Cinema films de nöel ou pas
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Je crois que c'est celui où les figurants natifs, excédés du comportement de Kinski ont proposé à Herzog de lui faire la peau discrètement 
« il se rencontre aussi dans le cœur humain un goût dépravé pour l'égalité, qui porte les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à préférer l'égalité dans la servitude à l'inégalité dans la liberté »
(Alexis de Tocqueville, de la démocratie en Amérique)
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Re: Cinema films de nöel ou pas
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Le jdr : faire et se faire plaisir. What else ?
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Tu m'étonnes il tirait sur leurs huttes et les frappait
2 Points de CLETCSOOEF par fidélité conjugale (erreur judiciaire qui ferait passer l'affaire Dreyfus pour un fait divers)
1 Point par malchance
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- Tgx
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Il aurait du tourner avec Peckinpah, le résultat aurait pu être intéressant 
« il se rencontre aussi dans le cœur humain un goût dépravé pour l'égalité, qui porte les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à préférer l'égalité dans la servitude à l'inégalité dans la liberté »
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Sinon, il y avait dans la salle un trio... Étonnant...
Deux parents avec leur bambin, qui devait avoir moins de 10 ans.
Les deux adultes restant les yeux rivés sur leur téléphone.
J'imagine que c'étaient des Allemands, trop contents de trouver un film que leur progéniture pouvait comprendre...
La dernière fois que j'ai vu des enfants si jeunes pour un film qui ne leur était pas destiné, au moins les adultes regardaient-ils l'écran. Et c'était le Dune de Villeneuve, un film un chouïa moins barbant pour un jeune enfant.
Deux parents avec leur bambin, qui devait avoir moins de 10 ans.
Les deux adultes restant les yeux rivés sur leur téléphone.
J'imagine que c'étaient des Allemands, trop contents de trouver un film que leur progéniture pouvait comprendre...
La dernière fois que j'ai vu des enfants si jeunes pour un film qui ne leur était pas destiné, au moins les adultes regardaient-ils l'écran. Et c'était le Dune de Villeneuve, un film un chouïa moins barbant pour un jeune enfant.
Sois satisfait des fruit, des fleurs et même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles.
Ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul.
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Re: Cinema films de nöel ou pas
On peut ajouter Alec Baldwin
Cryoban a écrit : Le vrai problème c'est les gens.
Florentbzh a écrit : J'avoue ne pas bien comprendre ce qu'on peut jouer, mais si cela existe c'est qu'il doit bien y avoir une raison.
Mildendo a écrit : Faire du Jdr c'est prendre une voix bizarre et lancer des dés en racontant qu'on tue des gobs.
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Re: Cinema films de nöel ou pas
De vague souvenir des deux
Gork est « brutal mè ruzé » et son frère Mork est « ruzé mè brutal »
‘If in doubt, serve more ale.’
— First lesson of the rites of healing
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Ça fait un moment qu'il est sur ma liste à regarder.
J’avais adoré Aguirre, vu il y a longtemps. Aride mais assez incroyable dans son authenticité. Comme un documentaire tourné au XVIe siècle. Sans doute que les conditions éprouvantes de tournage y sont pour quelque chose.
Par contre, j’ai revu dernièrement le Nosferatu de Werner Herzog, l’un de mes films préférés quand j'avais 16-18 ans, et j'ai trouvé qu'il avait mal vieilli.
Dime Legends et Pack Horse Library, mes jeux sur lulu.com...
...et sur itch.io
Pack Horse Library : des femmes, des livres et des chevaux dans l'Amérique des années 1930 - Un jeu de rôle clé en main.
Moi, c'est @Léonard, pas @leonard.
...et sur itch.io
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Encore du capédépé: à la télé (je n'ai que ça à faire) Les Trois Mousquetaires de Richard Lester (1973).
