[Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
- Pyth
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
Et c'est quand même plus compliqué de transformer un manche à balai en épieu quand on a des sabots. Ceci-dit, là le truc le plus marrant, c'est que la gueule d'une vache, à la base, c'est quand même conçu pour brouter, écraser et meugler, pas pour tenir et encore moins pour manipuler. Or Veronika a non seulement trouvé le truc pour dépasser son handicap naturel en utilisant sa langue, les particularités de sa dentition et le contrôle des muscles de sa mâchoire comme de son cou, mais est même capable de réitérer l'exploit. Et ce sans parler du fait qu'elle emploie telle ou telle partie du balai en fonction de la sensibilité de l'endroit de son corps qu'elle veut gratter. Autrement dit, en terme de complexité on est déjà au delà du curetage de termitière à la brindille par le premier chimpanzé venu, pour une vache laitière c'est quand même pas mal.
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
Ce sont deux choses un brin différentes. La vache a le bon balai fourni de base donc elle a pu s'adapter à cet outil spécifique, le chimpanzé va devoir trouver le bon bâton et éventuellement le retravailler pour correspondre à cette fourmilière là. De la même manière que des corneilles se servent aussi de bâtons pour attraper des choses voire juste pour s'amuser, j'ai eu une belle barre en lisant un truc à propos d'une corneille volant avec un bout de bois entre les pattes et en s'en servant littéralement de planche de windsurf, pour le fun.
Dans tous les cas cela montre que les animaux, même ceux que l'on croit un peu concons ont une capacité à apprendre et conceptualiser des usages à propos d'objets et ensuite mettre ça en pratique avec parfois une finesse dont on ne les pense pas capables.
Dans tous les cas cela montre que les animaux, même ceux que l'on croit un peu concons ont une capacité à apprendre et conceptualiser des usages à propos d'objets et ensuite mettre ça en pratique avec parfois une finesse dont on ne les pense pas capables.
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- Pyth
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
D'après l'article ce n'est pas si différend que ça : "Veronika est l'animal de compagnie de Witgar Wiegele, à la fois fermier et boulanger qui a remarqué il y a plus de dix ans que sa vache prend des bâtons afin de se gratter." Elle n'a pas attendu qu'on lui refile un balai, en somme, et le balai lui-même n'est pas spécialement adapté à la tâche en plus. Pour le test elle n'avait que le balai à manipuler donc elle se l'est approprié et lui a même trouvé des variations d'utilisation, mais elle aurait manifestement pu se servir d'autre chose de taille et de rigidité à peu près similaire.
Bref c'est assez fortiche finalement, d'autant que la vache n'a pas de main préhensile à pouce opposable, ni de congénères lui montrant le geste en le pratiquant devant elle.
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
Il y a aussi un fossé en ca et conceptualiser ledit élément, c'est bien plus qu'une gradation, je pense. Comme tu le dis si bien, le chimpanzé qui coupe et effeuille un bâton va bien plus loin : il fabrique un objet.
Mais des spécialistes de la question, dont je ne suis pas, pourraient nous en dire plus.
https://d100.fr, du d100 en VF (Openquest, Revolution D100, Mythras)
http://windonthesteppes.blogspot.com/ : blog JdR sur les Nomades des steppes et le jeu du même nom
La campagne dans les steppes (en Français) : http://rpol.net/game.cgi?gi=67716&date=1473941647
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Rosco
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
Les primates se masturbent, ce qui signifie qu'ils aussi une conceptualisation de leur corps bien plus complexe que ce que l'on peut penser.
De même, on se doute maintenant que le chimpanzé a une vision très particulière du territoire
https://www.insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/pr ... chimpanzes
Patrouille de la frontiere commune avec installation de poste de garde
Guerre d'absorption
Cela reste sur une zone limitée du continent, donc pas sur que cela soit généralisé
Mais voila on est bien au dela de la veille en bas de l arbre
De même, on se doute maintenant que le chimpanzé a une vision très particulière du territoire
https://www.insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/pr ... chimpanzes
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Guerre d'absorption
Cela reste sur une zone limitée du continent, donc pas sur que cela soit généralisé
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Gork est « brutal mè ruzé » et son frère Mork est « ruzé mè brutal »
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
Les coûts indirects sur la santé et la biodiversité de la pollution diffuse sont estimés à 200 milliards d’euros par an...
Laurence Hoeffling et Benoît Miribel, « Lutter contre les pollutions diffuses pour préserver la biodiversité », Conseil économique, social et environnemental, janvier 2026
https://www.lecese.fr/sites/default/fil ... ffuses.pdf
Laurence Hoeffling et Benoît Miribel, « Lutter contre les pollutions diffuses pour préserver la biodiversité », Conseil économique, social et environnemental, janvier 2026
https://www.lecese.fr/sites/default/fil ... ffuses.pdf
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
Salut, ça doome ?
