Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)

Ciné, télé, zik et bla bla persos (trolls, floodeurs et baskets interdits)
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Federico67
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)

Message par Federico67 »

Pour 1984, un comparatif de 4 traductions

Celle de Clotilde Meyer n'en fait pas partie (trop récente ?)
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sherinford
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L'ombre du juste

Message par sherinford »

Dernière lecture:

"L’ombre du Juste", de Fabien Mayer.

Un peu avant la Noël, un de mes amis rolistes m’a demandé de relire sa prose: il avançait bien sur son premier roman et souhaitait une relecture et un retour de la part de quelques volontaires. J’ai accepté la mission, mais ce n’est qu’en ce début d’année que j’ai pu la mener à bien. J’ai chargé les epub qu’il m’a fourni dans ma liseuse, et j’ai terminé en quelques heures la première partie du document, puis la deuxième, et enfin la troisième… Alors que je termine le roman, je me surprends à avoir envie de lire la suite, qui bien sûr n’est pas encore disponible. Frustration. Reste que, pour lui, ça me semble être un bon signal. Mais trêve de préambule, passons au pitch…

Askiel est un guerrier des Clans, qui vivent dans une région froide et sauvage de cet univers de fantasy. C’est aussi le fils de Deliok, dit “le juste”, un personnage brutal, notable de son Clan, respecté par tous, qui a éduqué ses deux fils de manière bien trop sévère. La rupture est actée entre Askiel et son père lorsque celui-ci exécute son frère, suite à un jugement du Clan. Dès lors, Askiel a la charge de sa filleule Laelith, qu’il a promis de protéger. Cependant, il a hérité de son père un tempérament colérique qui va le desservir dans de nombreuses situations…

Au cours d’une patrouille, Askiel et son groupe découvrent que des orques ont enlevé des enfants, parmi lesquels se trouve Laelith. Askiel et ses compagnons se jettent à leur poursuite afin de leur tendre une embuscade pour libérer les petits. C’est le début d’une grande saga qui va entraîner notre héros dans de multiples péripéties et rebondissements…

Comme indiqué ci-dessus, j’ai été vite happé par cette aventure. Elle se déroule dans un univers sombre et brutal, qui rappelle celui de Warhammer et de Bloodlust (on retrouve d’ailleurs l’idée des armes éternelles). On a là un texte qui penche vers la “Sword & Sorcery” classique, plus proche de Conan que de Bilbo, donc. Certains regretteront que les principaux protagonistes sont des hommes, mais en ce qui me concerne, vu la tendance globale actuelle de la production de fantasy, j’ai trouvé ça plutôt rafraîchissant. Du reste, les quelques personnages féminins rencontrés sont plutôt bien écrits et sont quelque part moins caricaturaux que leurs pendants masculins…

Vivement la suite.


Lectures de 2026:

Spoiler:
1. "Mort d’un parfait bilingue", de Thomas Gunzig (6/10).
2. "L’ombre du Juste", de Fabien Mayer (8/10).
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Erwan G
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)

Message par Erwan G »

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LA MOITIE D’UN MONDE
La Mer éclatée, tome 2
Joe Abercrombie

J’ai continué l’audiolecture de la série de Joe Abercrombie, tout en découvrant, à la fin de celle-ci, que le tome 3 ne sortira qu’en mars. Bon, tant pis, je me suis remis à la Compagnie noire en attendant.

Donc, on reprend là où l’on a laissé tout ce petit monde. Yharvi est devenu le ministre de son ex oncle, et la reine d’or a retrouvé son premier promis. Tout va pour le mieux, même si Grand-Mère Watson et le Haut roi tendent à faire payer au Gettland cette situation. Ce d’autant plus que, pour le roi actuel, l’acier est la réponse à tout. C’est simple, efficace et problématique pour la gestion d’un pays.

