Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Ciné, télé, zik et bla bla persos (trolls, floodeurs et baskets interdits)
Avatar de l’utilisateur
Orlov
Dieu d'après le panthéon
Messages : 9097
Inscription : jeu. févr. 20, 2014 10:57 am

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Orlov »

@Erwan G merci de la recension. Ça donne très envie.
J'imagine que ta pile est déjà bien haute, mais vu ton intérêt pour ces histoires rurales, je me dois de te recommander La Culasse de l'Enfer de Tom Franklin.
Ça se passe dans les années 1870-1880 mais les thématiques résonnent pour d'autres époques.
Cryoban a écrit : Le vrai problème c'est les gens.

Florentbzh a écrit : J'avoue ne pas bien comprendre ce qu'on peut jouer, mais si cela existe c'est qu'il doit bien y avoir une raison.

Mildendo a écrit : Faire du Jdr c'est prendre une voix bizarre et lancer des dés en racontant qu'on tue des gobs.
Avatar de l’utilisateur
Erwan G
Envoyé de la Source
Messages : 18916
Inscription : lun. oct. 25, 2004 6:51 pm
Localisation : Grenoble

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Erwan G »

Orlov a écrit : jeu. juil. 09, 2026 11:16 am @Erwan G merci de la recension. Ça donne très envie.
J'imagine que ta pile est déjà bien haute, mais vu ton intérêt pour ces histoires rurales, je me dois de te recommander La Culasse de l'Enfer de Tom Franklin.
Ça se passe dans les années 1870-1880 mais les thématiques résonnent pour d'autres époques.

Je note, ça m'intéresse toujours. Merci. Un jour, je viendrai à bout de cette PàL (mais pas cette année, avec mes malheureux 19 livres lus en un peu moins de 6 mois).
Va prophétiser ailleurs, c'est interdit dans le centre ville !
Avatar de l’utilisateur
tauther
Dieu des animaux qui bavent
Messages : 5988
Inscription : jeu. janv. 18, 2007 11:31 am
Localisation : Ardoth

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par tauther »

Dites, certains d'entre vous ont déjà lu la trilogie Polaris, Les Foudres de l'Abime de Philippe Tessier (la directive Exeter, etc) ?
Cela s'améliore au fil des pages? Le livre a fini par me tomber des mains avec l'entrée en scène des pirates qui recueillent le commando.
Avatar de l’utilisateur
sherinford
Dieu de sa console
Messages : 8487
Inscription : jeu. oct. 07, 2004 8:36 am
Localisation : Un petit chateau en Belgique

Intégrale Conan Doyle - volume 4

Message par sherinford »

Dernière lecture:

Image

"L’intégrale 4", de Sir Arthur Conan Doyle .

Changement de rythme dans ce volume des intégrales de Conan Doyle: cette compilation contient un long roman de 180 pages suivi de cinq nouvelles.

Le mystère de Cloomber raconte l’histoire d’une famille désargentée qui s’installe dans un manoir familial en Ecosse. Dans le domaine voisin de Cloomber vient s’installer un général et sa famille, qui fortifie sa résidence et l’entoure d’une muraille, ce qui ne manque pas d’éveiller la curiosité de leurs voisins… Le général semble craindre quelque chose, et s’arrange même pour garder les lumières allumées dans toutes les pièces de sa propriété lorsque la nuit tombe sur la lande.

Cela n’empêche pas les plus jeunes membres des deux familles de se rapprocher, et même d’entamer une idylle amoureuse, qui va être rapidement mise en péril par la menace qui pèse sur le général, et qui trouve son origine dans des événements qui se sont déroulés lorsqu’il était encore un jeune officier, pendant la guerre Anglo-Afghane...

Ce roman a assez mal vieilli, dans la mesure où il repose sur une fascination pour la mystique de l’Orient, qui aujourd’hui semble bien puérile. Ça reste néanmoins une référence sympa si vous êtes à la recherche d’inspiration pour le jeu de rôle Maléfices, entre autres…

Les cinq nouvelles sont sur le thème du mystère et de l’aventure, et je les ai trouvées plutôt intéressantes, et finalement mieux écrites que le roman qui les précède.
"Si tu souffres à propos de quelque chose d'extérieur, ce n'est pas cette chose qui te trouble, mais ton jugement sur elle ; il dépend de toi de le faire disparaître." - Marc-Aurèle
Avatar de l’utilisateur
Inigin
Dieu des hakamas perdus
Messages : 14093
Inscription : dim. août 02, 2009 7:27 am
Localisation : à droite de Saint-Ex

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Inigin »

Le mystère de Cloomber raconte l’histoire d’une famille désargentée qui s’installe dans un manoir familial en Ecosse. Dans le domaine voisin de Cloomber vient s’installer un général et sa famille, qui fortifie sa résidence et l’entoure d’une muraille, ce qui ne manque pas d’éveiller la curiosité de leurs voisins… Le général semble craindre quelque chose, et s’arrange même pour garder les lumières allumées dans toutes les pièces de sa propriété lorsque la nuit tombe sur la lande.