De mon côté, dans le blog dédié, j'ai récolté la suspension du Mercosur, la fin du "droit de correction parental", des grévistes gagnants, la tour Eiffel contre l'effet Maltilda, la bibliothèque RSF anti-censure dans Minecraft, un record de nettoyage de plastique dans l'océan, des noyaux étouffe-Trump et des fauteuils roulants tout-terrain.
Dans le fil Énergies, plus de charbon extrait mais moins de brûlé en Chine, les renouvelables dépassent les fossiles en Europe et un gros parc européen d'éoliennes en Mer du Nord.
Et voici les infocerises nerdy de la semaine
Les estimations précédentes de la pollution atmosphérique par les microplastiques pourraient avoir été exagérées 
https://vert.eco/articles/une-bonne-nou ... le-pensait
Extrait du PDF de l'étude :
https://www.nature.com/articles/s41586-025-09998-6.pdf
Une "nouvelle forme de vie"... de 8 mètres de haut 
https://www.telegraph.co.uk/news/2026/0 ... 26ft-tall/
Des coraux résistants à la chaleur aident Maurice à restaurer des récifs avec un taux de survie de 98 % 
https://www.valleyvanguardonline.com/he ... ival-rate/
L'étude :
https://www.mdpi.com/2077-1312/13/7/1268
Un vaccin anti-cancer (mélanome) à ARNm offre une protection après 5 ans de suivi, selon un essai de phase 2 
https://arstechnica.com/health/2026/01/ ... merck-say/
Un système anti-tartre facile à installer dans la plomberie 
⚠ : marketing
https://www.ionizewaters.com/technologie
Vu là :
: https://www.radiofrance.fr/francebleu/p ... ux-3950118
J'en suis à deux chauffe-eaux changés en 12 ans - donc oui, j'aime plutôt bien l'idée.
De mon côté, dans le blog dédié, j'ai récolté la suspension du Mercosur, la fin du "droit de correction parental", des grévistes gagnants, la tour Eiffel contre l'effet Maltilda, la bibliothèque RSF anti-censure dans Minecraft, un record de nettoyage de plastique dans l'océan, des noyaux étouffe-Trump et des fauteuils roulants tout-terrain.
Dans le fil Énergies, plus de charbon extrait mais moins de brûlé en Chine, les renouvelables dépassent les fossiles en Europe et un gros parc européen d'éoliennes en Mer du Nord.
Et voici les infocerises nerdy de la semaine
La présence des microplastiques dans l’atmosphère – ces particules microscopiques, plus fines qu’un cheveu – serait bien moindre que ce que nous pensions jusqu’ici. Les concentrations mondiales avancées ont été surestimées de deux à quatre ordres de grandeur, selon une équipe de chercheur·ses de l’université de Vienne (Autriche). Elle publie ses travaux ce mercredi, fruits de près de deux ans de recherche, dans la prestigieuse revue scientifique Nature. Les alertes de la communauté scientifique sur les effets préoccupants de la pollution aux microplastiques ne sont pas remises en cause pour autant.
(...)
Le problème, soulignent les chercheur·ses, c’est que la pollution aux microplastiques n’est pas uniforme : elle est beaucoup plus élevée près des continents et des activités humaines que dans les régions isolées ou au-dessus des océans. «Les mesures que nous avons pu récolter montrent en réalité qu’elles sont 30 fois moins importantes au niveau des océans qu’au niveau terrestre», précise Andreas Stohl. Elles varient aussi beaucoup en fonction des régions du monde. En généralisant des mesures locales, réalisées loin des océans, à l’ensemble du globe, certaines études antérieures ont donc mécaniquement gonflé les estimations.
Pour corriger ces surestimations, les chercheur·ses ont fait un très dense travail de collecte de données, rassemblant toutes les mesures déjà réalisées dans le monde sur les microplastiques dans l’air et dans les dépôts (pluie, neige, etc.). Au total, elles et ils ont compilé près de 2 800 mesures, provenant de 76 études.
L’équipe de recherche a ensuite simulé le transport des particules avec ce qu’elle appelle «un modèle». Ce dernier «n’est pas parfait», concède le chercheur. Il sert à reproduire le fonctionnement de l’atmosphère : les microplastiques y sont transportés par les vents, restent en suspension pendant un certain temps, selon leur taille, puis finissent par retomber au sol ou dans les océans…
Grâce à cette approche, les scientifiques ont pu estimer les véritables émissions mondiales : environ 6 × 10¹⁷ particules par an pour les sources terrestres et 3 × 10¹⁶ particules par an pour les sources océaniques – soit deux à quatre ordres de grandeur inférieurs aux estimations de certaines études antérieures.
Extrait du PDF de l'étude :
Au-dessus des terres, la surestimation des concentrations atmosphériques est particulièrement importante. La médiane mesurée n'y est que de 0,08 particule /m³, tandis que les valeurs médianes simulées varient entre 105 particules /m³ pour le cas TD-B et 1 506 particules /m³ pour le cas TD-E .
Les flux de dépôt au-dessus des terres ne sont pas aussi fortement surestimés par le modèle que les concentrations ; cependant, on constate tout de même des surestimations de facteurs de 67 à 20 500.