Si l’on recroise les survivants du premier tome, les rôles principaux sont ici confiés à Epine et Brand, deux jeunes Gettlandais qui attendent leur tour pour devenir des guerriers du Gettland. Malheureusement, le Maitre d’arme voit d’un mauvais œil l’arrivée d’une femme parmi les guerriers. Son épreuve de passage sera donc difficile (combattre trois de ses condisciples après d’autres combats) et marquée par la mort de l’un des trois garçons. Elle est donc menée au roi qui la condamne à la lapidation. Mais Brand, qui ne supporte pas l’injustice, vient révéler à Père Yharvi que la mort est accidentelle et liée au traitement que le maitre d’arme lui inflige. Yharvi décide donc de la sauver et de la prendre à son service. Lorsque le Gettland décide d’aller se faire justice contre l’un de ses ennemis, de nouveaux guerriers sont ordonnés. Sauf que Brand ne reçoit pas de place dans les équipages, parce qu’il a cafté auprès du Ministre. Brand & Epine vont donc se retrouver à accompagner Yharvi dans son tour du monde dans le but de trouver des alliés pour s’opposer au Haut roi, qui semble bien décidé à régler une fois pour toute le sort du Gettland.

Alors, ça part sur une base un chouille moins classique que le premier tome et un poil plus épique. On y vit des aventures de tous les jours, des défis incroyables (porter le drakkar d’une rivière à une autre, séparées par une montagne). Les rebondissements sont là. Mais on a aussi son lot de clichés (l’enseignement martial dispensé par une sorcière qui fera d’Epine la meilleure guerrière du coin, l’histoire d’amour entre deux personnes qui, au démarrage, se détestent, des scènes trop longues qui ne servent qu’à démontrer que l’auteur veut faire plus qu’un simple roman d’aventure, des complots machiavéliques qui se révèlent que, oulàlà, on n’a pas vu venir (si)…). Malgré tout, on a une nouvelle version du voyage du héros (pour deux), avec les grands classiques (le mentor, les échecs, les réussites…) dont le passage Cocktail (le film, avec Tom Cruse, où n’importe quel autre film dans lequel il a joué à l’époque : le gars super doué qui ne peut que réussir mais dont les démons intérieurs le contraignent à l’échec qui ne sera finalement qu’une phase et il reviendra plus fort et plus beau, à défaut de plus grand, à la fin).

Que penser de ce livre ? Je ne connais pas Joe Abercrombie, mais je vois bien sa tendance à mettre en avant de faux mystères avec suffisamment d’éléments pour que tout le monde comprenne ce qu’il veut mettre en dessous, mais qui va finalement les révéler à la fin comme si c’était une surprise absolue, d’une façon où il réussit presque à faire croire à son lecteur qu’il est plus malin que l’auteur. Malgré des passages trop longs (tous les passages au cours desquels les personnages se tournent autour sans se trouver), des passages trop classiques pour être agréables (comme le trop fréquent Miyagi désagréable), Joe Abercrombie sait écrire des romans d’aventure. C’est un fait et il réussit, malgré tout, à rendre le tout agréable en dépit de ses défauts. Une lecture plaisante, qui ne laissera certainement pas plus de trace que cela. Mais pour de la fantasy, c’est déjà ça. Et on voit, à la lecture de ce livre, la qualité d’une Claire Duvivier ou d’un Guillaume Chamanadjian.
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Erwan G
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)

Message par Erwan G »

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FONDATION
Le Cycle de Fondation, tome 1
Isaac Asimov

Depuis l’été dernier, je crois, nous avons commencé à regarder la série Foundation sur Apple TV. Le grand, qui est un lecteur audiolib très engagée, notamment en raison de sa dyslexie, passe son temps à pester contre les manquements de la série et le non-respect des livres. De mon côté, je trouvais cela pas trop mal, me souvenant simplement de la difficulté à adapter un cycle qui s’écoule sur autant de temps.
L’Empire galactique commence à rencontrer des difficultés, à s’effondrer sur lui-même, en raison de sa taille, mais personne ne s’en rend réellement compte. Personne, sauf Hari Seldon, un mathématicien qui a réussi à développer un modèle mathématique permettant de prévoir le futur comme on prévoit la météo. Et cette étude révèle que l’Empire va s’effondrer et que l’humanité va traverser une période sombre de trente mille ans, pendant laquelle elle va régresser et perdre ses connaissances. Lors de l’arrivée de Gal Dornick, un jeune mathématicien, sur la planète capitale de l’Empire, il va être arrêté et jugé en raison de son discours anti-impérial. Mais au cours de ce procès, il va réussir à convaincre l’Empire de fonder une colonie dans les domaines reculés de l’Empire, sur une planète semi déserte et pauvre, regroupant une grande quantité de savants qui auront pour but de préserver le savoir en rédigeant une imposante encyclopédie galactique. Seulement, voilà, au bout d’une cinquantaine d’années après la fondation de la colonie sur Terminus, une première crise se prépare : la colonie risque d’être envahie et pillée par les royaumes nés du délitement de l’Empire. C’est à ce moment que l’image de Seldon apparait pour informer les habitants de Terminus que cela a été prévu, comme la solution qui leur permettra de sortir de la crise et qui se révélera d’elle-même, s’ils font le nécessaire. La psycho-histoire, matière fondée par Seldon qui lui a permis de découvrir l’avenir, a prévu ces crises et la façon dont la Fondation s’en sortira, mais sans le révéler à l’avance, pour éviter que ces révélations ne changent le futur.