Cela n’empêche pas les plus jeunes membres des deux familles de se rapprocher, et même d’entamer une idylle amoureuse, qui va être rapidement mise en péril par la menace qui pèse sur le général, et qui trouve son origine dans des événements qui se sont déroulés lorsqu’il était encore un jeune officier, pendant la guerre Anglo-Afghane... 

Ce roman a assez mal vieilli, dans la mesure où il repose sur une fascination pour la mystique de l’Orient, qui aujourd’hui semble bien puérile. Ça reste néanmoins une référence sympa si vous êtes à la recherche d’inspiration pour le jeu de rôle Maléfices, entre autres…
C'est celle qui implique un tigre empaillé ?
Barde biclassé secrétaire de la Voix de Rokugan

ImageImageImageImageImageImage
Avatar de l’utilisateur
Erwan G
Envoyé de la Source
Messages : 18916
Inscription : lun. oct. 25, 2004 6:51 pm
Localisation : Grenoble

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Erwan G »

Image

QUI A PEUR DE LA MORT
Nnedi Okorafor

Ce livre trainait sur mes étagères depuis des années. Pendant longtemps, j’ai cru que c’était un livre de littérature blanche sur le transhumanisme. Bon, en vérité, c’est de la fantasy mélangée à un peu de SF.

Onyesonwu est la fille d’une femme okeke, une africaine, suite à un viol commis après l’agression d’une troupe de Nuru, un peuple plus nord africain. Bien que victime d’un viol, la mère d’Onyesonwu est repoussée par les siens et son mari, parce que devenue impur. Et sa fille, métisse, est une ewu, une paria dans les deux ethnies. Alors, la mère d’Onyesonwu part dans le désert, enceinte, pour fuir l’ouest er trouver une paix qui lui est inaccessible là où elle se trouve. Et les villages du désert, qu’elle croise de temps à autre, sont tout aussi inaccessible, lorsque sa fille nait. Elle en est chassée avec violence, jusqu’à son arrivée à Jwahir, une ville okeke de l’est. Là, Onyesonwu fait la connaissance du forgeron, qui s’attache à la fillette, épouse sa mère et devient le père qui n’a jamais existé. Peu à peu, Onyesonwu comprend qu’elle a un (ou des) dons : elle peut chanter la chanson du désert, appeler des animaux par son chant ou se transformer en oiseau, voire même en vautour. Mais cette petite fille de 10 ans, sans autre famille que sa mère et son père adoptif, cherche malgré tout à trouver une place dans sa ville, dans son peuple. Et à comprendre et apprendre l’art de maitriser la magie (le juju) qu’elle porte en elle. Mais voilà, non seulement elle est ewu mais, en plus, elle est une femme, deux raisons qui poussent à la rejeter.

C’est un livre très facile à lire, bien écrit, avec des sujets intéressants et un environnement original, à savoir l’Afrique fantastique. Mais. Oui, il y a quelques mais. Tout d’abord, rien n’est très original. Je me suis retrouvé, pendant la lecture, à me demander si on savait encore écrire un livre, surtout un livre de fiction, qu’elle soit fantastique, fantasy ou scientifique, qui n’abuse pas du voyage du héros. C’est marquant, les quelques variations ne faisant que ressortir la platitude de la trame. Un personnage différent, un mentor, un voyage initiatique qui se transformera en sauvetage de l’humanité. Au moins des okekes et des nurus. Ensuite, le personnage principal est assez insupportable ou, alors, j’ai assez vieilli pour ne plus supporter ce type de personnage, cette façon de raconter qui fait des clins d’œil à ce qui va se passer après… Beaucoup de choses semblent, souvent, artificielles, dans le comportement, la personnalité ou les choix des personnages. Mention spéciale à Onyesonwu Jésus qui va à sa mort, en refusant et en acceptant.

Bref, ce livre est loin d’être parfait. Malgré tout, j’ai du mal à ne pas le trouver intéressant, pour les sujets qu’il traite (féminisme, différence ethnique, excision, croyances, fanatisme…) et un bout de l’histoire. Un livre à recommander aux fans hardcore de fantasy, à ceux qui n’en lisent jamais, à ceux qui recherchent une autrice ou à ceux qui sont capable de passer des défauts certes majeurs, mais pas totalement invalidants. Surtout que le fond, l’univers, l’environnement, l’approche valent le détour. Une Afrique certes vue de l’Amérique, mais une Afrique quand même.
Va prophétiser ailleurs, c'est interdit dans le centre ville !
Répondre