Un casting de dingue! : Michael York D'Artagnan, Oliver Reed Athos, Raquel Welch Constance Bonacieux, Richard Chamberlain Aramis, Frank Finlay Porthos, Christopher Lee Rochefort, Geraldine Chaplin Anne d'Autriche, Jean-Pierre Cassel Louis XIII, Faye Dunaway Milady, Charlton Heston le cardinal de Richelieu…
La bonne surprise (l'avais jamais vue, cette production G-B/Panama), c'est que pour le coup c'est complètement pop, maniériste, assez décalé : beaucoup de gags (idiots, à base de bouffe ou salaces), avec tous les persos vêtus en fluo comme dans Peau d'Ane. C'est moins le XVIIé siécle historique qu'un royaume de conte de fées. La musique est d'ailleurs de Michel Legrand.
Filmé en plan assez fixes mais beaucoup de cuts, et des cascades marrantes, un peu surjouées. Couleurs pétantes (même si les mousquetaires sont en noir), duels à plusieurs dans des décors qui finissent en morceaux, ou bien la nuit avec des lanternes: belle plastique. Par ailleurs le récit est plutôt fidèle à ce que l'on sait. C'était la première partie, "Les ferrets de la reine", et la suite c'est "La revanche de Milady" (Faye Dunaway, bis!).
Ci-dessous, les méchants! (le cardinal est bien):

Et un petit Rochefort pour la route (et Milady bis):

Un casting de dingue! : Michael York D'Artagnan, Oliver Reed Athos, Raquel Welch Constance Bonacieux, Richard Chamberlain Aramis, Frank Finlay Porthos, Christopher Lee Rochefort, Geraldine Chaplin Anne d'Autriche, Jean-Pierre Cassel Louis XIII, Faye Dunaway Milady, Charlton Heston le cardinal de Richelieu…
La bonne surprise (l'avais jamais vue, cette production G-B/Panama), c'est que pour le coup c'est complètement pop, maniériste, assez décalé : beaucoup de gags (idiots, à base de bouffe ou salaces), avec tous les persos vêtus en fluo comme dans Peau d'Ane. C'est moins le XVIIé siécle historique qu'un royaume de conte de fées. La musique est d'ailleurs de Michel Legrand.
Filmé en plan assez fixes mais beaucoup de cuts, et des cascades marrantes, un peu surjouées. Couleurs pétantes (même si les mousquetaires sont en noir), duels à plusieurs dans des décors qui finissent en morceaux, ou bien la nuit avec des lanternes: belle plastique. Par ailleurs le récit est plutôt fidèle à ce que l'on sait. C'était la première partie, "Les ferrets de la reine", et la suite c'est "La revanche de Milady" (Faye Dunaway, bis!).
Ci-dessous, les méchants! (le cardinal est bien):

Et un petit Rochefort pour la route (et Milady bis):

"Mouvement Minusculiniste" - consiste à défendre les minorités composées d'une seule personne. Effectif : un adhérent. Mot d'ordre (Pierre Dac) : "Contre tout ce qui est pour, et pour tout ce qui est contre".
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Histoires Parallèles
Un très beau casting pour ce film de l'iranien Asghar Farhadi (dont j'avais adoré le film Un Héros) : Isabelle Huppert, Virginie Efira, Vincent Cassel, Pierre Niney, même Deneuve dans un cameo.
Isabelle Huppert est une écrivaine dont le livre en cours se nourrit de la vie qu'elle imagine de trois personnes qui travaillent dans l'immeuble en face (Efira, Niney et Cassel).
Entre en jeu un cinquième personnage (Adam Bessa), jeune SDF qui se retrouve hébergé par l'écrivaine. Très intéressé par le processus d'écriture de sa logeuse, il va entrer en contact avec Virginie Efira.
Un très beau casting pour ce film de l'iranien Asghar Farhadi (dont j'avais adoré le film Un Héros) : Isabelle Huppert, Virginie Efira, Vincent Cassel, Pierre Niney, même Deneuve dans un cameo.
