[CR] la grande campagne Pendragon
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon
Tout ça que ce soit avant ou ici, fait beaucoup de chose à lire ... Si, cependant, il y avait des questions qu'elles fussent méta, règle ou création, je pourrais y répondre.
Dernière modification par Harfang2 le lun. avr. 06, 2026 7:54 pm, modifié 1 fois.
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon
ça m'émerveille de voir une campagne pendragon ausssi riche et longue, combien d'années de jeu ?
- Harfang2
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon
Nous jouons depuis... 2019 (!) Avec des pauses, cependant, y compris la pause COVID et quelques micro-campagnes et one-shot.
Moi-même ça ne lasse de ma surprendre et c'est parceque je savais qu'une campagne totale de Pendragon serait si longue et que je ne souhaitais pas la commencer de peur de ne pas la finir...
Mais c'était juste pour "voir" m'on dit mes joueurs.
Et puis, l'engrenage de ce jeu exceptionnel.
La quête du Graal, je la craignais depuis le début. Un peu comme si un long investissement risquait d'achopper sur un paroxysme mal joué (et l'attaque de Stafford ne me transcendait pas pour la QdG). Mais, au fond, elle est ce que j'attendais, ce que je souhaitais, un bouquet final!
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon
Pour donner une idée de ce qui les attend durant la deuxième année d'errances en Terres Gastes, en plus des événements de bases:
Ce Qui Dort Sous les Cendres – événement, combat éventuel
Le Monstre Terrible
Dans une plaine entièrement recouverte de cendres grises s'étend un lac noir et immobile, autour duquel aucun oiseau ne vole. Les paysans des terres voisines l'appellent la Bouche. Au centre flotte le cadavre d'un cheval. Lorsqu'un chevalier s'approche pour le tirer de l'eau, quelque chose tire de l'autre côté — quelque chose d'immense, qui n'a pas de nom et qui, la nuit venue, rampe hors du lac pour dévorer ce qui respire encore dans les Terres Gastes.
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L'Ange aux Ailes de Suie – évènement - Combat - Serviteurs de Samaël
Sire Yvain l’avoustre gît mourant au bord du chemin, les yeux brûlés, murmurant qu'une ombre à forme d'homme aux ailes noires comme du charbon l'a surpris dans son sommeil et l'a interrogé sur sa quête. Les chevaliers comprennent qu'ils sont pistés. Cette nuit-là, la créature revient — non pour tuer, mais pour corrompre : elle leur offre en songe richesses, gloire et le visage de leurs êtres aimés, cherchant à les faire renoncer à leur route. Céder ou résister ?
Baalzur — L'Ange aux Ailes de Suie. Serviteur ailé de Samaël, traqueur et corrupteur
Il n'attaque pas en combat ouvert si possible. Il corrompt, sonde, distrait. Mais si les chevaliers le forcent à se manifester, il est terrifiant.
La Vigile du Puits Sans Fond – spiritualité, combat éventuelle
L'Épreuve Spirituelle
Au creux d'un vallon mort se dresse une chapelle intacte, seul bâtiment à l'horizon. À l'intérieur, un moine aveugle et centenaire veille depuis des décennies. Il annonce aux chevaliers qu'ils ne peuvent repartir avant l'aube — et que chaque nuit, les péchés de chaque homme prennent forme et frappent à la porte. Seuls ceux qui confessent leur faute la plus inavouable avant minuit verront la créature se dissoudre. Les autres doivent la combattre — et perdent à chaque coup quelque chose d'essentiel.
La Chasse des traîtres – Combat violents, et trahison
Le Contexte
Les chevaliers entendent les chiens avant de voir quoi que ce soit — une meute, nombreuse, qui chasse à plein train dans la plaine de cendres. Puis ils voient le gibier : trois hommes à pied, en armure légère, qui courent. L'un d'eux tombe. Les chiens sont sur lui en quelques secondes. Les deux autres continuent de courir vers les chevaliers en criant au secours.
Ce sont des écuyers d'Arthur — jeunes, épuisés, couverts de sang qui n'est pas que le leur. Derrière la meute arrivent huit cavaliers en armure noire, bannière sans blason, visières baissées. Leur chef, grand, mince, d'une économie de gestes qui glace, fait signe à ses hommes de s'arrêter quand il aperçoit les chevaliers. Il attend. Il ne recule pas.
Les deux écuyers survivants, une fois qu'on les a tirés de là, racontent en hoquetant : ils escortaient un messager royal portant des documents scellés depuis Camelot vers un seigneur du Nord resté loyal à Arthur. Ils ont été attaqués à l'aube, sans déclaration, sans parole échangée. Le messager a été tué le premier, les documents volés. Leurs quatre compagnons sont morts. Ils fuient depuis deux jours.
Le chef des cavaliers noirs envoie alors un seul homme en avant, sans arme apparente, avec un message oral : les documents sont des lettres compromettantes concernant certains chevaliers de la Table Ronde — des preuves de loyautés douteuses, de dettes, de secrets — et leur maître en a l'usage. Il ne cherche pas la confrontation avec des chevaliers de la Quête. Il leur propose simplement de continuer leur chemin et de ne pas avoir vu ce qu'ils ont vu.
Le chef, si quelqu'un le défie en combat singulier et parvient à lui ôter son heaume, est un jeune homme d'une vingtaine d'années, beau, froid, avec dans les yeux cette certitude tranquille des gens qui ont décidé très tôt que le monde leur appartient. Aucun des chevaliers ne le reconnaît formellement — mais l'un d'eux, avec un jet de Reconnaissance ou de Cour, peut avoir un doute troublant : cette façon de tenir la tête, ce sourire en coin, ressemblent à quelqu'un qu'on a vu à Camelot dans l'ombre d'un couloir. Les écuyers, si on leur décrit le visage, blêmissent et refusent d'abord de répondre. Puis l'un d'eux murmure un nom : Mordred.
Si les chevaliers refusent de passer leur chemin, les huit cavaliers attaquent sans discours supplémentaire — efficacement, sans cruauté inutile ni fureur, comme des soldats professionnels qui font un travail. Le chef, lui, ne combat qu'en dernier recours, et seulement si acculé : il est redoutable, rapide, précis, et frappe pour tuer sans hésitation ni colère apparente. Si la bataille tourne contre lui, il se retire sans honte, couvrant sa retraite avec deux hommes sacrifiés avec une indifférence qui en dit long.
Dans tous les cas, la sacoche sera récupéré par Mordred (c'était les demandes d'aides de camelot vis à vis de l'attaque de Mark de Cornouailles sur Logres)
Mordred disparaît dans les Terres Gastes sans qu'on puisse le suivre. Les chiens restent, errants, et refusent de s'éloigner du cadavre de l'écuyer tombé. L'un d'eux, le plus vieux, s'allonge contre le corps et ne se relève plus de la nuit.
Le Chevalier Qui Revenait (optionnel)
Mystère & Folie des Terres Gastes
Par trois fois en une semaine, les chevaliers croisent le même homme : même armure rouillée, même cheval étique, même plaie ouverte à l'épaule gauche. Il ne les reconnaît pas. Il marche vers l'est. Quand on lui parle, il raconte toujours la même histoire — une embuscade, des compagnons tués, une route qui mène à une ville. La ville en question a été incendiée il y a quarante ans. Spectre, homme piégé dans une boucle par une malédiction des Terres Gastes, ou le signe que les chevaliers eux-mêmes tournent en rond sans s'en apercevoir ?
Le Témoin
Rencontre avec Gauvain, épuisé, amaigri. Il a vu Carbonek assiégé; Il pleurera, des spectres sanglants lui sont apparu, lui rappellant ses méfaits, il les a fuit (il l'avouera); peut-être quelques jours ensemble, puis ils les abandonnera: il se sait maintenant indigne (et pour cause...)
Le Livre du Roi Mort
Épreuve Spirituelle, Corruption & Longue Route
Sur la route, un moine bénédictin portant une besace de cuir noir rejoint le groupe. Il s'appelle Frère Caedmon, il est gallois, il boite légèrement et il sourit trop souvent pour quelqu'un qui traverse les Terres Gastes seul. Il dit transporter un manuscrit précieux vers un monastère dont les chevaliers n'ont jamais entendu le nom. Il est agréable, cultivé, il connaît des histoires drôles, il chante juste. Les chevaliers n'ont aucune raison de se méfier.
La besace contient un codex enluminé d'une beauté renversante — si quelqu'un l'ouvre. Les enluminures représentent des scènes de la vie du Christ mais avec de légères anomalies que seule une âme très attentive remarquera : à la Cène, l'un des apôtres sourit différemment des autres ; à la Crucifixion, un soldat dans le fond pleure et ses larmes sont noires ; dans la représentation du Paradis, l'un des élus a le regard tourné vers le bas. Le livre murmure — pas audiblement, mais quiconque le tient longtemps ressent une envie croissante de le garder, de ne pas le montrer aux autres, de le lire seul la nuit.
Frère Caedmon n'est pas un démon. C'est un homme — un vrai moine, qui a véritablement cru bien faire en acceptant la mission de transporter ce livre. Il ne sait pas exactement ce qu'il porte. Il sait seulement qu'un homme très vieux et très riche, se disant abbé, le lui a confié contre une somme qui permettrait de reconstruire son monastère en ruine. Il commence lui-même à changer — il dort mal, il répond parfois à des questions qu'on ne lui a pas posées, et à deux reprises il a marché dans son sommeil jusqu'au bord d'un précipice.
Le livre :C'est le testament spirituel d'un roi breton mort en état de damnation — un homme qui a passé un accord avec l'une des puissances des Terres Gastes pour préserver son royaume, a sacrifié les siens et finalement perdu les deux. Le livre est le récit de cette chute, écrit de sa propre main, et quelque chose y a été lié au moment de sa mort — une présence qui cherche un héritier spirituel, quelqu'un qui lira jusqu'au bout et dira intérieurement oui à ce qu'il y trouvera : la conviction que la fin justifie les moyens, que les hommes faibles méritent de souffrir, que le Graal est une illusion pour les naïfs.
L'aventure se déroule sur plusieurs jours de route. Chaque soir, le livre tente un chevalier différent — celui qui monte la garde, celui qui ne dort pas, celui qui doute. Les effets sont subtils : un chevalier plus irritable le lendemain, une dispute qui éclate sans raison, une décision cruelle qui paraît soudain raisonnable. Caedmon va de plus en plus mal. Au bout de trois jours, il fait une crise la nuit, les yeux révulsés, et les chevaliers trouvent le livre ouvert sur sa poitrine — à la dernière page, vierge sauf pour une seule ligne en latin : Qui lira jusqu'ici a déjà choisi.
Le livre ne peut pas être simplement brûlé — la première tentative échoue, le feu ne prend pas. Il faut qu'un chevalier lise la dernière page à voix haute, consciemment, en sachant ce qu'il fait — non pour y consentir, mais pour confronter la présence directement et la rejeter par un acte de foi explicite. C'est une épreuve de Tempérance et de Foi pures : lire le mal en face sans le fuir ni y succomber. Celui qui réussit verra le livre se consumer seul, lentement, page par page, chaque enluminure se corrigeant en brûlant — l'apôtre qui souriait baisse les yeux, les larmes du soldat redeviennent claires. Caedmon revient à lui, épuisé, sans souvenir précis des derniers jours. Il reprend sa route vers son monastère. Il n'a plus rien à transporter.
Le Seigneur de Rien
Violence, Honneur & Ce qu'on Devient
À trois lieues d'une rivière asséchée que les cartes appellent encore la Severn, les chevaliers aperçoivent une fortification. Pas un château — une palissade de rondins noircis, renforcée de charrettes retournées et de ce qui ressemble à des ossements d'animaux très grands liés entre les pieux. Un fossé maigre. Une tour de guet en bois d'où pend une bannière : un fond noir, une main rouge ouverte. Devant la porte, trois têtes au bout de piques. Deux sont vieilles. Une est fraîche — un homme d'une trentaine d'années en armure légère, l'expression figée dans quelque chose qui ressemble moins à la terreur qu'à la surprise.
Des hommes sur les remparts. Une vingtaine au moins, peut-être plus. Armés sérieusement.
Le Seigneur: Il sort à cheval pour les accueillir avant qu'ils aient décidé de s'approcher ou de contourner. Il s'appelle Carac ap Dôn. Il avait un domaine, jadis, au nord. Il avait une femme, deux fils, une petite garnison loyale. Les Terres Gastes ont pris tout cela — pas d'un coup, progressivement, sur quatre ans, comme une marée qui monte. Il a reculé, reculé, reculé, jusqu'ici. Et ici il a planté ses pieux et décidé de ne plus reculer.
Il est imposant, la cinquantaine solide, une cicatrice qui lui ferme à moitié l'œil gauche, une voix qui n'a pas besoin de monter pour être entendue. Il est poli avec les chevaliers — d'une politesse de cour qui jure avec le décor, comme un homme qui n'a pas oublié ce qu'il était et tient à ce que les autres ne l'oublient pas non plus. Il les invite à entrer. À l'intérieur : une centaine de personnes. Des soldats, des paysans, des familles. Un espace qui sent la fumée, la peur et l'organisation.
Carac ap Dôn a créé quelque chose qui fonctionne. Ses règles sont simples et non négociables : quiconque arrive reçoit à manger et un toit pour deux nuits. À partir de la troisième nuit, il travaille ou il se bat. Ceux qui volent perdent une main. Ceux qui violent sont pendus. Ceux qui fuient en emmenant des provisions sont retrouvés et ramenés — les têtes sur les piques sont celles d'hommes qui avaient volé les réserves d'hiver de la communauté tout entière.
Aucune des personnes à l'intérieur de la palissade ne remet cela en cause. Plusieurs semblent sincèrement attachées à lui. Un enfant lui apporte de l'eau sans qu'on le lui demande. Une vieille femme le remercie en passant, pour quelque chose qui s'est passé la semaine d'avant, on ne sait pas quoi.
Le troisième soir, un homme demande à parler aux chevaliers en secret. Il s'appelle Hywel, ancien prêtre, les mains qui tremblent légèrement. Il a vu la tête fraîche sur la pique. Il connaissait cet homme. C'était un déserteur, oui — il avait fui avec des provisions, oui — mais il était père de deux enfants qui sont encore dans la palissade et qui croient que leur père est parti chercher du secours. Hywel pense que Carac est en train de devenir quelque chose d'autre que ce qu'il croit être. Que la justice et la survie ont commencé à se confondre dans sa tête d'une façon dangereuse. Que la prochaine exécution sera pour une faute moindre. Qu'après, une faute encore moindre.