Alors, le livre a vieilli. C’est une évidence dans tous les romans d’Asimov, qui restent inscrits dans les années 50-60 américains, avec ses valeurs, notamment la place de la femme. Il n’y a pas, comme dans les Robots, un personnage féminin qui vient faire contrepoids au patriarcat en œuvre dans le roman. Alors, certes, Asimov était un humain et, en tant que tel, ne différenciait pas les gens en fonction de leur origine (mais plus de leur sexe, on ne peut pas être parfait partout). Malgré tout, il reste agréable à lire, bien écrit et bien tourné. Les personnages se suivent, ne se ressemblent pas vraiment mais font avancer l’histoire et le monde. Tout est en place et tout fonctionne bien. C’est une lecture très agréable.

Alors, il reste à faire la comparaison avec la série télé. Très franchement, je trouve que les producteurs/scénaristes ont fait un chouette travail d’adaptation. La série télé n’aurait pas donné grand-chose, au moins pour ce premier tome : changement constant de personnages principaux, absence de fil conducteur ou, plus exactement, un fil conducteur qui n’est révélé qu’après coup et des scènes qui auraient donné l’impression que l’on se moquait du public. Alors, certes, adapter Asimov, c’est une gageure : ce qui passe très bien à l’écrit peut être difficile à suivre à l’écran, donc ce n’est qu’une adaptation, avec des idées que je trouve assez bonne, au final.

Relire le livre est donc un plaisir, regarder la série en est un autre et les deux sont différents. Et tant mieux, malgré tout.
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Erwan G
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)

Message par Erwan G »

J'ai du mal à lire, en ce moment. Je me rends compte que je n'ai fini qu'un seul livre papier, ce qui est bien peu pour moi, en un mois. C'est bizarre, comme période. Je me prends à soit jouer à Divinity Original Sin II ou à lire du jdr (en l'occurrence, le matériel sorti par BBE pour Laelith).
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)

Message par Florentbzh »

Federico67 a écrit : lun. janv. 26, 2026 4:51 pm Pour 1984, un comparatif de 4 traductions



Merci beaucoup pour ce lien  👍
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)

Message par Talisker »

Erwan G a écrit : lun. janv. 26, 2026 5:58 pm J'ai du mal à lire, en ce moment. Je me rends compte que je n'ai fini qu'un seul livre papier, ce qui est bien peu pour moi, en un mois. C'est bizarre, comme période. Je me prends à soit jouer à Divinity Original Sin II ou à lire du jdr (en l'occurrence, le matériel sorti par BBE pour Laelith).

A l'inverse, je me suis surpris à avoir dévoré une demi-douzaine de livres cette année.

C'est comme ça, on a des périodes où l’on a moins envie de faire ce qu'on aime. La lecture n'est pas une obligation ou une pratique intensive, on n'a pas de quota à respecter. Ça reviendra !
Il en va des librairies comme du whisky: ce sont des passions auxquelles il vaut mieux s'adonner seul. Pendant qu'on boit un single malt de quarante ans d'âge, ce serait dommage de se déconcentrer en bavardant avec quelqu'un. - François Weyergans
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)

Message par sherinford »

Erwan G a écrit : lun. janv. 26, 2026 5:58 pm J'ai du mal à lire, en ce moment. Je me rends compte que je n'ai fini qu'un seul livre papier, ce qui est bien peu pour moi, en un mois. C'est bizarre, comme période. Je me prends à soit jouer à Divinity Original Sin II ou à lire du jdr (en l'occurrence, le matériel sorti par BBE pour Laelith).