Isabelle Huppert est une écrivaine dont le livre en cours se nourrit de la vie qu'elle imagine de trois personnes qui travaillent dans l'immeuble en face (Efira, Niney et Cassel).
Entre en jeu un cinquième personnage (Adam Bessa), jeune SDF qui se retrouve hébergé par l'écrivaine. Très intéressé par le processus d'écriture de sa logeuse, il va entrer en contact avec Virginie Efira.
Sois satisfait des fruit, des fleurs et même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles.
Ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul.
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Ella McCay
Avec Emma McKey.
Oui, c'est léger, mais le fait que le film soit quasiment nommé d'après son actrice principale m'a donné envie de le voir.
C'est peut-être parce que la salle était quasiment vide, et que ceux qui étaient là n'ont quasiment pas ri, mais j'aurais du mal à recommander le film.
Pourtant, il y a du beau monde, avec Woody Harrelson et Jamie Lee Curtis, et le scénario avait pourtant son lot de scènes qui auraient pu être amusantes, mais j'ai trouvé que tout tombait trop souvent à plat.
Dommage... Visiblement, il est déjà disponible sur Disney+
Avec Emma McKey.
Oui, c'est léger, mais le fait que le film soit quasiment nommé d'après son actrice principale m'a donné envie de le voir.
C'est peut-être parce que la salle était quasiment vide, et que ceux qui étaient là n'ont quasiment pas ri, mais j'aurais du mal à recommander le film.
Pourtant, il y a du beau monde, avec Woody Harrelson et Jamie Lee Curtis, et le scénario avait pourtant son lot de scènes qui auraient pu être amusantes, mais j'ai trouvé que tout tombait trop souvent à plat.
Dommage... Visiblement, il est déjà disponible sur Disney+
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Re: Cinema films de nöel ou pas
L'Etre Aimé
Javier Bardem campe un réalisateur star qui revient en Espagne pour faire un film se déroulant dans le Sahara Occidental dans les années 30, alors qu'il était sous domination espagnole.
C'est donc le film de ce tournage, mais aussi et surtout le portrait du personnage de Bardem, et d'un autre personnage, l'"être aimé" du titre. Rodrigo Sorigoyen, le réalisateur, à qui l'on doit aussi Que Dios Nos Perdone ou Il Reino, filme assez régulièrement les scènes tournées avec plusieurs caméras, ou plusieurs traitements d'image : noir et blanc, pellicule, etc.
Un film que j'ai beaucoup aimé, surtout pour la performance de Bardem
Javier Bardem campe un réalisateur star qui revient en Espagne pour faire un film se déroulant dans le Sahara Occidental dans les années 30, alors qu'il était sous domination espagnole.
C'est donc le film de ce tournage, mais aussi et surtout le portrait du personnage de Bardem, et d'un autre personnage, l'"être aimé" du titre. Rodrigo Sorigoyen, le réalisateur, à qui l'on doit aussi Que Dios Nos Perdone ou Il Reino, filme assez régulièrement les scènes tournées avec plusieurs caméras, ou plusieurs traitements d'image : noir et blanc, pellicule, etc.
Un film que j'ai beaucoup aimé, surtout pour la performance de Bardem
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Jennifer's Body (Karyn Kusama, 2009) : Jennifer et Needy sont des amies inséparables malgré leur relation parfois compliquée. Un soir, après avoir accompagné un groupe de rock dans leur van, Jennifer revient... différente.
Celui-là je le revois tous les quatre ou cinq ans, souvent pour le faire découvrir à quelqu'un, et ça passe toujours aussi bien. Le film a été boudé à sa sortie, avec un accueil critique et public souvent négatif. Il connaît une nouvelle vie depuis quelques années ; avec le mouvement MeToo sont arrivés nombre de films féministes, écrits et réalisés par des femmes. Grâce à cette vague Jennifer's Body a enfin été apprécié pour ce qu'il est vraiment. Karyn Kusama et la scénariste Diablo Cody nous offrent en effet une œuvre résolument féministe dont les éléments surnaturels et horrifiques sont essentiellement des métaphores du harcèlement, du sexisme et de la réappropriation de son propre corps quand on a subi un traumatisme.