Il demande aux chevaliers d'intervenir. Pas de tuer Carac — il ne le souhaite pas. Mais de lui parler. D'exercer l'autorité morale de chevaliers en quête sur un homme qui, au fond, respecte encore ce que ce titre représente.
Carac écoute. Il est capable d'écouter . Sa réponse est posée, sa logique non discutable : il a enterré soixante-trois personnes en quatre ans. Vingt-deux de faim, dix-huit de maladie, onze tués par des routiers qu'il n'avait pas assez de bras pour repousser parce que des hommes avaient fui avec des réserves. Les deux enfants du déserteur sont vivants. Ils mangent ce soir. Ils dormiront au chaud. Il y a huit autres enfants qui mangent et dorment grâce aux provisions récupérées. Il pose la question directement, sans animosité : "Quel est votre calcul, messires ? Parce que le mien, je peux vous le montrer. Il est dans le registre de là-bas, nom par nom."
La vérité inconfortable est qu'il n'a pas tort sur les faits. Il a peut-être tort sur autre chose — sur ce qu'un homme peut s'autoriser à devenir pour que d'autres survivent, sur la ligne entre justice et pouvoir, sur ce que Dieu pense de tout cela.
À la nuit tombée, attaque. Pas des créatures, pas des démons — une bande de routiers, une cinquantaine, anciens soldats perdus reconvertis en prédateurs, qui avaient repéré la palissade depuis plusieurs jours et attendaient de voir si des renforts arrivaient. Ils arrivent de deux côtés simultanément, avec des torches et des échelles de fortune.
Le combat est brutal, dans l'espace confiné de la palissade, dans l'obscurité et la fumée. Carac se bat en première ligne, sans hésitation, avec une efficacité terrible — il tue trois hommes en moins de cinq minutes, couvre la retraite de deux paysans blessés, prend un carreau d'arbalète dans l'épaule et continue. Ses hommes tiennent parce qu'il tient.
Quand c'est fini — et c'est long, et c'est sanglant, et les chevaliers ont eu leur part — Carac est toujours debout, l'épaule transpercée, en train de s'assurer que les blessés sont soignés avant lui. Il regarde les chevaliers. Ils se regardent. La conversation de tout à l'heure flotte entre eux sans qu'on la reprenne.
Au matin, les chevaliers repartent. Carac les accompagne jusqu'à la porte sans boiter malgré l'épaule. Il ne demande pas ce qu'ils ont décidé de penser de lui. Il dit seulement, au moment où ils passent la porte : "Si vous trouvez ce que vous cherchez — le Graal, la guérison, ce que c'est — et que ça marche pour les terres aussi, revenez par ici." Puis il retourne vers ses gens sans se retourner.
Hywel les regarde partir depuis le chemin de ronde. Il ne leur a pas demandé de l'emmener. Il est resté.
La Dame des Tertres
Féérie, Piège & Tentation
Trois jours sans événement marquant dans les Terres Gastes — ce qui est en soi inquiétant. Puis la couleur change : pas brutalement, mais progressivement, comme si la lumière de cette fin d'après-midi venait d'un soleil légèrement différent. L'herbe réapparaît, grise d'abord, puis verte par plaques, puis franchement verte sur un espace d'un demi-mille environ, centré sur un tertre long et bas, couronné de pierres debout. Les oiseaux chantent. Les chevaux ralentissent d'eux-mêmes et baissent la tête pour brouter.
Sur le tertre, une femme est assise. Elle les attendait, cela se voit à sa posture. Elle est très belle, d'une beauté qui ne ressemble pas tout à fait à la beauté humaine — pas monstrueuse, pas effrayante, simplement légèrement décalée, comme un tableau parfait dont le cadre serait de travers. Elle s'appelle, dit-elle, Nemüen, et elle gouverne ce tertre et les tertres voisins depuis avant que les Terres Gastes ne soient des terres gastes.
Nemüen est une fée Seelie, ancienne, puissante, ni bonne ni mauvaise selon les critères humains. Elle n'est pas une servante de Samaël. Elle observe la Quête avec une curiosité mêlée d'amusement et d'une pointe de mélancolie.
Elle offre aux chevaliers trois choses : une nuit de vrai repos sous le tertre où le temps passe différemment — une nuit là-dedans vaut une semaine de sommeil réparateur. Des informations sur la route à venir — elle connaît les Terres Gastes mieux que quiconque et peut indiquer les endroits à éviter, les passages sûrs, un raccourci qui économise dix jours. Et enfin, pour l'un d'eux seulement, une réponse à une question, une vraie — pas une prophétie, pas une devinette, une réponse honnête à ce qu'il veut le plus savoir.
Nemüen demande du temps. Celui qui veut la réponse à sa question doit lui offrir une année de sa vie , littéralement (+1 an direct & jet de vieillissement si nécessaire).
Une fois à l'intérieur du tertre — si les chevaliers acceptent — ils découvrent qu'ils ne sont pas les premiers. Deux chevaliers sont déjà là, assis à la table de Nemüen, le regard serein et vide, en train de dîner. Ils sont là depuis ce qu'ils croient être quelques heures. L'un d'eux est recherché par les siens depuis trois ans. Il ne le sait pas. Il pense être entré hier soir.
Si on la presse — poliment, avec respect, jamais avec menace car elle deviendrait alors simplement absente — elle peut dire où se trouve le Château du Graal en ce moment et qu'il change de place pour contrer les assauts de Samaël - ce qui explique que les joueurs ne le trouve pas. Pas demain, pas dans une semaine : en ce moment précis. Elle ajoute, avec ce sourire de travers, que cette information sera vraie pendant exactement le temps qu'il faudra aux chevaliers pour sortir du tertre et monter en selle — pas une minute de plus. Et que la route passe par un endroit qu'ils ont déjà traversé, qu'ils n'ont pas su voir.
Les Enfants de Sainte Brighe (optionnel)
Les chevaliers rencontrent Sœur Efa, une religieuse guidant dix-neuf enfants à travers les Terres Gastes vers un refuge incertain, avec des vivres presque épuisés. Pour les sauver de la faim, ils doivent atteindre un village voisin qui accepte de vendre de la nourriture, mais exige en échange des chevaux, compromettant gravement leur propre survie. Parmi les enfants se trouve Petit-Pierre, un enfant mystérieux porteur d’une grâce divine discrète, que Sœur Efa protège sans en révéler pleinement la nature. Les chevaliers doivent choisir entre leur sécurité et le salut des enfants, sans solution idéale. Leur décision révèle leur véritable sens de la justice, au-delà du courage ou de la générosité.
Ce Qui Dort Sous les Cendres – événement, combat éventuel
Le Monstre Terrible
Dans une plaine entièrement recouverte de cendres grises s'étend un lac noir et immobile, autour duquel aucun oiseau ne vole. Les paysans des terres voisines l'appellent la Bouche. Au centre flotte le cadavre d'un cheval. Lorsqu'un chevalier s'approche pour le tirer de l'eau, quelque chose tire de l'autre côté — quelque chose d'immense, qui n'a pas de nom et qui, la nuit venue, rampe hors du lac pour dévorer ce qui respire encore dans les Terres Gastes.
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L'Ange aux Ailes de Suie – évènement - Combat - Serviteurs de Samaël
Sire Yvain l’avoustre gît mourant au bord du chemin, les yeux brûlés, murmurant qu'une ombre à forme d'homme aux ailes noires comme du charbon l'a surpris dans son sommeil et l'a interrogé sur sa quête. Les chevaliers comprennent qu'ils sont pistés. Cette nuit-là, la créature revient — non pour tuer, mais pour corrompre : elle leur offre en songe richesses, gloire et le visage de leurs êtres aimés, cherchant à les faire renoncer à leur route. Céder ou résister ?
Baalzur — L'Ange aux Ailes de Suie. Serviteur ailé de Samaël, traqueur et corrupteur
Il n'attaque pas en combat ouvert si possible. Il corrompt, sonde, distrait. Mais si les chevaliers le forcent à se manifester, il est terrifiant.
La Vigile du Puits Sans Fond – spiritualité, combat éventuelle
L'Épreuve Spirituelle
Au creux d'un vallon mort se dresse une chapelle intacte, seul bâtiment à l'horizon. À l'intérieur, un moine aveugle et centenaire veille depuis des décennies. Il annonce aux chevaliers qu'ils ne peuvent repartir avant l'aube — et que chaque nuit, les péchés de chaque homme prennent forme et frappent à la porte. Seuls ceux qui confessent leur faute la plus inavouable avant minuit verront la créature se dissoudre. Les autres doivent la combattre — et perdent à chaque coup quelque chose d'essentiel.
La Chasse des traîtres – Combat violents, et trahison
Le Contexte
Les chevaliers entendent les chiens avant de voir quoi que ce soit — une meute, nombreuse, qui chasse à plein train dans la plaine de cendres. Puis ils voient le gibier : trois hommes à pied, en armure légère, qui courent. L'un d'eux tombe. Les chiens sont sur lui en quelques secondes. Les deux autres continuent de courir vers les chevaliers en criant au secours.
Ce sont des écuyers d'Arthur — jeunes, épuisés, couverts de sang qui n'est pas que le leur. Derrière la meute arrivent huit cavaliers en armure noire, bannière sans blason, visières baissées. Leur chef, grand, mince, d'une économie de gestes qui glace, fait signe à ses hommes de s'arrêter quand il aperçoit les chevaliers. Il attend. Il ne recule pas.
Les deux écuyers survivants, une fois qu'on les a tirés de là, racontent en hoquetant : ils escortaient un messager royal portant des documents scellés depuis Camelot vers un seigneur du Nord resté loyal à Arthur. Ils ont été attaqués à l'aube, sans déclaration, sans parole échangée. Le messager a été tué le premier, les documents volés. Leurs quatre compagnons sont morts. Ils fuient depuis deux jours.
Le chef des cavaliers noirs envoie alors un seul homme en avant, sans arme apparente, avec un message oral : les documents sont des lettres compromettantes concernant certains chevaliers de la Table Ronde — des preuves de loyautés douteuses, de dettes, de secrets — et leur maître en a l'usage. Il ne cherche pas la confrontation avec des chevaliers de la Quête. Il leur propose simplement de continuer leur chemin et de ne pas avoir vu ce qu'ils ont vu.
Le chef, si quelqu'un le défie en combat singulier et parvient à lui ôter son heaume, est un jeune homme d'une vingtaine d'années, beau, froid, avec dans les yeux cette certitude tranquille des gens qui ont décidé très tôt que le monde leur appartient. Aucun des chevaliers ne le reconnaît formellement — mais l'un d'eux, avec un jet de Reconnaissance ou de Cour, peut avoir un doute troublant : cette façon de tenir la tête, ce sourire en coin, ressemblent à quelqu'un qu'on a vu à Camelot dans l'ombre d'un couloir. Les écuyers, si on leur décrit le visage, blêmissent et refusent d'abord de répondre. Puis l'un d'eux murmure un nom : Mordred.
Si les chevaliers refusent de passer leur chemin, les huit cavaliers attaquent sans discours supplémentaire — efficacement, sans cruauté inutile ni fureur, comme des soldats professionnels qui font un travail. Le chef, lui, ne combat qu'en dernier recours, et seulement si acculé : il est redoutable, rapide, précis, et frappe pour tuer sans hésitation ni colère apparente. Si la bataille tourne contre lui, il se retire sans honte, couvrant sa retraite avec deux hommes sacrifiés avec une indifférence qui en dit long.
Dans tous les cas, la sacoche sera récupéré par Mordred (c'était les demandes d'aides de camelot vis à vis de l'attaque de Mark de Cornouailles sur Logres)
Mordred disparaît dans les Terres Gastes sans qu'on puisse le suivre. Les chiens restent, errants, et refusent de s'éloigner du cadavre de l'écuyer tombé. L'un d'eux, le plus vieux, s'allonge contre le corps et ne se relève plus de la nuit.
Le Chevalier Qui Revenait (optionnel)
Mystère & Folie des Terres Gastes
Par trois fois en une semaine, les chevaliers croisent le même homme : même armure rouillée, même cheval étique, même plaie ouverte à l'épaule gauche. Il ne les reconnaît pas. Il marche vers l'est. Quand on lui parle, il raconte toujours la même histoire — une embuscade, des compagnons tués, une route qui mène à une ville. La ville en question a été incendiée il y a quarante ans. Spectre, homme piégé dans une boucle par une malédiction des Terres Gastes, ou le signe que les chevaliers eux-mêmes tournent en rond sans s'en apercevoir ?
Le Témoin
Rencontre avec Gauvain, épuisé, amaigri. Il a vu Carbonek assiégé; Il pleurera, des spectres sanglants lui sont apparu, lui rappellant ses méfaits, il les a fuit (il l'avouera); peut-être quelques jours ensemble, puis ils les abandonnera: il se sait maintenant indigne (et pour cause...)
Le Livre du Roi Mort
Épreuve Spirituelle, Corruption & Longue Route
Sur la route, un moine bénédictin portant une besace de cuir noir rejoint le groupe. Il s'appelle Frère Caedmon, il est gallois, il boite légèrement et il sourit trop souvent pour quelqu'un qui traverse les Terres Gastes seul. Il dit transporter un manuscrit précieux vers un monastère dont les chevaliers n'ont jamais entendu le nom. Il est agréable, cultivé, il connaît des histoires drôles, il chante juste. Les chevaliers n'ont aucune raison de se méfier.
La besace contient un codex enluminé d'une beauté renversante — si quelqu'un l'ouvre. Les enluminures représentent des scènes de la vie du Christ mais avec de légères anomalies que seule une âme très attentive remarquera : à la Cène, l'un des apôtres sourit différemment des autres ; à la Crucifixion, un soldat dans le fond pleure et ses larmes sont noires ; dans la représentation du Paradis, l'un des élus a le regard tourné vers le bas. Le livre murmure — pas audiblement, mais quiconque le tient longtemps ressent une envie croissante de le garder, de ne pas le montrer aux autres, de le lire seul la nuit.