Pareil. C'est l'hiver. J'hiberne et je déprime. Je me prends des doses de dopamine faciles avec de bêtes jeux vidéos, et je suis au minimum syndical pour le jdr et les romans...

Franchement, faut que je me reprenne en main...
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Message par Cuchurv »

Erwan G a écrit : lun. janv. 26, 2026 5:56 pm

FONDATION
Le Cycle de Fondation, tome 1
Isaac Asimov

Depuis l’été dernier, je crois, nous avons commencé à regarder la série Foundation sur Apple TV. Le grand, qui est un lecteur audiolib très engagée, notamment en raison de sa dyslexie, passe son temps à pester contre les manquements de la série et le non-respect des livres. De mon côté, je trouvais cela pas trop mal, me souvenant simplement de la difficulté à adapter un cycle qui s’écoule sur autant de temps.
(...)

Alors, le livre a vieilli. C’est une évidence dans tous les romans d’Asimov, qui restent inscrits dans les années 50-60 américains, avec ses valeurs, notamment la place de la femme. Il n’y a pas, comme dans les Robots, un personnage féminin qui vient faire contrepoids au patriarcat en œuvre dans le roman. Alors, certes, Asimov était un humain et, en tant que tel, ne différenciait pas les gens en fonction de leur origine (mais plus de leur sexe, on ne peut pas être parfait partout). Malgré tout, il reste agréable à lire, bien écrit et bien tourné. Les personnages se suivent, ne se ressemblent pas vraiment mais font avancer l’histoire et le monde. Tout est en place et tout fonctionne bien. C’est une lecture très agréable.

(...)
Relire le livre est donc un plaisir, regarder la série en est un autre et les deux sont différents. Et tant mieux, malgré tout.

Je l'avais lu l'été dernier il me semble. J'ai enchainé le cycle des robots après. Je partage ton avis, ça se lit bien on sent l'énorme gap culturel de 70 ans par moment et technologique (les désintégrateurs atomiques pour les mégots de clopes me font beaucoup rire ! 😅 ) mais globalement ça vieillit plutôt bien. Je suis curieux de la série car je n'ai pas Apple TV mais effectivement une personne de bon goût (mon frangin qui a essayé de me faire lire Azimov durant toute notre adolescence jusqu'à ce que je m'y mette 30 ans plus tard #EspritDeContradiction) me disait la même chose que toi globalement. 
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)

Message par Scap »

J'ai commencé Le pont des tempêtes de Danielle L. Jensen.
Je n'en sais pas plus que ce que j'en ai vu sur les têtes de gondoles, c'est à dire pas grand-chose. L'ouvrage est encensé. Le pitch de 4e de couverture fait ultra éculé. Je suis entre 2 plus grandes saga (comprendre: je viens de finir la tour de garde) et surtout, le livre est court. Allez, si c'est nul, au moins la souffrance sera de courte durée.

Verdict: c'est moyen.

L'écriture est correcte. Les personnages sont bien caractérisés, leur psychologie bien décrite. Le monde est distrayant (il semble y avoir 2 continents séparés par une mer très souvent orageuse, traversée par un pont qui est l'enjeu stratégique du volume).

Par contre, on est sur de l'eau de rose (limite), les persos sont plus beaux/forts/bons que nature, les rebondissements un peu téléphonés. La culture des peuples est très peu décrite, ce qui donne l'équivalent littéraire d'une série américaine un peu fauchée. Pas de magie ni rien (c'est la deuxième fois que je tombe sur un bouquin de fantasy "no magic" en un an), même s'il est possible que ça change par la suite (rien ne l'annonce, mais je l'espère).

Bref, vraiment du ultra-light, même si c'est largement plus supportable que "la guilde des ombres". Ici, la narration est sans chichi et pragmatique donc ça se lit. J'ai presque du plaisir à y retourner le soir. Je ne sais pas encore si je continuerai.

Je ne recommande pas spécialement, on n'apprend rien de nouveau.

 
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Erwan G
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)

Message par Erwan G »

Talisker a écrit : lun. janv. 26, 2026 6:42 pm
A l'inverse, je me suis surpris à avoir dévoré une demi-douzaine de livres cette année.

C'est comme ça, on a des périodes où l’on a moins envie de faire ce qu'on aime. La lecture n'est pas une obligation ou une pratique intensive, on n'a pas de quota à respecter. Ça reviendra !