La relation entre Jennifer et Needy est au centre du récit. Ambiguë, toxique mais malgré tout parfois très belle, elle met en avant ces deux jeunes filles pleines de doutes et de défauts, victimes des injonctions sociales. Et au-delà de ça Jennifer's Body est une chouette péloche horrifique avec quelques scènes franchement réussies.
Ah, et pour parler JdR, le film est 100% Monsterhearts-compatible, à tel point qu'à des moments j'avais l'impression d'assister à des manœuvres de PJ ou de MC. Jennifer est une pure Goule dévorée par la Faim et Needy (rien que ce surnom...) ressemble énormément au Mortel, dépendant et aveuglé par l'amour.
En cherchant une image du film, j'ai appris que Karyn Kusama avait récemment annoncé une suite, toujours avec Megan Fox et Amanda Seyfried dans les rôles principaux. J'espère que ça se fera.

The Artist (Michel Hazanavicius, 2011) : 1927. George Valentin est un star du cinéma muet. Il fait la connaissance de Peppy Miller, une jeune femme qui rêve de devenir actrice.
Je l'avais pas revu depuis sa sortie. C'est une jolie réussite. Faire un film muet en noir et blanc en 2011, il fallait oser et Michel Hazanavicius était parfait pour relever le défi. Tout au long de sa carrière le réalisateur a parlé de son amour pour le cinéma (les deux OSS 117, Le Redoutable, La Classe américaine, Mes amis, Coupez !) ou plus généralement du pouvoir de la fiction (Le Prince oublié).
Le format de The Artist n'est pas qu'un gimmick, un énorme travail est accompli pour "faire vrai", dans la gestuelle des acteurs, le grain de l'image, le rythme... Je regarde assez régulièrement des films muets et j'ai vraiment apprécié cette expérience. Également, en plus de la forme, le fond m'a intéressé également, en traitant cette période charnière qu'a été le passage du muet au parlant, qui a permis l'émergence d'une nouvelle génération d'acteurs et actrices et qui dans le même temps a démoli de nombreuses carrières.
Et quel plaisir de voir cette ribambelle de gueules du cinéma américain : John Goodman, James Cromwell, Malcolm McDowell, Ed Lauter, Beth Grant...

L'Attaque des fourmis géantes (Ron Carlson, 2017) : un groupe de hard rock de seconde zone est en route pour jouer dans un festival. En chemin ils s'arrêtent dans le désert pour prendre du peyotl en espérant retrouver l'inspiration.
Hommage aux films de bestioles géantes des années 50 (Des monstres attaquent la ville, Tarentula !, L'Attaque des crabes géants...), L'Attaque des fourmis géantes est une comédie gentiment horrifique complètement fauchée, à la limite de la série Z, qui peut se résumer à son pitch : hard rockeurs sur le retour vs. fourmis géantes. Les insectes en CGI sont plutôt moches, et le reste est assez navrant, même si j'ai pu me marrer devant quelques dialogues ou situations débiles.
La curiosité, c'est surtout la présence de Sydney Sweeney, pas encore une méga star à l'époque, qui joue une scream queen de film d'horreur dans toute sa splendeur : elle passe une heure en bikini à se droguer et à hurler, avant de se faire bouffer par les fourmis géantes dans une gerbe de sang.

Celui-là je le revois tous les quatre ou cinq ans, souvent pour le faire découvrir à quelqu'un, et ça passe toujours aussi bien. Le film a été boudé à sa sortie, avec un accueil critique et public souvent négatif. Il connaît une nouvelle vie depuis quelques années ; avec le mouvement MeToo sont arrivés nombre de films féministes, écrits et réalisés par des femmes. Grâce à cette vague Jennifer's Body a enfin été apprécié pour ce qu'il est vraiment. Karyn Kusama et la scénariste Diablo Cody nous offrent en effet une œuvre résolument féministe dont les éléments surnaturels et horrifiques sont essentiellement des métaphores du harcèlement, du sexisme et de la réappropriation de son propre corps quand on a subi un traumatisme.