Frère Caedmon n'est pas un démon. C'est un homme — un vrai moine, qui a véritablement cru bien faire en acceptant la mission de transporter ce livre. Il ne sait pas exactement ce qu'il porte. Il sait seulement qu'un homme très vieux et très riche, se disant abbé, le lui a confié contre une somme qui permettrait de reconstruire son monastère en ruine. Il commence lui-même à changer — il dort mal, il répond parfois à des questions qu'on ne lui a pas posées, et à deux reprises il a marché dans son sommeil jusqu'au bord d'un précipice.
Le livre :C'est le testament spirituel d'un roi breton mort en état de damnation — un homme qui a passé un accord avec l'une des puissances des Terres Gastes pour préserver son royaume, a sacrifié les siens et finalement perdu les deux. Le livre est le récit de cette chute, écrit de sa propre main, et quelque chose y a été lié au moment de sa mort — une présence qui cherche un héritier spirituel, quelqu'un qui lira jusqu'au bout et dira intérieurement oui à ce qu'il y trouvera : la conviction que la fin justifie les moyens, que les hommes faibles méritent de souffrir, que le Graal est une illusion pour les naïfs.
L'aventure se déroule sur plusieurs jours de route. Chaque soir, le livre tente un chevalier différent — celui qui monte la garde, celui qui ne dort pas, celui qui doute. Les effets sont subtils : un chevalier plus irritable le lendemain, une dispute qui éclate sans raison, une décision cruelle qui paraît soudain raisonnable. Caedmon va de plus en plus mal. Au bout de trois jours, il fait une crise la nuit, les yeux révulsés, et les chevaliers trouvent le livre ouvert sur sa poitrine — à la dernière page, vierge sauf pour une seule ligne en latin : Qui lira jusqu'ici a déjà choisi.
Le livre ne peut pas être simplement brûlé — la première tentative échoue, le feu ne prend pas. Il faut qu'un chevalier lise la dernière page à voix haute, consciemment, en sachant ce qu'il fait — non pour y consentir, mais pour confronter la présence directement et la rejeter par un acte de foi explicite. C'est une épreuve de Tempérance et de Foi pures : lire le mal en face sans le fuir ni y succomber. Celui qui réussit verra le livre se consumer seul, lentement, page par page, chaque enluminure se corrigeant en brûlant — l'apôtre qui souriait baisse les yeux, les larmes du soldat redeviennent claires. Caedmon revient à lui, épuisé, sans souvenir précis des derniers jours. Il reprend sa route vers son monastère. Il n'a plus rien à transporter.
Le Seigneur de Rien
Violence, Honneur & Ce qu'on Devient
À trois lieues d'une rivière asséchée que les cartes appellent encore la Severn, les chevaliers aperçoivent une fortification. Pas un château — une palissade de rondins noircis, renforcée de charrettes retournées et de ce qui ressemble à des ossements d'animaux très grands liés entre les pieux. Un fossé maigre. Une tour de guet en bois d'où pend une bannière : un fond noir, une main rouge ouverte. Devant la porte, trois têtes au bout de piques. Deux sont vieilles. Une est fraîche — un homme d'une trentaine d'années en armure légère, l'expression figée dans quelque chose qui ressemble moins à la terreur qu'à la surprise.
Des hommes sur les remparts. Une vingtaine au moins, peut-être plus. Armés sérieusement.
Le Seigneur: Il sort à cheval pour les accueillir avant qu'ils aient décidé de s'approcher ou de contourner. Il s'appelle Carac ap Dôn. Il avait un domaine, jadis, au nord. Il avait une femme, deux fils, une petite garnison loyale. Les Terres Gastes ont pris tout cela — pas d'un coup, progressivement, sur quatre ans, comme une marée qui monte. Il a reculé, reculé, reculé, jusqu'ici. Et ici il a planté ses pieux et décidé de ne plus reculer.
Il est imposant, la cinquantaine solide, une cicatrice qui lui ferme à moitié l'œil gauche, une voix qui n'a pas besoin de monter pour être entendue. Il est poli avec les chevaliers — d'une politesse de cour qui jure avec le décor, comme un homme qui n'a pas oublié ce qu'il était et tient à ce que les autres ne l'oublient pas non plus. Il les invite à entrer. À l'intérieur : une centaine de personnes. Des soldats, des paysans, des familles. Un espace qui sent la fumée, la peur et l'organisation.
Carac ap Dôn a créé quelque chose qui fonctionne. Ses règles sont simples et non négociables : quiconque arrive reçoit à manger et un toit pour deux nuits. À partir de la troisième nuit, il travaille ou il se bat. Ceux qui volent perdent une main. Ceux qui violent sont pendus. Ceux qui fuient en emmenant des provisions sont retrouvés et ramenés — les têtes sur les piques sont celles d'hommes qui avaient volé les réserves d'hiver de la communauté tout entière.
Aucune des personnes à l'intérieur de la palissade ne remet cela en cause. Plusieurs semblent sincèrement attachées à lui. Un enfant lui apporte de l'eau sans qu'on le lui demande. Une vieille femme le remercie en passant, pour quelque chose qui s'est passé la semaine d'avant, on ne sait pas quoi.
Le troisième soir, un homme demande à parler aux chevaliers en secret. Il s'appelle Hywel, ancien prêtre, les mains qui tremblent légèrement. Il a vu la tête fraîche sur la pique. Il connaissait cet homme. C'était un déserteur, oui — il avait fui avec des provisions, oui — mais il était père de deux enfants qui sont encore dans la palissade et qui croient que leur père est parti chercher du secours. Hywel pense que Carac est en train de devenir quelque chose d'autre que ce qu'il croit être. Que la justice et la survie ont commencé à se confondre dans sa tête d'une façon dangereuse. Que la prochaine exécution sera pour une faute moindre. Qu'après, une faute encore moindre.
Il demande aux chevaliers d'intervenir. Pas de tuer Carac — il ne le souhaite pas. Mais de lui parler. D'exercer l'autorité morale de chevaliers en quête sur un homme qui, au fond, respecte encore ce que ce titre représente.
Carac écoute. Il est capable d'écouter . Sa réponse est posée, sa logique non discutable : il a enterré soixante-trois personnes en quatre ans. Vingt-deux de faim, dix-huit de maladie, onze tués par des routiers qu'il n'avait pas assez de bras pour repousser parce que des hommes avaient fui avec des réserves. Les deux enfants du déserteur sont vivants. Ils mangent ce soir. Ils dormiront au chaud. Il y a huit autres enfants qui mangent et dorment grâce aux provisions récupérées. Il pose la question directement, sans animosité : "Quel est votre calcul, messires ? Parce que le mien, je peux vous le montrer. Il est dans le registre de là-bas, nom par nom."
La vérité inconfortable est qu'il n'a pas tort sur les faits. Il a peut-être tort sur autre chose — sur ce qu'un homme peut s'autoriser à devenir pour que d'autres survivent, sur la ligne entre justice et pouvoir, sur ce que Dieu pense de tout cela.
À la nuit tombée, attaque. Pas des créatures, pas des démons — une bande de routiers, une cinquantaine, anciens soldats perdus reconvertis en prédateurs, qui avaient repéré la palissade depuis plusieurs jours et attendaient de voir si des renforts arrivaient. Ils arrivent de deux côtés simultanément, avec des torches et des échelles de fortune.
Le combat est brutal, dans l'espace confiné de la palissade, dans l'obscurité et la fumée. Carac se bat en première ligne, sans hésitation, avec une efficacité terrible — il tue trois hommes en moins de cinq minutes, couvre la retraite de deux paysans blessés, prend un carreau d'arbalète dans l'épaule et continue. Ses hommes tiennent parce qu'il tient.
Quand c'est fini — et c'est long, et c'est sanglant, et les chevaliers ont eu leur part — Carac est toujours debout, l'épaule transpercée, en train de s'assurer que les blessés sont soignés avant lui. Il regarde les chevaliers. Ils se regardent. La conversation de tout à l'heure flotte entre eux sans qu'on la reprenne.
Au matin, les chevaliers repartent. Carac les accompagne jusqu'à la porte sans boiter malgré l'épaule. Il ne demande pas ce qu'ils ont décidé de penser de lui. Il dit seulement, au moment où ils passent la porte : "Si vous trouvez ce que vous cherchez — le Graal, la guérison, ce que c'est — et que ça marche pour les terres aussi, revenez par ici." Puis il retourne vers ses gens sans se retourner.
Hywel les regarde partir depuis le chemin de ronde. Il ne leur a pas demandé de l'emmener. Il est resté.
La Dame des Tertres
Féérie, Piège & Tentation
Trois jours sans événement marquant dans les Terres Gastes — ce qui est en soi inquiétant. Puis la couleur change : pas brutalement, mais progressivement, comme si la lumière de cette fin d'après-midi venait d'un soleil légèrement différent. L'herbe réapparaît, grise d'abord, puis verte par plaques, puis franchement verte sur un espace d'un demi-mille environ, centré sur un tertre long et bas, couronné de pierres debout. Les oiseaux chantent. Les chevaux ralentissent d'eux-mêmes et baissent la tête pour brouter.
Sur le tertre, une femme est assise. Elle les attendait, cela se voit à sa posture. Elle est très belle, d'une beauté qui ne ressemble pas tout à fait à la beauté humaine — pas monstrueuse, pas effrayante, simplement légèrement décalée, comme un tableau parfait dont le cadre serait de travers. Elle s'appelle, dit-elle, Nemüen, et elle gouverne ce tertre et les tertres voisins depuis avant que les Terres Gastes ne soient des terres gastes.
Nemüen est une fée Seelie, ancienne, puissante, ni bonne ni mauvaise selon les critères humains. Elle n'est pas une servante de Samaël. Elle observe la Quête avec une curiosité mêlée d'amusement et d'une pointe de mélancolie.
Elle offre aux chevaliers trois choses : une nuit de vrai repos sous le tertre où le temps passe différemment — une nuit là-dedans vaut une semaine de sommeil réparateur. Des informations sur la route à venir — elle connaît les Terres Gastes mieux que quiconque et peut indiquer les endroits à éviter, les passages sûrs, un raccourci qui économise dix jours. Et enfin, pour l'un d'eux seulement, une réponse à une question, une vraie — pas une prophétie, pas une devinette, une réponse honnête à ce qu'il veut le plus savoir.
Nemüen demande du temps. Celui qui veut la réponse à sa question doit lui offrir une année de sa vie , littéralement (+1 an direct & jet de vieillissement si nécessaire).
Une fois à l'intérieur du tertre — si les chevaliers acceptent — ils découvrent qu'ils ne sont pas les premiers. Deux chevaliers sont déjà là, assis à la table de Nemüen, le regard serein et vide, en train de dîner. Ils sont là depuis ce qu'ils croient être quelques heures. L'un d'eux est recherché par les siens depuis trois ans. Il ne le sait pas. Il pense être entré hier soir.
Si on la presse — poliment, avec respect, jamais avec menace car elle deviendrait alors simplement absente — elle peut dire où se trouve le Château du Graal en ce moment et qu'il change de place pour contrer les assauts de Samaël - ce qui explique que les joueurs ne le trouve pas. Pas demain, pas dans une semaine : en ce moment précis. Elle ajoute, avec ce sourire de travers, que cette information sera vraie pendant exactement le temps qu'il faudra aux chevaliers pour sortir du tertre et monter en selle — pas une minute de plus. Et que la route passe par un endroit qu'ils ont déjà traversé, qu'ils n'ont pas su voir.
Les Enfants de Sainte Brighe (optionnel)
Les chevaliers rencontrent Sœur Efa, une religieuse guidant dix-neuf enfants à travers les Terres Gastes vers un refuge incertain, avec des vivres presque épuisés. Pour les sauver de la faim, ils doivent atteindre un village voisin qui accepte de vendre de la nourriture, mais exige en échange des chevaux, compromettant gravement leur propre survie. Parmi les enfants se trouve Petit-Pierre, un enfant mystérieux porteur d’une grâce divine discrète, que Sœur Efa protège sans en révéler pleinement la nature. Les chevaliers doivent choisir entre leur sécurité et le salut des enfants, sans solution idéale. Leur décision révèle leur véritable sens de la justice, au-delà du courage ou de la générosité.
Dernière modification par Harfang2 le sam. mai 09, 2026 1:50 pm, modifié 1 fois.
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon
Un résumé, succint, mais s'il fallait un dernier aperçu, il fallait que ce soit celui-ci
An 556 : Le Graal et la fin de la quête
Sir Aurélius et Sir James, deux vieux chevaliers. La boue, la pluie, la mort, les poux, les cheveux longs, les armures rouillées. déjà deux ans d'errance ou ils ont perdu leur camarade Conrad de Goodertsone, où ils sont du abandonner Morien, affronter un dragon venimeux, défendre le seigneur de rien et tant d'autres aventures, alors qu'il traversait un pays de mort, croisant squelettes et spectacles infâmes.
Repousser les avances de Samaël, mené par une Unseelie qu'il avait mandaté et qui offrait, à James, le fait de sauver son fils.
Repousser les loups géants durant trois nuits d'affilés.
Tuer ce chevalier, non loin d'un chêne ou pendait les cadavres grouillants d'autres chevaliers, s'percevoir qu'il était l'un de leur frère, Sir Arganor le riche
Ne pas fuir les pendus et accepter de passer sa tête au noeud coulant pour sauver leurs âmes
Affronter le tribunal des morts qui accusait les chevaliers de tous ses maux et accepter la culpabilité
Vaincre les trois géants hideux de la forge des coeurs d'airains ou ils équipaient de coeur mécaniques les chevaliers tués durant la quête pour qu'il rejoigne les forces de Samaël
Mettre fin à l'oiseleur, gardien du verger, qui cousait les paupières des oiseaux, aveuglant autant d'enfants et préférer la faim, l'affaiblissement a ses fruits.
Et le livre des morts de frère Cademon qui manqua d'happer l'âme de James et brisa la volonté de leur dernier écuyer, s'enfuyant, reniant Dieu, dans les terres gastes. Livre qu'il fallut lire jusqu'a la dernière ligne, supporter, sans y céder cette ôde au péché.
Et les chiens d'ombre qui attaquaient l'âme
Et la route des murmures où les leurs appelaient, ou James savait que se fille sombrait dans la souffrance, que son fils Amren était devenu pécheur et songeait au suicide, ou Aurélius, voyait son frère Hadrien, tué par Erec, ou sa fille Agathe, hurlait seule dans la nuit, les cuisses en sang, ou son épouse invoquait son nom...
