ci.
🔎 https://www.joh.cam.ac.uk/about-us/news ... eakthrough

Dans un monde où la recherche est omniprésente, j'imagine que la sérendipité doit se multiplier.



🍒 La France devient le premier pays d’Europe à rembourser les médicaments anti-obésité 🍒

À partir du 15 juin, la France commencera à rembourser les médicaments amaigrissants Wegovy et Mounjaro, a annoncé jeudi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
(...)
Avec cette décision, la France devient le premier pays de l’Union européenne à intégrer durablement ces traitements dans le remboursement de droit commun.
(...)
Le taux de remboursement sera officiellement fixé à 65 %, mais la ministre a précisé que "la quasi-totalité des patients" devraient bénéficier d’une prise en charge intégrale en raison de comorbidités associées, comme l’hypertension ou le diabète.
(...)
Le coût élevé de ces traitements constitue depuis longtemps un frein à leur accès dans le monde entier. En France, les patients doivent actuellement débourser environ 300 euros par mois pour ces injections.

Disponibles sur ordonnance depuis 2024, ces médicaments n’avaient jusqu’ici pas obtenu l’aval de l’Assurance maladie pour être remboursés.

En juin 2025, les autorités françaises ont élargi leur prescription à l’ensemble des médecins, et non plus seulement à certains spécialistes comme les endocrinologues
🔎 https://fr.euronews.com/sante/2026/05/2 ... ti-obesite