La relation entre Jennifer et Needy est au centre du récit. Ambiguë, toxique mais malgré tout parfois très belle, elle met en avant ces deux jeunes filles pleines de doutes et de défauts, victimes des injonctions sociales. Et au-delà de ça Jennifer's Body est une chouette péloche horrifique avec quelques scènes franchement réussies.
Ah, et pour parler JdR, le film est 100% Monsterhearts-compatible, à tel point qu'à des moments j'avais l'impression d'assister à des manœuvres de PJ ou de MC. Jennifer est une pure Goule dévorée par la Faim et Needy (rien que ce surnom...) ressemble énormément au Mortel, dépendant et aveuglé par l'amour.
En cherchant une image du film, j'ai appris que Karyn Kusama avait récemment annoncé une suite, toujours avec Megan Fox et Amanda Seyfried dans les rôles principaux. J'espère que ça se fera.

The Artist (Michel Hazanavicius, 2011) : 1927. George Valentin est un star du cinéma muet. Il fait la connaissance de Peppy Miller, une jeune femme qui rêve de devenir actrice.
Je l'avais pas revu depuis sa sortie. C'est une jolie réussite. Faire un film muet en noir et blanc en 2011, il fallait oser et Michel Hazanavicius était parfait pour relever le défi. Tout au long de sa carrière le réalisateur a parlé de son amour pour le cinéma (les deux OSS 117, Le Redoutable, La Classe américaine, Mes amis, Coupez !) ou plus généralement du pouvoir de la fiction (Le Prince oublié).
Le format de The Artist n'est pas qu'un gimmick, un énorme travail est accompli pour "faire vrai", dans la gestuelle des acteurs, le grain de l'image, le rythme... Je regarde assez régulièrement des films muets et j'ai vraiment apprécié cette expérience. Également, en plus de la forme, le fond m'a intéressé également, en traitant cette période charnière qu'a été le passage du muet au parlant, qui a permis l'émergence d'une nouvelle génération d'acteurs et actrices et qui dans le même temps a démoli de nombreuses carrières.
Et quel plaisir de voir cette ribambelle de gueules du cinéma américain : John Goodman, James Cromwell, Malcolm McDowell, Ed Lauter, Beth Grant...

L'Attaque des fourmis géantes (Ron Carlson, 2017) : un groupe de hard rock de seconde zone est en route pour jouer dans un festival. En chemin ils s'arrêtent dans le désert pour prendre du peyotl en espérant retrouver l'inspiration.
Hommage aux films de bestioles géantes des années 50 (Des monstres attaquent la ville, Tarentula !, L'Attaque des crabes géants...), L'Attaque des fourmis géantes est une comédie gentiment horrifique complètement fauchée, à la limite de la série Z, qui peut se résumer à son pitch : hard rockeurs sur le retour vs. fourmis géantes. Les insectes en CGI sont plutôt moches, et le reste est assez navrant, même si j'ai pu me marrer devant quelques dialogues ou situations débiles.
La curiosité, c'est surtout la présence de Sydney Sweeney, pas encore une méga star à l'époque, qui joue une scream queen de film d'horreur dans toute sa splendeur : elle passe une heure en bikini à se droguer et à hurler, avant de se faire bouffer par les fourmis géantes dans une gerbe de sang.

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Re: Cinema films de nöel ou pas
Vu samedi : Dune, David Lynch (1984), sur grand écran.
C'est la, hummmm, cinquième fois que je le vois ? Mais la première sur grand écran.