Et la petite gardienne des sépultures qui les mena jusqu'à l'orée des limbes, avant que leurs prières ne la libère et l'envoit au paradis: elle était déjà morte et ne le savait pas, eux mourraient et ne le savaient pas.
Et le calvaire des innocents ou Samaël lanca ses dernières forces et ou des dizaines de cadavres et sept ailes noirs les attaquèrent
Et arriver devant Carbonek entouré par des dizaines de milliers, cent milles être peut-être, humains impies, pictes sauvages, helions, démons et autres monstruosité. Plus d'écuyer, plus qu'un cheval chacun, dix ou quinze kilos en moins, les cheveux longs, la barbe drue, l'armure rouillée, l'épée émoussée. Deux autres silouhettes arrivaient, Galaad et Perceval, s'entrelacer avec eux, en frère, en pleurs.
Etre quatre, voir l'ost infernal, voir la première muraille tombée de Carbonek et voir, hisser d'argent à la croix rouge, les armoiries d'Eléazar...
Savoir qu'on va mourir, mais ne plus se poser de question et, sans un mot, s'accorder pour charger, a l'épée, bien sûr, il n'y a plus de lances depuis longtemps...
Voir les lignes approchaient, les forces démoniaque se mouvoir, Baal, lui même de ses quatre bras et ses douze mètres de haut, jeter sur nous ses yeux...
Et alors tonnaient les trompettes angéliques et voir auprès de soi, les rejoindre dans la course, des dizaines, des centaines de blancs cavaliers sur des destriers blancs, portant d'argent à la croix fleur de lysé d'or. Les légions angéliques; Car a celui qui a subit les épreuves sans rien attendre, à celui qui a renoncé a tout plaisir de ce monde - illusions du démon -, à celui qui accepté le martyr sans même l'espoir de gloire, tout sera donné.
Ainsi fut anéanti l'ost de samaël.
Et la question fut posé par Perceval.
Et plus tard, à la messe du Graal, mené par Dame Brisaine, voir la lumière dorée tombée sur eux, l'état de grâce. Aurélius verra, même le paradis d'ou descend la lumière (critique en pieux), Galaad s'y dissolvera, il y a sa place; Aurélius, hésitera mais restera sur terre: il a sa femme, encore, et, sans qu'il ait vraiment le temps d'y penser peut-être encore un rôle a jouer.
Six mois plus tard, meurt le roi pécheur et Perceval, montrera sur le trône de la citée parfaite.
Un an plus tard, ce rôle, il le comprendra, dit par Brisaine.
Le Graal est le mystère offert par Dieu aux hommes pour leur salut, en même temps qu'il est le salut offert par Dieu a Samaël, le premier des anges.
Le Graal est la pierre de voute de l'apocalypse, et, tant qu'il y aura des hommes pour le défendre du mal, alors l'humanité sera digne du salut, car si un peut être sauvé, alors tous peuvent l'être et il est même le Salut de Lucifer, car, au jour où il abandonnera, comprendra la futilité, alors le temps de la grâce reviendra.
Eleazar et Aurélius partent pour les terres saintes, a eux, gardiens du Graal revient la charge de le cacher, de le protéger par une nouvelle lignée, de fonder une nouvelle mystique, d'élaborer de nouveaux indices et de le défendre face au Mal qui reviendra.
Non Nobis Domine, Non Nobis, Sed Nomini Tuo Da Gloriam
Pffoouuuuuuu... Difficile a préparer, un peu stressant, mais j'ai réussi, et les joueurs avaient des étoiles dans les yeux, ne s'attendant ni à la durée, ni à la violence des épreuves, et, moins encore, en cette intervention divine, après avoir passé un an et demi, de jeu, a tenter de lutter contre Samaël, après avoir brisé, malgré eux, le sceau de dieu qui scellait l'emplacement de la chute, après, pour certains, a avoir fait passer dix ans de vie a leurs personnages a étudier les textes et sillonner les monastères a la recherche des textes les plus obscurs.
Mais le final fut grandiose.
J'apprehéndais, beaucoup, la quête du Graal, mais, finalement, elle fut ce qu'on attend qu'elle soit, a savoir un paroxysme, une épreuve ultime.
La bataille du Graal, fut, elle une victoire sans combat, la lutte, ils l'avaient déjà mené.
Et l'idée de cette éternité du Graal, de cet éternel retour, qui m'est venu a l'improviste était belle, d'ailleurs, les joueurs ont même évoqué l'idée de ne pas enterrer l'idée que nous jouions celà, un jour.
De manière méta, j'ai absolument tout changé de la Quête du Graal proposé par Stafford. Ce qu'il propose est un pis-aller honorable, mais ne peut absolument être aussi long et douloureux qu'elle doit être telle qu'il la présente. Car cet ambiance de fin du monde qui frappe les corps, les esprits, l'âme doit aussi, être une épreuve d'endurance, sans répit, sans phase hivernale, sans répit dans les châteaux: un calvaire absolu.
Surtout, la quête doit être mystique.
Je crois que j'ai gravi mon éverest rôliste.
Si certains ont des questions sur la technique ou autre, je pourrais y répondre. J'ai mes notes, aussi, avec les diverses scenarios/ aventures/ événements
Dernière modification par Harfang2 le lun. mai 11, 2026 5:47 pm, modifié 3 fois.
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon
Merci pour ce partage!
Cela semble avoir été excellent. Et pour me souvenir de quelques unes de tes parties, il y a de longues années, tu avais déjà un talent sans pareil pour mener des scènes épiques. Je ne doute donc pas que tes joueurs et toi avez vécu un summum.
Bien sûr, très preneur de tes notes comme inspi si je dois le faire un jour.
Et surtout, il faudra éviter que ce fil tombe dans les limbes. A archiver absolument car c'est une super ressource pour tout meneur de la Grande Campagne.
Une éventuelle suggestion si tu as le temps lors des prochains mois: reprendre quelques uns de tes posts de fin de campagne dont le style "notes" / "mitraillette" rendait la compréhension peu aisée.
Mais merci encore pour nous partager cette fresque! Et bravo!
Cela semble avoir été excellent. Et pour me souvenir de quelques unes de tes parties, il y a de longues années, tu avais déjà un talent sans pareil pour mener des scènes épiques. Je ne doute donc pas que tes joueurs et toi avez vécu un summum.
Bien sûr, très preneur de tes notes comme inspi si je dois le faire un jour.
Et surtout, il faudra éviter que ce fil tombe dans les limbes. A archiver absolument car c'est une super ressource pour tout meneur de la Grande Campagne.
Une éventuelle suggestion si tu as le temps lors des prochains mois: reprendre quelques uns de tes posts de fin de campagne dont le style "notes" / "mitraillette" rendait la compréhension peu aisée.
Mais merci encore pour nous partager cette fresque! Et bravo!
Le Moine Errant
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon
Bon, ça m'encourage a continuer ^^
Conrad de Gooderstone avait été laissé, mourant au village de Carne. Ses compagnons, Sir Aurélius et Sir James l’avait laissé là, ils avaient essayé de le soigner, mais, les blessures que la panthère lui avait infligées étaient trop violente et s’infectaient (Ils l’ont retrouvé inconscient et 7 pv, après la première semaine de veille, ses blessures s’étaient infectées, passant à 4. Ils ont dû prendre une décision, tenter de lui trouver un hâvre où le voir mourir entre leurs mains.) ; Ils construisent une litière et se décide à chercher un village, un monastère. Ils savent la tâche désespérée, mais préfèrent tenter quelque chose plutôt que d’attendre paisiblement sa mort. Sur le chemin, quelques jours plus tard, des chœurs d’enfants leurs parvenaient. C’était une nonne, borge, menant une dizaine d’enfant ; Birgit leur apprenait qu’elle se rendait vers la côté, on lui avait qu’un village tenait encore. Ils se proposèrent de l’accompagner, pleurant presque en entendant les voix claires de ses âmes innocentes s’éleveaient vers le ciel.
Les blessures de Conrad s’aggravèrent cependant (-1 pt pour l’acitivité même calme, a savoir se faire transporter et 1d6 PV en moins retrancher de son rythme de guérions : Conrad passe à 1 PV).
Le village côtier les accueillit ; Froidement, mais Sir James leur donna deux chevaux (chacun des chevaliers, à ce moment n’en avait plus que deux), pour le gîte d’une journée et l’accueil de leur compagnon ; Le chef accepta et le lendemain James et Aurélius partaient, le laissant à la garde de Lak, fils d’Erec ; le jeune écuyer quoi qu’impulsif et un peu turbulent et fier, avait déjà montré beaucoup de courage et savait l’escrime.
Conrad se réveilla dans le triste village de Carne. Son corps le faisait souffrir, il était resté, un mois inconscient ; Il lui fallut encore deux semaines pour être capable d’agir normalement (il repasse a plus de la moitié de ses PV)
A peine guéri, Conrad et Lak (joué par un autre joueur, c’est une partie duo du à l’absence d’un joueur. Ce qui convient parfaitement à l’intimiste) décident de se remettre en route.
Les terres gastes sont fidèles a elle-même, la pluie, la boue, les ravines, les scènes de désolation. Parmi celles-ci, deux les marquent, un village ou les squelettes des derniers habitants gisent sans sépulture au centre de la place et, ou semble-t-il, l’un deux a du égorger les autres avant de se laisser choir, les bras en croix, l’autre est un monastère, ruiné, ou les sept moines gisent devant le parvis de l’Eglise incendié, lardé de flèches. Là aussi, les morts remontrant à longtemps. Conrad, peu à peu, se rend compte qu’aucun indice ne peut le conduire a ses anciens compagnons, pis encore, que son sens de l’orientation aiguisé ne lui est d’aucune aide, les terres sont changeantes.
Un matin, ce doit être début Aout, des bruits de cavalcade leur parvienne et émerge d’une forêt de bois pourrie une cavalière vêtu d’une robe déchirée. Elle s’appelle Aliénor et les supplie de l’aider. Elle est née dans les Terres gastes et depuis quinze ans n’a connu que l’horizon qui s’assombrissait, son domaine qui rétrécissait, la mort qui avancait rieuse…. Toutefois, depuis quinze ans, son père tenait, protégeant du mieux qu’il pouvait ses terres, menant un combat d’arrière-garde… Mais il y a un an, il a décidé de partir, seul, pour trouver le Graal, ne voyant plus d’avenir pour son domaine. Malheureusement, quand il revint il était accompagné de sept soudards, ses traits étaient les mêmes, mais son cœur semblait s’être noirci et elle ne reconnaissait plus le père qu’elle avait aimé et qui l’avait protégé. Il prit des décisions terribles, dont, celle de s’unir charnellement à elle, et de faire de son ventre le vivier d’une nouvelle lignée digne de servir son maître. Horrifiée, elle avait réussi a fuir grâce au sacrifice de son vieil écuyer puis, grâce à Dieu, avait réussit a leur échapper. Elle les implora de bien croire qu’elle n’avait rien fait pour attiser le désir de son père et qu’elle jurait sur son âme qu’elle était vierge. Sir Conrad lui assura qu’elle n’avait rien a se reprocher ; Elle ajouta que ses servantes et la population du château étaient à la merci des vices des soudards qui accompagnaient son père, que ses servantes avaient été violés, qu’un jeune commis avait été longuement torturé par l’un des soudards… Elle éclatait, de rechef, en sanglots. Sir Conrad lui assura qu’ils allaient la raccompagner au château et qu’il mettrait fin a cet infâmie et que de coupable n’était que son père qui, par ses désirs étaient entré dans l’indignité.
Arrivé au château au bout de deux jours, ils virent d’un chemin creux, un homme obèse, vêtu d’une maille améliorée occupait à houspiller quatre paysans pour entasser des fagots devant une Eglise. Sacrilège ! sans échanger un mot, d’un seul bond, Conrad et Lak, bondissaient du chemin. Les paysans s’égaillèrent tandis que l’immense soudard se retourner saisissant son épée a deux mains. Lak, premier arrivé, lui fendit le crâne d’un seul coup et la masse imposante s’affala sur le parvis. Conrad ordonna à l’un des paysans d’aller prévenir le seigneur de leur venue. Quelques minutes plus tard sortaient deux cavaliers, l’un portait une longue lance barbelée et des cicatrices régulière sur le visage, tandis que l’autre, livide, la peau poisseuse arborait une lance de bois blanc. Conrad et son écuyer, réarmé de leur lance chargeaient. Malgré une cruelle blessure au flanc qui laissait couler le sang Conrad démonta son adversaire, le laissant pour mort. Lak, lui jetait au sol tenta de faire chuter son adversaire lui saisissant la taille, malgré un mauvais coup, il réussit à le faire chuter. Tout deux désarmé, le guerrier poisseux réussit à enrouler son bras autour de son cou et commenca à l’étrangler. Conrad n’eut que le temps de le bousculer, permettant à Lak de recouvrer son arme avant que de faire face au seigneur et a ses trois derniers acolytes, dont l’un avait le visage couperosé, le second l’air pervers avec sa moustache et son bouc noir impeccablement taillé et le dernier, immense les traits déformés par la colère. Conrad rompit espérant entrainer les chevaliers vers lui, malheureusment deux seulement le suivirent, il se retourna, frappa fermement le Seigneur le jetant au sol inanimé, puis faisant tomber le second de cheval. Voyant son écuyer au sol contre deux cavaliers, blessé a plusieurs reprise il piqua vers le dernier qui récupérait sa lance ; Les deux se heurtèrent, faisant voler leurs lances. Des coups d’échangèrent tandis que, par derrière l’un des premiers combattants attaquait le cheval de Conrad. In fine, Conrad laissa son cheval se défendre (il accepte un -5 en compétence pour laisser son cheval ruer), le piéton fut renversé, tandis qu’au même moment, il passait sa lame dans la gorge de son adversaire, puis piquer vers les deux cavaliers qui acculaient Lak (Plusieurs tours de combat ou Lak, passionné et mode défense réussit a briser une hache, désarmé un adversaire, survivre malgré quelques blessures légères), il en cloue un au sol d’une lance qu’il venait d’arracher, tandis que Lak décapité son dernier adversaire. Conrad retourne en arrière vers le piéton qui s’est relevé et s’avance. Il lui coupe le bras d’arme, puis l’achève d’un coup à la gorge./ Un coup d’œil en arrière ; Lak a vaincu. Tombe a genoux, s’appuyant sur son épée et s’effondre (il était en chirurgie nécessaire, il a effectué un effort physique violent, il perd trois PV a l’issue du combat et sombre dans l’inconscience).
