rogre a écrit : ↑mar. mars 31, 2026 10:10 am
Allez encore un peu de sensationnalisme, mais sans doute vrai (
what did you expect?):
le cerveau cuit par l'IA.
https://www.lefigaro.fr/vie-professionn ... e-20260331
Les agents IA, qui peuvent effectuer une multitude de tâches sur demande, épuisent leurs usagers, selon une étude du Boston Consulting Group (BCG), qui évoque «un nouveau type de charge mentale».
L’IA fait-elle vraiment gagner du temps ? Trop de lignes de code à analyser, des armées d'assistants à recadrer, de longs prompts à rédiger : de nombreux utilisateurs intensifs de l'IA font état de saturation ou de fatigue, malgré les promesses de l'outil.
Les consultants du cabinet Boston Consulting Group (BCG) ont donné un nom au phénomène, le
«AI brain fry», le cerveau cuit par l'IA, ou
«la fatigue mentale liée à l'utilisation ou la supervision excessives d'outils d'intelligence artificielle, au-delà de nos capacités cognitives».(…)
Pour l'instant, le
«brain fry» se manifeste surtout chez les développeurs informatiques, la programmation étant l'application la plus évidente pour l'IA et ses agents.
«L'ironie cruelle est que le code généré par IA nécessite un examen plus précautionneux que celui écrit par des humains», a décrit l'ingénieur informatique Siddhant Khare sur son blog.
«C'est un nouveau type de charge mentale», suggère à l'AFP Ben Wigler, cofondateur de la start-up LoveMind AI, qui travaille sur les interactions entre humains et IA.
«Avec ces modèles (d'IA), il faut faire du baby-sitting.»
Pour expérimenter moi-même le "codage en mode full IA", plutôt sous un angle scientifique (par opposition à la prod qui était déjà exigeante en planifications et test) : oui ça peut créer une forme de pression parce que la donne s'est renversée : produire du code est beaucoup moins long que de le planifier et oui, la vérification devient plus complexe qu'avant (toujours dans le cadre "code scientifique").
Mais je pense très sincèrement que ce sont juste de nouveau process à mettre en place. Vouloir coder "comme avant" mais avec des IA est une erreur. Il faut réinventer son approche du code en tenant compte de l'IA.
Pour ma part, en suivant quelques blog sur le vibe coding, j'ai acquis la conviction que cette façon de faire est plus efficace en contrôlant bien les spécifications et les tests. Et en organisant son travail différemment (entre autre en ne laissant pas l'IA dicter le tempo)
J'ai déjà un process perso qui marche pas mal, même si je n'ai pas encore trouvé l'alchimie parfaite, et je dirais que est mon gain de temps déjà notable ET je peux faire des choses que je ne faisais pas avant : monter des serveurs, écrire des interfaces avec plus de fonctionnalités, utiliser des langages optimaux pour mes tâches alors que je ne sais pas coder dans ces langages, écrire du code avec des normes plus proche de ce qu'on ferait dans de l'ingénierie logicielle etc... Et je ne parle même pas d'intégrer des LLM dans des applications d'analyse pour que eux-même face des choses (j'ai écris récemment des agents-personae pour simuler des interaction humaines ou des agents qui lisent du texte brut, par exemple des plainte cognitive auto-déclaratives, et en extrait des info pour les analyser).
J'organise mes phases de code légèrement différemment : je brainstorm avec l'IA puis j'écris des specs puis je les fais implémenter par un agent dev. Pendant ce temps, je peux prendre des petites tâches comme
- planifier la suite sur le même projet (c'est généralement mon choix numéro 1 pour resté focalisé) OU
- suivre le même process sur un autre projet (généralement plus petit) OU
- effectuer des tâches de gestion de projet (compte-rendu, Biblio etc... évidement avec de l'IA mais pas en mode "code") OU
- faire complément autre chose (réunion, pause dej etc...)
Je reprend le code quand j'ai de la dispo, pas dès que l'agent dev à fini. Ca me permet de paralléliser sans être trop submergé. Il faut un peu de discipline de travail (ou accepter des temps mort où tu regarde l'IA bosser, généralement <5min) mais ça se fait assez bien
bref, c'est une autre manière de travailler à réinventer. Les process vont se dégager au fur et à mesure de l'utilisation, par essai-erreur. Perso, je trouve ça plutôt encourageant.