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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : mar. mars 17, 2026 10:14 pm
par Morningkill
Rhoward a écrit : mar. mars 17, 2026 8:54 am Il a fait des trucs plus space-op ? En fait, je me demandais qui était les "successeurs" aujourd'hui des Hamilton, Williamson et autre Vance, Brackett, avec ce mélange d'aventure, d'espace et d'exotisme... Scalzi semble bien cocher quelques cases, j'ai l'impression, mais j'avoue que je
Alors tu as christopher Ruocchio, avec l'empire du silence, qui a été décrit comme
"L’empire du silence = Le nom du vent + Dune + Gladiator !"

Moi qui n'ai pas connu les hommes

Publié : jeu. mars 19, 2026 11:22 pm
par sherinford
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"Moi qui n’ai pas connu les hommes", de Jacqueline Harpman.

Rassemblées dans une cave derrière des barreaux, quarante femmes venues d’horizon différents sont gardées par quelques gardiens, qui imposent leur loi à coups de fouet. Une d’entre elles, la narratrice, était si jeune au moment de leur emprisonnement, qu’elle ne se souvient pas de la vie d’avant. Elle n’a d’ailleurs même pas de nom: les autres l’appellent “la petite”.

Les jours passent et se ressemblent beaucoup trop, jusqu’au moment où un événement vient interrompre leur quotidien: suite à une alerte en plein milieu d’une livraison de nourriture destinée aux repas, les gardiens quittent la cave, laissant la clef sur la porte grillagée… Enfin, elles peuvent sortir de leur prison, et rejoindre prudemment la surface…

Ce roman de Jacqueline Harpman a été publié en 1995 et a connu un regain de popularité en 2020. Certains le classent comme un roman de science-fiction, mais pour moi, il s’agit plutôt d’un roman philosophique, qui invite à s’interroger (notamment) sur le sens de l’existence… En effet, en termes de récit et d’événements, le lecteur reste sur sa faim: il ne s’agit pas ici d’un roman d’aventure, il n’y a pas de dénouement surprenant, ni même une quelconque explication sur le pourquoi du comment de l’emprisonnement de ces femmes. L’autrice n’a jamais voulu discuter de son roman avec qui que ce soit: elle laisse aux lecteurs le soin de choisir eux-mêmes leur clef de lecture, ce qui fait que cette oeuvre gardera à jamais son aura de mystère...

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : ven. mars 20, 2026 12:31 am
par Sammael99
J'ai lu (plus vite que prévu) Humus de Gaspard Koenig et même s'il y a des trucs qui m'ont plu et que je l'ai lu très vite, je suis quand même pas mal déçu. J'ai entendu parler de l'auteur et du bouquin lors d'une interview radio sur son second livre d'une tétralogie (Aqua) et le bonhomme m'avait semblé intéressant, et l'idée d'un roman philosophique contemporain sur la terre (le premier, Humus, donc) intrigante.

Sur les points positifs, ça se lit très bien, c'est ultra-documenté et le sujet de fond est très intéressant. On suit deux jeunes ingénieurs agronomes, un plutôt issu de la haute bourgeoisie et qui fait des études d'ingénierie un peu pour sortir de l'attendu familial, l'autre de parents pauvres, mais brillant et ayant bénéficié de bourses pour arriver où il est.

Le bouquin explore le destin contrarié de ces deux amis que tout sépare en apparence mais que réunit une passion pour les lombrics et pour leur rôle écologique.

Malheureusement, une fois la première partie du roman posée, on se rend compte que les personnages, assez caricaturaux au départ, au lieu de le devenir moins et de permettre un développement en profondeur sur les sujets abordés, le deviennent de plus en plus. En fait, Humus ressemble de ce point de vue à un conte qui ne s'assume pas: les décisions des personnages ne sont basées ni sur qui ils sont sensés être ni sur leurs intérêts, mais uniquement sur le rôle de ces décisions dans la symbolique du récit.

Du coup, on aboutit à un roman creux, qui loin d'interroger sur le rôle de l'écologie moderne conclut cyniquement à son inévitable inefficacité mais sans jamais en avoir fait une démonstration convaincante.

Bref, autant la lecture était agréable autant le fond m'a laissé un sale goût dans la bouche.

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : dim. mars 22, 2026 9:30 pm
par akodosho
Hello tout le monde

Un peu en retard sur mon planning, je vous livre ma trilogie du samedi avec un cycle qui intéressera peut-être les rolistes. J'ai enfin pris le temps de terminer Olangar de Clément Bouhélier - pas par manque d'envie, mais plutôt manque de temps. Une trilogie qui se distingue du Med Fan classique. D'une part, c'est un univers très 19e, où l'on rencontre des trains, ballons, armes à feu et mines... car que ce contexte, l'auteur a gardé aussi et surtout l'ambiance révolutionnaire, où les inégalités croissantes attisent les conflits sociaux. D'autre par, de l'aspect fantasy, on retrouve les Orcs, Elfes, Humains et Nains. Pas de magie ou de dragons, qui auraient dilué le sous-texte et la cohérence de l'ensemble.
C'est un trilogie dense mais qui reste en mémoire. Après plusieurs mois, et même années, de pause, j'ai retrouvé facilement les personnages alors que je suis plutôt du genre poisson rouge. L'auteur y traite de le thème de la lutte et ce qu'on y perd, ce qu'on doit sacrifier pour une victoire peut-être condamnée à être amère. Un coup de cœur pour tous les tomes.

Résumé éditeur du premier tome
Dix-sept ans ont passé depuis la bataille d’Oqananga, où la coalition entre les elfes et les hommes a repoussé les orcs. À l’approche des élections, Olangar est une capitale sous tension. Tandis que les trois candidats noircissent les journaux de leurs promesses, les ouvriers s’épuisent dans les usines, les accidents se multiplient sur les chantiers navals et la Confrérie des nains menace d’engager un mouvement de grève d’une ampleur sans précédent.
Au même moment, Evyna d’Enguerrand débarque en ville pour chercher la vérité sur la mort de son frère, assassiné dans d’étranges circonstances. Pour l’aider, elle fait sortir de prison Torgend Aersellson, un elfe banni par les siens et vieil ami de son père. Ensemble ils se lancent dans une enquête acharnée qui les mènera des bas-fonds de la cité aux confins du royaume, là où l’ombre des orcs menace encore.

Chronique version longue

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