La jeune fille sort du sentier et à la demande effectue les premiers soins sur Lak, qui revient à la vie (au-dessus de la moitié de ses PV), puis s’occupe de Conrad et, enfin, de son père.
Au château, la jeune fille serait accueillie avec respect comme les chevaliers. Conrad prend la parole désigne Aliénor comme la nouvelle dame du château, jusqu’à ce qu’elle trouve un époux au cœur noble. Le soir, malgré la maigre pitance, Lak, qui est attiré par la jeune fille (il considère qu’elle lui, a sauvée la vie et crée une passion à 3d6 +6, résultat 15. Certes, Lak a déjà Amour (Ysabeault) une jeune fille qu’ils ont rencontré dans les terres gastes (Aventure du domaine des Mains rouge) et qui lui avait offert sa virginité mais il a un cœur d’artichaud, aussi sincère qu’idiot), il tente de la séduire et quelque part il réussit, et comprend qu’Aliénor accepterait sans doute de se marier avec lui. Mais il a déjà engagé sa parole d’Honneur auprès d’Ysabeault, il tente passion contre passion, Ysabeault l’emporte. Il explique alors sincèrement a Aliénor la réalité, il l’aime, souhaiterait l’épouse mais il est déjà engagé et ne peut revenir sur sa parole ; elle ne lui en veut pas, comment le pourrait-elle, alors qu’elle leur doit tant ?. Conrad s’était éclipsé. Son écuyer est un farouche combattant, courageux et honorable, mais dieu qu’il est doué pour se mettre dans des situations stupides.
Note technique: les adversaires, humains dévoués a Satant avait des compétences de combat égale a deux fois le pire défaut des joueurs. Contre Conrad ils combattaient donc a 16 (Luxure huit) et à 18 contre Lak (fierté 9)
Suite a venir de la quête solitaire de Conrad, a travers l'aventure du Festin de Mabon et de celle de l'Autre Moi.
An de grâce 555: Quête du Graal AN II: Le calvaire de Conrad. (I)
Conrad de Gooderstone avait été laissé, mourant au village de Carne. Ses compagnons, Sir Aurélius et Sir James l’avait laissé là, ils avaient essayé de le soigner, mais, les blessures que la panthère lui avait infligées étaient trop violente et s’infectaient (Ils l’ont retrouvé inconscient et 7 pv, après la première semaine de veille, ses blessures s’étaient infectées, passant à 4. Ils ont dû prendre une décision, tenter de lui trouver un hâvre où le voir mourir entre leurs mains.) ; Ils construisent une litière et se décide à chercher un village, un monastère. Ils savent la tâche désespérée, mais préfèrent tenter quelque chose plutôt que d’attendre paisiblement sa mort. Sur le chemin, quelques jours plus tard, des chœurs d’enfants leurs parvenaient. C’était une nonne, borge, menant une dizaine d’enfant ; Birgit leur apprenait qu’elle se rendait vers la côté, on lui avait qu’un village tenait encore. Ils se proposèrent de l’accompagner, pleurant presque en entendant les voix claires de ses âmes innocentes s’éleveaient vers le ciel.
Les blessures de Conrad s’aggravèrent cependant (-1 pt pour l’acitivité même calme, a savoir se faire transporter et 1d6 PV en moins retrancher de son rythme de guérions : Conrad passe à 1 PV).
Le village côtier les accueillit ; Froidement, mais Sir James leur donna deux chevaux (chacun des chevaliers, à ce moment n’en avait plus que deux), pour le gîte d’une journée et l’accueil de leur compagnon ; Le chef accepta et le lendemain James et Aurélius partaient, le laissant à la garde de Lak, fils d’Erec ; le jeune écuyer quoi qu’impulsif et un peu turbulent et fier, avait déjà montré beaucoup de courage et savait l’escrime.
Conrad se réveilla dans le triste village de Carne. Son corps le faisait souffrir, il était resté, un mois inconscient ; Il lui fallut encore deux semaines pour être capable d’agir normalement (il repasse a plus de la moitié de ses PV)
A peine guéri, Conrad et Lak (joué par un autre joueur, c’est une partie duo du à l’absence d’un joueur. Ce qui convient parfaitement à l’intimiste) décident de se remettre en route.
Les terres gastes sont fidèles a elle-même, la pluie, la boue, les ravines, les scènes de désolation. Parmi celles-ci, deux les marquent, un village ou les squelettes des derniers habitants gisent sans sépulture au centre de la place et, ou semble-t-il, l’un deux a du égorger les autres avant de se laisser choir, les bras en croix, l’autre est un monastère, ruiné, ou les sept moines gisent devant le parvis de l’Eglise incendié, lardé de flèches. Là aussi, les morts remontrant à longtemps. Conrad, peu à peu, se rend compte qu’aucun indice ne peut le conduire a ses anciens compagnons, pis encore, que son sens de l’orientation aiguisé ne lui est d’aucune aide, les terres sont changeantes.
Aventure de la demoiselle du château Gris
Un matin, ce doit être début Aout, des bruits de cavalcade leur parvienne et émerge d’une forêt de bois pourrie une cavalière vêtu d’une robe déchirée. Elle s’appelle Aliénor et les supplie de l’aider. Elle est née dans les Terres gastes et depuis quinze ans n’a connu que l’horizon qui s’assombrissait, son domaine qui rétrécissait, la mort qui avancait rieuse…. Toutefois, depuis quinze ans, son père tenait, protégeant du mieux qu’il pouvait ses terres, menant un combat d’arrière-garde… Mais il y a un an, il a décidé de partir, seul, pour trouver le Graal, ne voyant plus d’avenir pour son domaine. Malheureusement, quand il revint il était accompagné de sept soudards, ses traits étaient les mêmes, mais son cœur semblait s’être noirci et elle ne reconnaissait plus le père qu’elle avait aimé et qui l’avait protégé. Il prit des décisions terribles, dont, celle de s’unir charnellement à elle, et de faire de son ventre le vivier d’une nouvelle lignée digne de servir son maître. Horrifiée, elle avait réussi a fuir grâce au sacrifice de son vieil écuyer puis, grâce à Dieu, avait réussit a leur échapper. Elle les implora de bien croire qu’elle n’avait rien fait pour attiser le désir de son père et qu’elle jurait sur son âme qu’elle était vierge. Sir Conrad lui assura qu’elle n’avait rien a se reprocher ; Elle ajouta que ses servantes et la population du château étaient à la merci des vices des soudards qui accompagnaient son père, que ses servantes avaient été violés, qu’un jeune commis avait été longuement torturé par l’un des soudards… Elle éclatait, de rechef, en sanglots. Sir Conrad lui assura qu’ils allaient la raccompagner au château et qu’il mettrait fin a cet infâmie et que de coupable n’était que son père qui, par ses désirs étaient entré dans l’indignité.
Arrivé au château au bout de deux jours, ils virent d’un chemin creux, un homme obèse, vêtu d’une maille améliorée occupait à houspiller quatre paysans pour entasser des fagots devant une Eglise. Sacrilège ! sans échanger un mot, d’un seul bond, Conrad et Lak, bondissaient du chemin. Les paysans s’égaillèrent tandis que l’immense soudard se retourner saisissant son épée a deux mains. Lak, premier arrivé, lui fendit le crâne d’un seul coup et la masse imposante s’affala sur le parvis. Conrad ordonna à l’un des paysans d’aller prévenir le seigneur de leur venue. Quelques minutes plus tard sortaient deux cavaliers, l’un portait une longue lance barbelée et des cicatrices régulière sur le visage, tandis que l’autre, livide, la peau poisseuse arborait une lance de bois blanc. Conrad et son écuyer, réarmé de leur lance chargeaient. Malgré une cruelle blessure au flanc qui laissait couler le sang Conrad démonta son adversaire, le laissant pour mort. Lak, lui jetait au sol tenta de faire chuter son adversaire lui saisissant la taille, malgré un mauvais coup, il réussit à le faire chuter. Tout deux désarmé, le guerrier poisseux réussit à enrouler son bras autour de son cou et commenca à l’étrangler. Conrad n’eut que le temps de le bousculer, permettant à Lak de recouvrer son arme avant que de faire face au seigneur et a ses trois derniers acolytes, dont l’un avait le visage couperosé, le second l’air pervers avec sa moustache et son bouc noir impeccablement taillé et le dernier, immense les traits déformés par la colère. Conrad rompit espérant entrainer les chevaliers vers lui, malheureusment deux seulement le suivirent, il se retourna, frappa fermement le Seigneur le jetant au sol inanimé, puis faisant tomber le second de cheval. Voyant son écuyer au sol contre deux cavaliers, blessé a plusieurs reprise il piqua vers le dernier qui récupérait sa lance ; Les deux se heurtèrent, faisant voler leurs lances. Des coups d’échangèrent tandis que, par derrière l’un des premiers combattants attaquait le cheval de Conrad. In fine, Conrad laissa son cheval se défendre (il accepte un -5 en compétence pour laisser son cheval ruer), le piéton fut renversé, tandis qu’au même moment, il passait sa lame dans la gorge de son adversaire, puis piquer vers les deux cavaliers qui acculaient Lak (Plusieurs tours de combat ou Lak, passionné et mode défense réussit a briser une hache, désarmé un adversaire, survivre malgré quelques blessures légères), il en cloue un au sol d’une lance qu’il venait d’arracher, tandis que Lak décapité son dernier adversaire. Conrad retourne en arrière vers le piéton qui s’est relevé et s’avance. Il lui coupe le bras d’arme, puis l’achève d’un coup à la gorge./ Un coup d’œil en arrière ; Lak a vaincu. Tombe a genoux, s’appuyant sur son épée et s’effondre (il était en chirurgie nécessaire, il a effectué un effort physique violent, il perd trois PV a l’issue du combat et sombre dans l’inconscience).
La jeune fille sort du sentier et à la demande effectue les premiers soins sur Lak, qui revient à la vie (au-dessus de la moitié de ses PV), puis s’occupe de Conrad et, enfin, de son père.
Au château, la jeune fille serait accueillie avec respect comme les chevaliers. Conrad prend la parole désigne Aliénor comme la nouvelle dame du château, jusqu’à ce qu’elle trouve un époux au cœur noble. Le soir, malgré la maigre pitance, Lak, qui est attiré par la jeune fille (il considère qu’elle lui, a sauvée la vie et crée une passion à 3d6 +6, résultat 15. Certes, Lak a déjà Amour (Ysabeault) une jeune fille qu’ils ont rencontré dans les terres gastes (Aventure du domaine des Mains rouge) et qui lui avait offert sa virginité mais il a un cœur d’artichaud, aussi sincère qu’idiot), il tente de la séduire et quelque part il réussit, et comprend qu’Aliénor accepterait sans doute de se marier avec lui. Mais il a déjà engagé sa parole d’Honneur auprès d’Ysabeault, il tente passion contre passion, Ysabeault l’emporte. Il explique alors sincèrement a Aliénor la réalité, il l’aime, souhaiterait l’épouse mais il est déjà engagé et ne peut revenir sur sa parole ; elle ne lui en veut pas, comment le pourrait-elle, alors qu’elle leur doit tant ?. Conrad s’était éclipsé. Son écuyer est un farouche combattant, courageux et honorable, mais dieu qu’il est doué pour se mettre dans des situations stupides.
Note technique: les adversaires, humains dévoués a Satant avait des compétences de combat égale a deux fois le pire défaut des joueurs. Contre Conrad ils combattaient donc a 16 (Luxure huit) et à 18 contre Lak (fierté 9)
Suite a venir de la quête solitaire de Conrad, a travers l'aventure du Festin de Mabon et de celle de l'Autre Moi.
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An de grâce 555: Quête du Graal AN II: Le calvaire de Conrad. (II)
Aventure du Festin de Mabon
Aventure du Festin de Mabon
Conrad, excellent chasseur, réussi, malgré l’insanité de la tâche, à trouver, ici un lièvre, ici un hérisson. Mais les ventres sont creux, les cotes saillantes, tant sur les hommes que sur les bêtes. Malgré tout, Conrad et Lak poursuivent, inlassablement, leur route au milieu d’un paysage ravagé et d’une ambiance délétère. Et puis, un jour, vers la midi, leur vient une bonne odeur de viande grillée. Un village, a peu près intact. Sous la grande halle du marché, une trentaine de personnes festoient. Sur la table de grand saladier regorgeant de viande grillée sont posé. On les voit arrivé mais, nul d’abord ne se lève. Arrivée a une dizaine de mètres, un homme, en bout de table se lève. Il est de corpulence moyenne, la quarantaine, bel homme et les invite à s’installer. Conrad accepte. Au fond de lui, bien sûr, la défiance, mais en est-il vraiment aussi sûr ? Ils s’installent. On le sert et Lak, qui commence a piocher goulûment dans les côtelettes. Conrad observe cette trentaine de personnes en train de bâfrer. La graisse dégouline sur leurs mentons ; Il y a peu de conversations, trop occupé a dévorer. Le chevalier habile chasseur, en reconnait pas la viande, ni à la forme, ni au fumet. Il s’en ouvre a Mabon, tel est le nom du chef du village celui-ci lui assure que c’est de la viande de porc. D’où vient-elle ? Des marchands du nord, qui passe de temps en temps. Conrad est dubitatif. Lak l’interroge « pourquoi ne mangez-vous pas ? » « Je ne connais pas cette viande, je ne l’identifie pas. » « Mais je peux en manger ? » demande le jeune écuyer. Conrad manque de clarté renvoit le jeune homme a ses responsabilités. Lak pâlit, comprends a demi-mot ce que Conrad soulève confusément. Lak s’arrête de manger, quitte le banquet et va vomir. Conrad reste. Perplexe ; Il n’a pas de certitudes. Si c’est de la viande humaine ? et si ce n’en est pas ? et si on le trompait pour agir alors qu’il ne devrait pas ? et s’il agissait dans l’erreur ? Pendant ce temps là, Lak, maraude un peu dans le village, ne trouve rien, hors une bonne femme, près d’un moulin qui lui fait quelques avances voilées. Dans l’après-midi, Mabon, affable leur propre de rester. Conrad accepte ; Il veut le fin mot de l’Historie. Une certitude. Le soir, de nouveau on installe le banquet, on sort les braseros ; Lak, perturbé, ne comprenant pas les actes de son seigneur reste dans la maison qu’on leur a prêté. Conrad, lui, revient. Il veut observer la viande qu’on met a griller. Il est là qu’on a apporte les grandes palettes de bois sur lesquels des monticules de viandes sanguinolentes gisent. Les côtelettes tombent sur les grilles. Jet en chasse : échec critique ! Pour Conrad c’est du porc, oui, ça a la forme du porc. Pourtant il ne mangera pas, trop perturbé et retourne voir Lak, lui disant que c’est du porc ; Doit-on manger ? Non, répond pourtant Conrad. Lak ouvre des grands yeux « Mais pourquoi ? » « Je… ça nous ferait mal au ventre, nous ne sommes plus habitués. » Tu voulais des certitudes Conrad ? Tu les as. Et pourtant le doute persiste. Le diable rit de voir la tension monter entre le maître et son élève. Il se rit des mensonges, des certitudes qui n’en sont pas, du doute qui lui profite. Le lendemain, Conrad décide de partir non sans avoir échangé quelques mots aigres avec un Lak, qui, certes n’insiste pas, mais ne peut cacher son désarroi. Mabon est là souriant, regrette qu’ils partent, leur offre, même du rosbeef froid, leur souhaite bonne chance.