Alors oui, il est de bon ton de le railler. Mais il a des qualités indéniables : les décors et costumes second empire/steampunk, l'esthétique en général, les seconds rôles (Max von Sydow, Virginia Madsen, Brad Dourif, Linda Hunt, Jürgen Prochnow, Patrick Stuart...), l'ambiance décadente des Harkonnen, Sting en string.
Les trucs qui passent mal : les voix off (à la mode dans les années 1980 mais aujourd'hui c'est plus possible), la tenue des Sardokars (on se croirait dans Blake et Mortimer ; elles ont été reprises en clin d’œil pour l'équipe de décontamination dans le Villeneuve).
Ouiii, je suis un gros fan, mais c'est pas que par nostalgie.
https://www.imdb.com/fr/title/tt0087182/
Vu dimanche : Le diable s'habille en Prada 2, David Frankel (2026).
Le 1 c'était déjà pas ma came. Le 2 avait des avis plutôt mauvais. Mais ma fille voulait y aller. Sauf qu'elle a dormi une partie du film, pas moi.
Donc, une Amérique de jet set sans ombre de Trump, 2-3 préoccupations un peu tendance (le déclin de la presse, la relève qui n'a pas de goût et ne jure que par l'IA), mais ça ne va pas les empêcher de balancer des millions dans des événements.
J'en suis franchement à regretter Prêt à porter de Bob Altman, c'est vous dire.
Ya rien à sauver ? Bof, si, de belles images, forcément un rythme bien calibré (Blake Snyder oblige), des bon·nes acteur·ices (Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, Stanley Tucci, Kenneth Branagh, Lucy Liu). À la télé pour une séance de pliage de chaussettes, ça peut passer.
https://www.imdb.com/fr/title/tt33612209/?ref_=fn_t_1
C'est la, hummmm, cinquième fois que je le vois ? Mais la première sur grand écran.
Alors oui, il est de bon ton de le railler. Mais il a des qualités indéniables : les décors et costumes second empire/steampunk, l'esthétique en général, les seconds rôles (Max von Sydow, Virginia Madsen, Brad Dourif, Linda Hunt, Jürgen Prochnow, Patrick Stuart...), l'ambiance décadente des Harkonnen, Sting en string.
Les trucs qui passent mal : les voix off (à la mode dans les années 1980 mais aujourd'hui c'est plus possible), la tenue des Sardokars (on se croirait dans Blake et Mortimer ; elles ont été reprises en clin d’œil pour l'équipe de décontamination dans le Villeneuve).
Ouiii, je suis un gros fan, mais c'est pas que par nostalgie.
https://www.imdb.com/fr/title/tt0087182/
Vu dimanche : Le diable s'habille en Prada 2, David Frankel (2026).
Le 1 c'était déjà pas ma came. Le 2 avait des avis plutôt mauvais. Mais ma fille voulait y aller. Sauf qu'elle a dormi une partie du film, pas moi.
Donc, une Amérique de jet set sans ombre de Trump, 2-3 préoccupations un peu tendance (le déclin de la presse, la relève qui n'a pas de goût et ne jure que par l'IA), mais ça ne va pas les empêcher de balancer des millions dans des événements.
J'en suis franchement à regretter Prêt à porter de Bob Altman, c'est vous dire.
Ya rien à sauver ? Bof, si, de belles images, forcément un rythme bien calibré (Blake Snyder oblige), des bon·nes acteur·ices (Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, Stanley Tucci, Kenneth Branagh, Lucy Liu). À la télé pour une séance de pliage de chaussettes, ça peut passer.
https://www.imdb.com/fr/title/tt33612209/?ref_=fn_t_1
--
Vous êtes mort
[2 points CLETCSOOEF]
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- Cassius Clef
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Re: Cinema films de nöel ou pas
C'est surtout qu'elles retranscrivent exactement les très nombreux dialogues intérieurs des personnages du Dune d'Herbert (lesquels sont probablement plus nombreux que les paroles prononcées directement par les personnages). Les avoir supprimées est une des raisons pour lesquelles Villeneuve a fait un film si vide (à mon humble avis, etc.).
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