Merci. Je ne m'impose rien en lecture, c'est vraiment un plaisir. J'ai pu m'y remettre ce soir et j'y reprends le plaisir habituel. C'est juste que je viens de traverser une période de moins bien, je pense, et que je n'avais plus la capacité de choisir ce que j'allais lire.

sherinford a écrit : lun. janv. 26, 2026 7:17 pm
Pareil. C'est l'hiver. J'hiberne et je déprime. Je me prends des doses de dopamine faciles avec de bêtes jeux vidéos, et je suis au minimum syndical pour le jdr et les romans...

Franchement, faut que je me reprenne en main...

Oui, voilà. Je pense que c'est plus une pointe de la dépression qui me met dans cet état là. Après, je ne sais pas s'il faut se reprendre en main, mais ce qui est sûr, c'est qu'il faut écouter ce qu'expriment nos comportements.

Merci d'avoir mis un mot dessus, ça m'aide vraiment à comprendre ce qui se joue chez moi. La dépression, ce n'est malheureusement pas une jambe cassée : tu ne te rends pas compte de ce qui t'arrive.

Aller, je retourne à mon Fondation & Empire.
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Erwan G
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)

Message par Erwan G »

Cuchurv a écrit : lun. janv. 26, 2026 8:12 pm
Je l'avais lu l'été dernier il me semble. J'ai enchainé le cycle des robots après. Je partage ton avis, ça se lit bien on sent l'énorme gap culturel de 70 ans par moment et technologique (les désintégrateurs atomiques pour les mégots de clopes me font beaucoup rire ! 😅 ) mais globalement ça vieillit plutôt bien. Je suis curieux de la série car je n'ai pas Apple TV mais effectivement une personne de bon goût (mon frangin qui a essayé de me faire lire Azimov durant toute notre adolescence jusqu'à ce que je m'y mette 30 ans plus tard #EspritDeContradiction) me disait la même chose que toi globalement. 

Oui, la conception des choses a vraiment changé : la consommation de cigares, les bidules atomiques/photoniques, les microfilms...

C'est là qu'on voit la limite de l'imagination du futur. Il aura fallu des coups de force pour penser l'avenir très différemment.

Mais sinon, sur le fond et la forme, ça se tient bien. Et je ne peux que t'encourager à voir la série situ en as l'occasion : l'imaginaire est bon et c'est une belle façon d'écrire un univers asimovien dans lequel on pourrait imaginer jouer.
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)

Message par sherinford »

Erwan G a écrit : lun. janv. 26, 2026 10:38 pm
sherinford a écrit : lun. janv. 26, 2026 7:17 pm
Pareil. C'est l'hiver. J'hiberne et je déprime. Je me prends des doses de dopamine faciles avec de bêtes jeux vidéos, et je suis au minimum syndical pour le jdr et les romans...

Franchement, faut que je me reprenne en main...

Oui, voilà. Je pense que c'est plus une pointe de la dépression qui me met dans cet état là. Après, je ne sais pas s'il faut se reprendre en main, mais ce qui est sûr, c'est qu'il faut écouter ce qu'expriment nos comportements.

Merci d'avoir mis un mot dessus, ça m'aide vraiment à comprendre ce qui se joue chez moi. La dépression, ce n'est malheureusement pas une jambe cassée : tu ne te rends pas compte de ce qui t'arrive.

Là, je me force à sortir de chez moi / du bureau au moins une fois par jour, idéalement vers midi, pour prendre une dose d'air frais et de lumière.

Ca aide un peu.

C'est chaque année pareil: entre le 15 novembre et le 15 février, c'est un long tunnel de journées trop courtes et trop froides, à peine compensé par les illuminations des fêtes.

Je devrais planifier en conséquence...

Mais on s'éloigne du sujet... quoique... à l'occasion je vous parlerai du bouquin "mind over mood"...
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Message par Harfang2 »

Talisker a écrit : lun. janv. 26, 2026 6:42 pm
C'est comme ça, on a des périodes où l’on a moins envie de faire ce qu'on aime. La lecture n'est pas une obligation ou une pratique intensive, on n'a pas de quota à respecter. Ça reviendra !
Pas une obligation ou une pratique intensive, soit. Mais ça peut aussi être une discipline comme le sport quand on ne pratique pas un métier intelectuel et qu'on souhaite garder, disons, une certaine capacité à réfléchir et se cultiver.
 
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