Quelques jours plus tard, au tour du feu Conrad et Lak ont faim ; Ils n’ont pas jeté la viande et il la mange, goulûment. Ce n’est que du porc, n’est-ce pas ?
Durant la nuit, ils font le même rêve : Mabon est dans son étal de boucher, gaillardement au hachoir et au couteau il débite des tronçons humains, met un corps sur un croc pour mieux le dépecer. Ils ne peuvent agir, malgré le sentiment d’horreur… Tout à la fin, dans leur rêve, Mabon, lève ses yeux sur eux. Il les voit, les regarde. « J’espère que vous avez bien mangé, jusqu’à la dernière bouchée, c’aurait été dommage de gâcher » et il rit, il rit sans discontinuer, d’un rire maléfique
Lak se réveille le premier, il crie et réveille Conrad « Nous avons mangé de la chair humaine, de la chair humaine ! » « je le savais dis Conrad ! » « Vous saviez ! vous saviez ! mais pourquoi, pourquoi n’avoir rien dit ! » Conrad est confus « et que voulez tu que je fasse, j’ai cru que c’était du porc, je l’ai vu » « Mais bon sang dit Lak, vous êtes l’un des plus grands chasseurs de Bretagne et croyez-vous qu’il puisse exister une viande que vous connûtes pas ! » « Que voulez-tu que je fasse ! Que je tue sans preuves ! » « Mais vous êtes chevalier ! représentant du roi ! » L’échange s’achève de manière acide. Tout deux se savent en état de péché mortel : ils ont mangé de la chair humaine, semblablement a des bêtes. Conrad décide de rebrousser chemin, non pour arrêter la quête mais pour aller se venger de Mabon et mettre fin a l’infâmie. Lak, suit, dérouté. Il ne reste plus grand-chose du brillant écuyer sûr de lui. Tout lui parait échoué, mais Conrad, obsédé par le Graal, par son rôle, ne veut pas abandonner.
La tension monte entre les personnages après cet épisode sinistre ou, Conrad, commence a céder a la pression; Depuis le début de la quête il a souffert, a raté ses jets de foi, a même, pendant plusieurs mois désiré le Graal, comme objet, se considérant, de droit, comme son gardien (il a hérité de la passion Amour (Graal) de son père, Doha). Ici tout s'enchaîne, mal et si c'est dur pour les joueurs, l'Histoire devient tragique et infâme... et ça ne va pas s'arrêter là ^^
Notes technique: Mabon est, évidemment, un démon au service de Samaël. La viande, mangeait au banquet, les aurait empêché de quitter celui-ci. Ici, devant la méfiance des PJ, Mabon a changé de stratégie et s'est contenté d'offrir de la viande, sait-on jamais. Une fois que le sacrilège fut commis, il s'est fait un plaisir que de leur découvrir l'origine de celle-ci. Le but de Samaël est de briser tout les chevaliers qui veulent aller rejoindre Carbonek et, pour ce faire, tous les moyens sont bons.
Dernière modification par Harfang2 le lun. mai 11, 2026 6:33 pm, modifié 3 fois.
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An de grâce 555: Quête du Graal AN II: Le calvaire de Conrad. (III)
Aventure de l’autre moi
Aventure de l’autre moi
Errant désespéré à travers les landes, Conrad cherche désespérément une route, des indices qui l’aideraient a remonter la piste du village du festin de chair.
Mais point d’indice. Peu lui importe ; il persévère. Derrière, silencieux suit Lak.
Un bois de troncs calciné. Un chevalier en sort, heaume relevé, bouclier sanglé, armure noire et lance au poing, pointant vers le sol.
Le visage leur dit quelque chose, à Lak surtout, il a des airs de familles avec Conrad.
« Halte ! » crie le chevalier noir
« Qui es-tu ? » lui répond Conrad.
« Celui que tu aurais pu être. Mais tu as échoué. »
« Ha ? Et que me veux-tu ? »
« Tu as échoué Conrad. Tes prières sont restées vaines et tes amis t’ont abonné. Tu as failli tant de fois. Tu n’as été ni à la hauteur de tes camarades, ni à celle de ton père, ni à celle de tes espoirs. Tu as festoyé de chair humaine, ton âme est souillée, tu es en état de péchés. Mais, vois la miséricorde qui t’es offerte. Je peux te raccompagner hors des terres gastes ou tu pourras confesser tes péchés et retrouver ta femme ou te tuer, ici et maintenant. »
« Comptes-tu choisir pour moi ? »
« Pourquoi t’offrir un choix alors ? »
« je ne partirai pas. »
« Qu’il en soit ainsi ! »
Le chevalier abaissa son ventail, dans un crissement rouillé, Conrad fit de même. Les deux chevaliers se croisent et la lance du chevalier noir laboure la cuisse de Conrad. Ils continuent leur route et font volte-face.
Conrad sent le sang coulé sur sa cuisse, cet ennemi est ennemi du Graal, alors, il tente de visualiser la coupe sacré, y cherchant inspiration, car c’est pour Sa Gloire et non la sienne qu’il est encore ici (il échoue, tombe en désespoir – 5 sur tout les jets et jusqu’à nouvel ordre), mais les paroles du chevalier ont frappé son cœur, il se sent indigne, perdu, désespéré.
Il charge, tenant fermement sa lance, s’il faut mourir…. Critique ! sa lance transperce le chevalier se brisant dans sa poitrine. Le chevalier noir s’écrase lourdement au sol, deux coudées de bois dépassant de sa poitrine. On entend plus que sa respiration sifflante. Il agonise.
Conrad passe près de lui. Lui jette un regard haineux, décide de ne pas l’achever (Il coche cruel). Lak, s’approche et achève le chevalier agonisant, non sans jeter un regard perdu a son chevalier. Mais le silence, seul, s’installe entre eux.
L’automne s’achève, l’errance se poursuite alors que la température est descendue bien en dessous de 0. Les ventres grouillent, les joues sont creusées, le chargeur de Conrad s’écroule mort de faim. Lak, échoue a sont jet de sobre et de constitution, il tombe malade, Conrad échoue a son jet d’énergie : il n’y croit plus mais, plutôt que de renoncer, il puise, encore, dans sa passion, Amour (épouse), il ne veut pas la décevoir (il s’illusionne, certes, mais il joue un Conrad dans un tel état halluciné que j’accepte)
Conrad décide de la halte ; veille Lak, qui, chaque fois qu’il est à côté fait semblant de dormir il ne veut plus lui parler. Conrad, chasse, trouve une lapine, la tue. Se rend compte qu’elle était pleine. Il faut bien manger mais… mais ses doigts tremblent quand il la dépèce. Au bout d’une semaine Lak s’est remis, il décide pour savoir que faire de tester sa passion Loyauté (seigneur) par rapport à Conrad. Il échoue, perd un en loyauté.
« Seigneur, quels sont vos plans ? »
Conrad regarde ailleurs, le regarde, fuyant son regard
« Poursuivre vers le Graal ? »
« Comment ? » insiste Lak
« Comment ? Comment ! Vas-y dis-moi si tu sais ! Quoi faire sinon abandonner !? »
« Comment ? »
« Mais que veux-tu à la fin Lak ! »
« Très bien messire. Je vais partir. Il n’y a pas d’espoir ici »
« Tu m’abandonnes ? »
« Vous vous êtes abandonné vous-mêmes. »
« Alors, part, part, alors que je t’aurais adoubé, je te l’avais dis ! »
Lak le regarde interloqué.
« Je te respectai Lak ! Mais part donc, abandonnes-moi ! »
Lak, enfourche son cheval et d’un pas lent, tourne le dos a Conrad.
Conrad est seul. Il n’a plus qu’un roncin malade, une armure rouillé (-2 de protection), il a perdu, au total deux points en passions Amour (graal) et il est en pleine dépression.
Il erre, alors que tombe la neige. Ses forces déclinent rapidement…
Une lumière tremblante en fin d’après-midi, comme une lanterne. Il s’y dirige ; Une vieille femme, portant un lourd fagot. Il propose a la vieille de l’aider. Elle accepte. Elle le mène jusqu’à une vieille masure. Dans un coin de la cour, cinq croix ; Conrad interroge. « Oui, mon mari, mon fils, ma belle-fille et mes deux petits-enfants. Dieu donne, dieu reprend. »
Conrad a l’air épuisé, il dépose le fagot dans l’entrée.
« Je vais partir madame. »
« C’est l’hiver, je peux vous offrir l’hospitalité. J’ai peu, mais je peux partager. »
« nan, nan, je… je dois continuer. »
« C’est l’hiver, vous aller mourir. »
Conrad se sent las, très las. Il y a un feu dans la cheminée. Un toit au-dessus de lui.
« Merci madame, merci. » et il pleure.
Note technique: La vieille est, évidemment, un Deus ex machina, mais il est parfaitement cohérent avec ce qui se joue. Samaël détruit, démoli, blesse, tue, soit. Dieu n'intervient pas...ou presque pas. Mais il y a une chose qu'Il laisse aux hommes, même aux plus perdus, c'est l'espoir. La vieille est l'un de ses humains innateignable par Samaël et elle va permettre au joueur de passer l'Hiver, car dans les forces ésotérique qui s'affronte, Dieu n'abandonne pas les hommes, il les laisse aller au bout d'eux-même.
Le joueur sait que sa quête est un désastre. Pour lui, il est si désespéré, cette quête était tant pour lui qu'il n'y a plus que ça qui le tient; Je me demande s'il ira jusqu'à la mort du personnage, car, c'est ce qui l'attend - ou la folie - dans l'état ou il est et avec le peu de ressources spirituels et matériels qui sont les siennes.
Le joueur était absent la semaine dernière ou ses camarades ont trouvé le Graal. J'ai maintenu le secret et voulu lui permettre de vivre sa quête aussi loin qu'il le souhaite, fut-ce de manière funeste. Que le joueur abandonne lui appartient, mais c'est sa volonté qui soit s'exercer; A ce point de la campagne, il ne serait pas sport de ma part de l'en priver.
Prochaine épisode, peut-être, en Bretagne! Ou Sir Marc de Silchester doit mener l'ost de Silchester au milieu de l'ost royal pour aller châtier Mark, le roi félon et assassin: la peste justinnienne, l'effondrement de Lyonnesse, le meutrer de Tristan, la mort de langueur d'Yseult la blonde, le suicide d'Yseult aux blanches mains... Ce sera tellement plus guilleret.
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon
Petit retour en arrière, j'ai repris quelques courages avec:
Trois fiers chevaliers arpentent les Terres Gastes depuis quelques semaines :
Le Duc Aurélius de Silchester, chevalier de la table ronde, chrétien convaincu qui a passé ces dix dernières années a arpenter les monastères d’Europe pour reconstituer l’histoire ésotérique de Samaël et de sa chute, et flirtant avec la pensée Gnostique. Il a déjà affronté les ailes noires, a reconstitué l’histoire du Lapis exilis, a localiser la citadelle des cendres, créé la confrérie de la Lumière, interrogé Morgane… La révélation du Graal ne fut pas un choc mais un aboutissement. Il est accompagné de Michaëlus de Levcogamaus, son neveu et écuyer. Ixiban, son autre écuyer qui l’avait rejoint en Ibérie a été laissé, blessé en Escavalon. Sir James, vieillissant chevalier de la table ronde, on disait de lui qu’il était le plus grand chevalier de la table ronde en taille. Depuis on ne sait plus de Gauvain ou de lui qui est la meilleure lame après Lancelot. Il se souvient encore les gloires de Badon et de Rome. Mais la vie l’a frappé, sentimentalement et physiquement, son souffle est devenu court et la mort l’a si souvent frôlé que, pour lui, accompagné Aurélius est son dernier baroud. Ce qu’il souhaite, ce n’est pas tant trouver le Graal, il se sait pécheur, et il a fait trop d’erreurs, que mourir auprès de son ami en lui permettant a lui d’accomplir son destin. Il est accompagné de Morien, un tout jeune écuyer. Enfin Conrad de Gooderstone, le plus jeune. Son père Doha était compagnon d’Aurélius et James, et avait combattu a la bataille des Plaines de la joie et, de lui, il a gardé l’amour du Graal (passion Amour (Graal)), il avait, avant que d’arriver en Terres Gaste, perdu son vieil écuyer Taddeus et recrutait un jeune écuyer ambitieux qui ne garderait guère le secret avant de révéler son vrai nom, Lak, fils d’Erec, roi d’Estregalles
Les premières semaines avaient commencé a égratigner leur moral. Une attaque de brigands affaiblis, une poignée de loups affamés… Conrad et James, chasseurs émérites se sentaient capable de trouver le chemin de Carbonek. Aurélius suivait, dieu pourvoirait, ou non.
Au détour d’un chemin boueux, des râles fiévreux se firent entendre. Ils découvrirent le corps agonisant d’Angelis des Vaux, un jeune chevalier de la table ronde, il agonisait les yeux brulés pleurant des larmes noires en implorant le pardon pour ses péchés, et priant dieu de protéger son âme de l’ange aux ailes de suies. James le veilla toute la soirée. Puis les écuyers, blêmes, l’enterrèrent. Le silence se fit pesant, avant qu’Aurélius ne décide de mener une prière. Si tous s’agenouillèrent, ni Conrad ni son écuyer ne sentir la présence de Dieu. Conrad, rumina, il avait besoin d’un signe.
Avant la nuit je demande un jet de spirituel aux trois joueurs, opposé a 15, échec pour James et Conrad, réussite critique pour Aurélius. L’assaut nocturne de l’ange aux ailes de suies aurait pu durer des jours et affaiblir durablement, au niveau de leurs vertus des chevaliers. Mais Aurelius s’est consacré depuis dix ans a lutte contre Samaël, il est chevalier chrétien (toutes les vertus à 16, c'est le seul) et pieux a 20.
Durant la nuit, des cauchemars douloureux vinrent remuer James : il revoyait le visage de sa défunte femme, la sublime Flora, il se revoyait, jeune, entre ses bras, en train de s’ébattre follement au manoir des roses, s’embrasser passionnément alors qu’elle tenait entre ses bras leur premier né, cela le réjouit, et crée un besoin charnel intense (Il teste, luxure, réussi : Gain immédiat de 1 en luxure : les ailes noires sont les serviteurs de Samaël : ils sont là pour corrompre), de son côté, Conrad voit son père décapité par le saxon, Bruce sans pitié, son oncle égorgé a Badon, sa tante violée par ces bêtes de saxons (Il teste cruel – il a haine des saxons : réussit, il gagne 1 point en cruel).
De son côté Aurélius, se voit mener la garde quand une silhouette se déploie à l’orée du cercle de lumière jeté par le feu de camp. La silhouette est haute, de ténèbres pure. Un bruissement de plumes deux longues ailes se déploient. Son cri ne réveille personne, ses compagnons semblent plonger dans un sommeil agité.
« Je suis venu pour toi Aurélius. Mon maître te connais et t’estimes. »
« Je connais le seigneur des ténèbres et ses paroles n’ont qu’un but blesser et diviser. »
« C’est vrai pour le commun, mais, parfois la vérité sort de sa bouche quand le mensonge est inutile. Tu peux arriver au Graal Aurélius. Mais ce n’est pas le cas de tes camarades, eux, et tu le sais, mourront et se damneront sur le chemin. Rester avec eux, Aurélius, c’est les emmener vers la mort. »
« Je ne les retiens pas et ils sont là de part leur propre volonté. »
« En partie, mais l’amour de James pour toi le lie a toi, tout comme ta gloire attire ce pauvre Conrad. C’est toi qui les emmènes à la mort. Sépare-toi d’eux et mon maître les laissera repartir des Terres gastes en vie et sans peine. »
Aurélius dégaine.
« Prince des menteurs est le meilleur nom de ton maître. Fuis ou combat. »
L’ange aux ailes de suie dégaine.
« Qu’il en soit ainsi. »
Quelques passes contre l’ombre mouvante, un choc sur le torse d’Aurélius, puis son épée fend l’ange déchu qui se dissipe dans la nuit…
Et Aurélius se réveille de son mauvais rêve. Tout à l’air normal. C’est l’aube. Ses camarades émergent du sommeil, ils ont l’air hagard et maussade, tendus ; Le silence d’abord, puis les langues se délient. James raconte ses souvenirs doux-amers avec son épouse, il a la gorge serrée. Conrad renfrogné raconte les images qui l’ont tourmenté. Lak se demande ce qu’il y a comme gloire a gagner, ici (il a raté en fierté, son pire vice). Mikaëlus et Morien semble, eux, plutôt bien.
Enfin, Aurélius raconte son rêve ; Puis se rend compte qu’il a vraiment mal et ote sa tunique : une longue trainée de bleus y est.
Note technique.
Les ailes noires, les serviteurs de Samaël font de dégats égaux au pire vice du joueur, sans défense d’armure ni de bouclier (seul l’armure d’honneur s’impose). A contrario, les dégâts qu’ils reçoivent son égaux au score de piété du joueur auquel ils enlèvent 10. Avec son plus grand vice à 3 et sa piété a 20, Aurélius est leur pire adversaire, il l’a encore montré. D’autant plus qu’il a réussit un jet critique en pieux, seule manière de « bloqué », l’Aile noire et de le forcer à l’affrontement. L’aile noire attaquait forcément là où il était le plus susceptible de vaincre
A venir, sans doute, le domaine des mains rouges
554 : Quête du Graal, An I (Partie I)
Trois fiers chevaliers arpentent les Terres Gastes depuis quelques semaines :
Le Duc Aurélius de Silchester, chevalier de la table ronde, chrétien convaincu qui a passé ces dix dernières années a arpenter les monastères d’Europe pour reconstituer l’histoire ésotérique de Samaël et de sa chute, et flirtant avec la pensée Gnostique. Il a déjà affronté les ailes noires, a reconstitué l’histoire du Lapis exilis, a localiser la citadelle des cendres, créé la confrérie de la Lumière, interrogé Morgane… La révélation du Graal ne fut pas un choc mais un aboutissement. Il est accompagné de Michaëlus de Levcogamaus, son neveu et écuyer. Ixiban, son autre écuyer qui l’avait rejoint en Ibérie a été laissé, blessé en Escavalon. Sir James, vieillissant chevalier de la table ronde, on disait de lui qu’il était le plus grand chevalier de la table ronde en taille. Depuis on ne sait plus de Gauvain ou de lui qui est la meilleure lame après Lancelot. Il se souvient encore les gloires de Badon et de Rome. Mais la vie l’a frappé, sentimentalement et physiquement, son souffle est devenu court et la mort l’a si souvent frôlé que, pour lui, accompagné Aurélius est son dernier baroud. Ce qu’il souhaite, ce n’est pas tant trouver le Graal, il se sait pécheur, et il a fait trop d’erreurs, que mourir auprès de son ami en lui permettant a lui d’accomplir son destin. Il est accompagné de Morien, un tout jeune écuyer. Enfin Conrad de Gooderstone, le plus jeune. Son père Doha était compagnon d’Aurélius et James, et avait combattu a la bataille des Plaines de la joie et, de lui, il a gardé l’amour du Graal (passion Amour (Graal)), il avait, avant que d’arriver en Terres Gaste, perdu son vieil écuyer Taddeus et recrutait un jeune écuyer ambitieux qui ne garderait guère le secret avant de révéler son vrai nom, Lak, fils d’Erec, roi d’Estregalles
Aventure de l’ange aux Aile de suies
Les premières semaines avaient commencé a égratigner leur moral. Une attaque de brigands affaiblis, une poignée de loups affamés… Conrad et James, chasseurs émérites se sentaient capable de trouver le chemin de Carbonek. Aurélius suivait, dieu pourvoirait, ou non.
Au détour d’un chemin boueux, des râles fiévreux se firent entendre. Ils découvrirent le corps agonisant d’Angelis des Vaux, un jeune chevalier de la table ronde, il agonisait les yeux brulés pleurant des larmes noires en implorant le pardon pour ses péchés, et priant dieu de protéger son âme de l’ange aux ailes de suies. James le veilla toute la soirée. Puis les écuyers, blêmes, l’enterrèrent. Le silence se fit pesant, avant qu’Aurélius ne décide de mener une prière. Si tous s’agenouillèrent, ni Conrad ni son écuyer ne sentir la présence de Dieu. Conrad, rumina, il avait besoin d’un signe.
Avant la nuit je demande un jet de spirituel aux trois joueurs, opposé a 15, échec pour James et Conrad, réussite critique pour Aurélius. L’assaut nocturne de l’ange aux ailes de suies aurait pu durer des jours et affaiblir durablement, au niveau de leurs vertus des chevaliers. Mais Aurelius s’est consacré depuis dix ans a lutte contre Samaël, il est chevalier chrétien (toutes les vertus à 16, c'est le seul) et pieux a 20.
Durant la nuit, des cauchemars douloureux vinrent remuer James : il revoyait le visage de sa défunte femme, la sublime Flora, il se revoyait, jeune, entre ses bras, en train de s’ébattre follement au manoir des roses, s’embrasser passionnément alors qu’elle tenait entre ses bras leur premier né, cela le réjouit, et crée un besoin charnel intense (Il teste, luxure, réussi : Gain immédiat de 1 en luxure : les ailes noires sont les serviteurs de Samaël : ils sont là pour corrompre), de son côté, Conrad voit son père décapité par le saxon, Bruce sans pitié, son oncle égorgé a Badon, sa tante violée par ces bêtes de saxons (Il teste cruel – il a haine des saxons : réussit, il gagne 1 point en cruel).
De son côté Aurélius, se voit mener la garde quand une silhouette se déploie à l’orée du cercle de lumière jeté par le feu de camp. La silhouette est haute, de ténèbres pure. Un bruissement de plumes deux longues ailes se déploient. Son cri ne réveille personne, ses compagnons semblent plonger dans un sommeil agité.
« Je suis venu pour toi Aurélius. Mon maître te connais et t’estimes. »
« Je connais le seigneur des ténèbres et ses paroles n’ont qu’un but blesser et diviser. »
« C’est vrai pour le commun, mais, parfois la vérité sort de sa bouche quand le mensonge est inutile. Tu peux arriver au Graal Aurélius. Mais ce n’est pas le cas de tes camarades, eux, et tu le sais, mourront et se damneront sur le chemin. Rester avec eux, Aurélius, c’est les emmener vers la mort. »
« Je ne les retiens pas et ils sont là de part leur propre volonté. »
« En partie, mais l’amour de James pour toi le lie a toi, tout comme ta gloire attire ce pauvre Conrad. C’est toi qui les emmènes à la mort. Sépare-toi d’eux et mon maître les laissera repartir des Terres gastes en vie et sans peine. »
Aurélius dégaine.
« Prince des menteurs est le meilleur nom de ton maître. Fuis ou combat. »
L’ange aux ailes de suie dégaine.
« Qu’il en soit ainsi. »
Quelques passes contre l’ombre mouvante, un choc sur le torse d’Aurélius, puis son épée fend l’ange déchu qui se dissipe dans la nuit…
Et Aurélius se réveille de son mauvais rêve. Tout à l’air normal. C’est l’aube. Ses camarades émergent du sommeil, ils ont l’air hagard et maussade, tendus ; Le silence d’abord, puis les langues se délient. James raconte ses souvenirs doux-amers avec son épouse, il a la gorge serrée. Conrad renfrogné raconte les images qui l’ont tourmenté. Lak se demande ce qu’il y a comme gloire a gagner, ici (il a raté en fierté, son pire vice). Mikaëlus et Morien semble, eux, plutôt bien.
Enfin, Aurélius raconte son rêve ; Puis se rend compte qu’il a vraiment mal et ote sa tunique : une longue trainée de bleus y est.
Note technique.
Les ailes noires, les serviteurs de Samaël font de dégats égaux au pire vice du joueur, sans défense d’armure ni de bouclier (seul l’armure d’honneur s’impose). A contrario, les dégâts qu’ils reçoivent son égaux au score de piété du joueur auquel ils enlèvent 10. Avec son plus grand vice à 3 et sa piété a 20, Aurélius est leur pire adversaire, il l’a encore montré. D’autant plus qu’il a réussit un jet critique en pieux, seule manière de « bloqué », l’Aile noire et de le forcer à l’affrontement. L’aile noire attaquait forcément là où il était le plus susceptible de vaincre
A venir, sans doute, le domaine des mains rouges
Dernière modification par Harfang2 le lun. mai 11, 2026 6:18 pm, modifié 2 fois.
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An 554: Quête du Graal An I
Aventure du domaine aux mains rouges (partie I)
Aventure du domaine aux mains rouges (partie I)
Des semaines a travers des paysages perdues, plaine cendreuse, crêtes escarpés, forêts mourantes, vallées boueuses, à croiser des établissements ruinés, des squelettes… Des souvenirs qu’on ne pouvait s’empêcher de garder en mémoire, comme ces six petits cadavres emmaillotés, et ces six tombes creusées, tandis qu’un dernier cadavre, pioche a la main gisait encore… et les mouches qui faisaient festin… et ce lac, sombre, sans une ride, dans lequel gisait, a moitié émergé un cadavre de cheval, qui l’instant d’après avait disparu happé par des tentacules violacées….
Et puis, soudain, des champs de blés, quelques masures, un château dominant l’horizon… Un petit domaine, oui, mais l’air intact, normal. Un havre après ces semaines désespérantes.
Un groupe de paysans, intimidés leur indique le nom de leur seigneur Béranger de Valcroix. Ils le disent bon et, sur la demande des chevaliers, précisent que, oui, il y a bien un prêtre au château. Aux portes, les joueurs sont arrêtés par un chevalier en mailles renforcés. C’est Géraud le rouge, le capitaine des gardes, large d’épaules, barbe rousse épaisse ; Son regard méfiant s’équarquille quand il apprend que c’est le légendaire James de Blacktower (Gloire 31000) et le puissance duc de Silchester (Aurélius, 23 000 en gloire ) qui se présentent ! Il en oublie Conrad.
Les chevaux sont menés aux écuries tandis que Géraud donne des ordres brefs et leur dit que le seigneur leur offrira l’hospitalité. Il leur ait offert de quoi prendre quelques repos et toilettes, ce qu’ils acceptent avec bonheur.
Si Conrad et James profitent, Aurélius reste méfiant, curieux, plutôt, de savoir a quel miracle ou quel maléfice ce territoire doit sa bonne tenue.
Au banquet, ils font connaissance du seigneur des lieux, Béranger de Valcroix, un homme encore robuste, aux traits tirés mais nobles, aux cheveux bruns grisonnants aux tempes, et dont le regard dur qui se fissure dès qu’il observe ses enfants. Ces derniers sont aux nombres de trois, Alice, six ans, une enfant pâle et maladive. Hugues, un blondinet vif d’une dizaine d’année et Ysabeault, une jeune demoiselle de toute beauté. Sont présent, aussi, Dame Rixende, une dame d’une soixantaine d’année, nourrice des enfants et frère Aldebrand, un prêtre âgé d’une cinquantaine d’année, un peu gras et au teint couperosé. Le banquet est agréable et bien que mesuré, la chair est bonne et abondante. Le seigneur est, bien sûr, au courant de la consomption qui ronge les Terres gastes, et explique que feu son épouse, qui s’est éteinte il y a trois ans, était pieuse, une sainte. L’évocation semble plonger la maisnie dans la tristesse. La petite Alice trouve refuge dans les bras de son ainée, Béranger sert les dents, Géraud baisse les yeux et frère Aldebrand se ressert un pichet de vin, et boit, sec. Lak, lui, ne se lasse d’observer la jeune fille, elle est magnifique. Certes, les autres chevaliers ont remarqué sa beauté, aussi, mais ils ont déjà épouse et pour Aurélius et James pourrait presque être son grand-père, aussi leurs cœurs ne saurait s’emballer. Ce n’est pas le cas de Lak… et la jeune fille le remarque.
Les chevaliers se décident a rester quelques temps, ils veulent percer le mystère. Conrad se charge d’aller visiter les terres pour voir si les paysans ont quelque chose à dire. James propose de charger Lak d’approcher la jeune fille, elle se sentira, sans doute plus en confiance avec quelqu’un de son âge (Lak s’empresse d’acquiescer). Le vieux James se propose ensuite d’essayer d’approcher sir Géraud qui semble avoir beaucoup d’admiration pour lui. Quand a Aurélius, il a déjà son idée. Aller prier dans l’Eglise, bien sûr, en compagnie du prêtre.
Conrad fera n’arrivera pas à faire parler les paysans, mais sentira, par contre, qu’ils lui cachent quelque chose. Géraud, s’il ne se départ pas d’admiration, se contente de souligner la piété de l’ancienne dame et le courage de son seigneur qui, à la mort de son épouse s’est enfoncé dans les Terres gastes et est revenu en ramenant… enfin, est revenu en sauvant le domaine. C’est Aurélius qui confrontera le prêtre. Les portes de l’Eglise étaient fermées, le prêtre les ouvrit. Il sentait l’alcool. « Je veux me confesser. » Le prêtre bégaya, ouvrit des grands yeux. « Vous êtes prêtre ? Vous pouvez me confesser ? » « Oui, oui, enfin, bien sûr, à travers moi, ce sera Dieu qui vous écoutera, je ne suis que son serviteur, misérable. » La scène se finira, une heure plus tard, avec un prêtre enserrant les genoux, d’Aurélius, se traitant lui-même de lâche, d’infâme. Il confirme que l’épouse du seigneur était une sainte-femme qui organisait des processions, et dont la foi, inspirait à tous. Il finit par avouer qu’aujourd’hui c’est grâce à des sacrifices impies que le domaine se maintient. Qu’a chaque pleine lune le sang coule dans la cour, que, le seigneur ordonne ces nuits le couvre-feu sous peine de mort et interdit à quiconque d’ouvrir portes ou fenêtres sous la même peine de mort. Lak leur apprend pour sa part que la jeune fille aurait un secret a lui dire cette nuit.
Le soir le banquet se passe semblablement, même si frère Aldebrand boit plus encore. James, perspicace remarque cependant une tenson chez la jeune Ysabeault.
Le lendemain, alors que les chevaliers réfléchissent a la suite en se promenant a cheval, Lak vient interpeller Sire James « Messire, j’ai une faveur à vous demander et vous jure que celle-ci ne portera atteinte ni a votre honneur ni à votre ve ! » James hésite, il est honorable, mais connait aussi le poids ce genre de demande tout autant qu’il s’inquiète de l’impulsivité de ce godelureau, certes courageux, de bonne lignée et bonne lame mais godelureau quand même !
« Seigneur, je vous conjure de m’adouber pour pouvoir combattre le mal, venir en aide a une démoiselle en détresse et sauver son honneur ! »
« Ha ! Rien que ça. Il va falloir m’en dire plus. »
Les chevaliers écoutent mi-médusés, mi-amusé, et James finit par donner une rouste à Lak. En effet le jeune garçon, vient d’avouer que la jeune fille lui avait raconté que les nuits de pleine lune un maléfice s’emparait du domaine et que le lendemain avait disparu les personnes faibles, et que la jeune fille l’avait supplié de l’emmener loin de ce domaine, elle, sa sœur et son frère, qu’elle l’en conjurait, que sa soeur, malade, ne manquerait certainement pas de disparaitre à la lune prochaine!… Et, hem, qu’accessoirement, pris par les événements, il avait partagé sa couche et l’avait défloré : ça c’était le moment de la rouste.
Les chevaliers sont assez unanimes à fustiger sa conduite et son imbécilité. Imbécilité, non pas que de vouloir sauver une jeune fille et sa sœur, mais d’accepter d’elle le don de sa virginité, alors qu’elle devait être secourue ; Lak se défend, avec sincérité ; Ils ont raison bien sûr, mais il l’aime, et il est prêt a se marier avec elle ! Non, il veut se marier, avec elle ! C'est l'amour de sa vie! qu’on l’adoube et il juste sur son honneur et sur la bible qu’il l’épousera le jour même ! Ils le tancent, mais pardonnent, eux aussi, par amour, on fait bien des bêtises.
Note technique: Lak, fils d'Erec, a donc, hérité de l'honneur de son père, 21, de son courage 20, de son impulsivité et de sa capacité a tomber irrésistiblement amoureux. Dans l'ambiance délétaire des Terres gastes, c'est un élément plaisant, qui amène, un peu de couleur dans la grisaille, surtout face à Morien et Mikaëlus, deux écuyers plus sages et effacés.
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon
An 554: Quête du Graal An I
Aventure du domaine aux mains rouges (partie II)
Aventure du domaine aux mains rouges (partie II)
James souhaiterait se renseigner plus avant sur ce sacrifice. Conrad, lui est prêt a servir d’appât s’il le faut, il est blessé. Aurélius, considère qu’ils savent l’essentiel et que c’est de leurs lames droites et de leur âme trempée qu’ils devront affronter le mal quel qu’il soit.
Les chevaliers décident d’un plan. Il est question d’un Lak devant faire se tenir Ysabeault et Alice le jour dît. De partir, peut-être pour saisir les hommes, démons ou quoi que ce soit… Quoi qu’il en soit, un problème reste. Ils sont les hôtes du seigneur Béranger et James tant qu’Aurélius ne sauraient déroger aux règles de l’hospitalité…Mais le destin joue en leur faveur. Le soir c’est le seigneur Béranger lui-même qui leur annonce qu’il existe une coutume dans son domaine, à savoir que les nuits de pleine lune, chacun doit se cloîtrer en sa demeure et chambre et n’en sortir sous aucun prétexte. James et Aurélius se sourit mutuellement et ne se concerte même pas « Seigneurs, nous en prenons bonne note, mais, hélas, nous comptions partir dès demain matin à l’aube et ne pourrons donc pas être présent. »
Les chevaliers prennent donc, la route au matin mais vont se dissimuler dans un bosquet touffu du domaine, non loin des hameaux et du château. Alors que le soleil disparait à l’horizon, il constate que les portes du château sont resté grande ouvertes. Profitant de la coutume qui a donc vidés les lieux pour eux, ils décident, armé de pied en cap de s’avancer jusque dans la grand ’cour.
Ils n’étaient cependant pas préparé a ce qui viendrait. C’est un être blême et décharné, aux trop longs bras, aux trop longues jambes et portant une longue hache a double tranchant. Il avance, tranquillement vers le château, entouré, d’une dizaine de pauvre créatures, enfants malades, vieillards, une femme a moitié paralysé… Voilà la vérité qui s’approche ; Ainsi est préservé le domaine, par le sang des faibles, donné en obole au démon pour que vivent les forts.
L’être entre, autour de lui, ses victimes tenus au cou, par une fine chaîne. De près, il parait plus hideux encore et c’est l’odeur de mort, l’odeur de sang caillé qui émane de son manteau, couvert de croute de sang, et de ses mains noires de sang. Il râle, et son rictus est terrifiant. James charge, Conrad aussi. Aurélius, hésite, n’arrive pas à s’élancer ( Echec au jet de Valeureux, mais échec, aussi, au jet de couard, il reste donc, sous le choc). Conrad et James charge ; Le combat est infâme, dans la pénombre, les victimes du collecteur, puisque tel est son nom se pressent autour de lui, empêchant les chevaliers de combattre comme il le faut (Compétences – 5), pire encore, il se serre d’eux comme boucliers humains. Conrad est jeté au sol d’un coupe terrible, le ventre ouverte, James tue l’une des femmes ! Enfin, Aurélius arrive au contact, sous la lune pâle, les lames claquent, le sang coulent. Enfin, s’effondre la créature qui s’épand dans une longue tâche de sang puante.
Le mal est vaincu mais deux innocents gisent au sol.
Les jours suivants, les chevaliers remettront de l’ordre. Conrad incitera la jeune Ysabeault reprendre l’œuvre de sa mère et l’on verra la populace libérée, suivre l’enfant en chantant, on la verra avancé pieds nues, juste vêtue d’une robe grise et les paysans pleureront, tandis que même le prêtre portera sur ses épaules une trop lourde croix qui le fait tomber et souffrir…. Le seigneur Beranger ne verra pas cela : le matin même il s’était pendu. Non sans avoir écrit un mot aux chevaliers. Un mot de regret. Ce pacte, c’est pour ses enfants qu’il l’avait accepté, parcequ’il les aimait et ne pouvait supporter de risquer de les perdre après avoir perdu son épouse.
Et Ysabeault pleurait en menant le cortège, ce n’était pas la douleur a ses pieds ensanglantés sur les pierres, non, c’était son cœur qui saignait. Mais les chevaliers voulaient croire en elle. Lui assurait qu'elle était la seule qui pouvait, encore, sauver les siens, poursuivre l'oeuvre de sa mère, et le rêve de son père, qui avait fait l'erreur de ne pas avoir remis sa destinée dans les mains de Dieu, mais qui, cependant, n'avait pas agit par égoïsme mais par amour.
Note technique: Belle aventure que celles-ci. Les personnages étaient fort en caractères et émotions. L'adversaire, n'était pas si puissant, mais le fait de se servir de ses victimes comme bouclier humains était rudes. Quand aux personnages dramatique de Béranger, le prêtre déchu et la jeune fille prête a se sacrifier pour sauver sa petite soeur... Tout celà concurrait a une atmosphère très émotionnelle.
Les chevaliers décident d’un plan. Il est question d’un Lak devant faire se tenir Ysabeault et Alice le jour dît. De partir, peut-être pour saisir les hommes, démons ou quoi que ce soit… Quoi qu’il en soit, un problème reste. Ils sont les hôtes du seigneur Béranger et James tant qu’Aurélius ne sauraient déroger aux règles de l’hospitalité…Mais le destin joue en leur faveur. Le soir c’est le seigneur Béranger lui-même qui leur annonce qu’il existe une coutume dans son domaine, à savoir que les nuits de pleine lune, chacun doit se cloîtrer en sa demeure et chambre et n’en sortir sous aucun prétexte. James et Aurélius se sourit mutuellement et ne se concerte même pas « Seigneurs, nous en prenons bonne note, mais, hélas, nous comptions partir dès demain matin à l’aube et ne pourrons donc pas être présent. »
Les chevaliers prennent donc, la route au matin mais vont se dissimuler dans un bosquet touffu du domaine, non loin des hameaux et du château. Alors que le soleil disparait à l’horizon, il constate que les portes du château sont resté grande ouvertes. Profitant de la coutume qui a donc vidés les lieux pour eux, ils décident, armé de pied en cap de s’avancer jusque dans la grand ’cour.
Ils n’étaient cependant pas préparé a ce qui viendrait. C’est un être blême et décharné, aux trop longs bras, aux trop longues jambes et portant une longue hache a double tranchant. Il avance, tranquillement vers le château, entouré, d’une dizaine de pauvre créatures, enfants malades, vieillards, une femme a moitié paralysé… Voilà la vérité qui s’approche ; Ainsi est préservé le domaine, par le sang des faibles, donné en obole au démon pour que vivent les forts.
L’être entre, autour de lui, ses victimes tenus au cou, par une fine chaîne. De près, il parait plus hideux encore et c’est l’odeur de mort, l’odeur de sang caillé qui émane de son manteau, couvert de croute de sang, et de ses mains noires de sang. Il râle, et son rictus est terrifiant. James charge, Conrad aussi. Aurélius, hésite, n’arrive pas à s’élancer ( Echec au jet de Valeureux, mais échec, aussi, au jet de couard, il reste donc, sous le choc). Conrad et James charge ; Le combat est infâme, dans la pénombre, les victimes du collecteur, puisque tel est son nom se pressent autour de lui, empêchant les chevaliers de combattre comme il le faut (Compétences – 5), pire encore, il se serre d’eux comme boucliers humains. Conrad est jeté au sol d’un coupe terrible, le ventre ouverte, James tue l’une des femmes ! Enfin, Aurélius arrive au contact, sous la lune pâle, les lames claquent, le sang coulent. Enfin, s’effondre la créature qui s’épand dans une longue tâche de sang puante.
Le mal est vaincu mais deux innocents gisent au sol.
Les jours suivants, les chevaliers remettront de l’ordre. Conrad incitera la jeune Ysabeault reprendre l’œuvre de sa mère et l’on verra la populace libérée, suivre l’enfant en chantant, on la verra avancé pieds nues, juste vêtue d’une robe grise et les paysans pleureront, tandis que même le prêtre portera sur ses épaules une trop lourde croix qui le fait tomber et souffrir…. Le seigneur Beranger ne verra pas cela : le matin même il s’était pendu. Non sans avoir écrit un mot aux chevaliers. Un mot de regret. Ce pacte, c’est pour ses enfants qu’il l’avait accepté, parcequ’il les aimait et ne pouvait supporter de risquer de les perdre après avoir perdu son épouse.
Et Ysabeault pleurait en menant le cortège, ce n’était pas la douleur a ses pieds ensanglantés sur les pierres, non, c’était son cœur qui saignait. Mais les chevaliers voulaient croire en elle. Lui assurait qu'elle était la seule qui pouvait, encore, sauver les siens, poursuivre l'oeuvre de sa mère, et le rêve de son père, qui avait fait l'erreur de ne pas avoir remis sa destinée dans les mains de Dieu, mais qui, cependant, n'avait pas agit par égoïsme mais par amour.
Note technique: Belle aventure que celles-ci. Les personnages étaient fort en caractères et émotions. L'adversaire, n'était pas si puissant, mais le fait de se servir de ses victimes comme bouclier humains était rudes. Quand aux personnages dramatique de Béranger, le prêtre déchu et la jeune fille prête a se sacrifier pour sauver sa petite soeur... Tout celà concurrait a une atmosphère très émotionnelle.
Plurima leges, pessima republica