Des scientifiques ont confirmé qu'un fossile vieux de 370 millions d'années découvert en Écosse correspondait à une forme de vie entièrement nouvelle qui mesurait 8 mètres de haut.
Le genre, appelé Prototaxites, ressemblait à un tronc d'arbre géant et ligneux sans feuillage et était à l'origine considéré comme une forme de champignon.
Mais de nouvelles recherches menées par l'université d'Édimbourg et les musées nationaux d'Écosse ont montré que ce fossile n'était ni un champignon ni une plante, mais une nouvelle forme de vie qui s'est éteinte il y a environ 370 millions d'années.
(...)
Des études ont montré qu'il ne semblait pas tirer son énergie uniquement de la photosynthèse comme une plante, ni entretenir de relation symbiotique avec un autre organisme, comme c'est le cas des lichens avec les champignons.
Il ne semblait pas non plus disposer du vaste réseau de mycélium souterrain (les racines étendues des champignons) nécessaire pour obtenir suffisamment de carbone organique afin de soutenir sa taille gigantesque.
Une nouvelle analyse a révélé que les spécimens étaient chimiquement et structurellement distincts des champignons contemporains et qu'il était « préférable de les classer dans une lignée eucaryote entièrement éteinte ».
(...)
Le Prototaxites date de la fin du Silurien à la fin du Dévonien, il y a 420 à 370 millions d'années, une période de changements remarquables à la surface de la Terre, au cours de laquelle les plantes et les animaux ont commencé à s'implanter et à se répandre.
Il s'agit du premier organisme géant à avoir vécu sur la terre ferme, éclipsant par sa taille les autres plantes et animaux de cette période.
La vague de chaleur de l'été dernier a blanchi et pâli une grande partie des récifs coralliens de Maurice, mais quelques poches de récifs vivants et colorés ont survécu. Les scientifiques marins de l'île affirment qu'un programme d'élevage ciblé de coraux résistants à la chaleur a donné des résultats de survie étonnants pendant cette période de stress, suggérant une voie évolutive pour la restauration des récifs à mesure que les océans se réchauffent.
Les équipes de recherche ont combiné un timing minutieux de la reproduction des coraux avec des pratiques de nurserie sélectives afin d'élever des colonies qui ont beaucoup mieux résisté à des eaux exceptionnellement chaudes que les coraux reproduits de manière traditionnelle. Les premiers résultats sont salués comme une avancée majeure pour la restauration des coraux et pour les communautés qui dépendent de la santé des récifs.
(....)
Une étude menée par le Dr Nadeem Nazurally, spécialiste des coraux, a permis de réaliser un test en conditions réelles lors du blanchissement de l'été dernier. Les résultats ont révélé des différences frappantes selon la méthode de reproduction et l'approche de nurserie :
Les Millepora (un hydrozoaire similaire au corail) élevés dans le cadre de programmes sélectifs basés sur la reproduction ont affiché un taux de survie de 99,8 % pendant la vague de chaleur.
Pour tous les genres de coraux élevés selon cette approche sélective, le taux de survie moyen était d'environ 88 %.
Les coraux propagés à l'aide de techniques plus anciennes de clonage de fragments et sans sélection axée sur la chaleur ont montré une résilience beaucoup plus faible, avec un taux de survie d'environ 10 % dans les mêmes conditions.
Les chercheurs ont également comparé les différents types d'élevage. Les plateformes flottantes suspendues à mi-hauteur dans la colonne d'eau ont permis de réduire l'exposition à la sédimentation, fréquente près des zones touristiques très fréquentées, tandis que les nurseries au fond de la mer ont donné de bons résultats dans les zones plus calmes et plus claires. Ces résultats suggèrent que les gestionnaires peuvent adapter les méthodes d'élevage aux conditions locales afin de maximiser la survie.
L'étude :
Dans le cadre d'un petit essai clinique, les vaccins à ARNm personnalisés contre les cancers de la peau à haut risque semblent réduire le risque de récidive et de décès de près de 50 % sur cinq ans par rapport au traitement standard. C'est ce qu'affirment Moderna et Merck, les deux sociétés pharmaceutiques qui ont collaboré à la mise au point du vaccin expérimental contre le cancer, appelé intismeran autogene (ARNm-4157 ou V940).
Jusqu'à présent, les sociétés n'ont communiqué que les résultats préliminaires dans un communiqué de presse publié cette semaine. Cependant, ces résultats concordent étroitement avec les analyses précédentes plus détaillées de l'essai, qui examinaient les taux de récidive et de décès à des moments plus précoces, notamment deux et trois ans après le traitement. D'autres données issues de l'essai (un essai de phase 2) seront bientôt présentées lors d'une conférence médicale, ont déclaré les sociétés. Un essai de phase 3 est également en cours, le recrutement étant terminé.
L'essai de phase 2 en cours a inclus 157 patients diagnostiqués avec un mélanome de stade 3 ou 4 et présentant un risque élevé de récidive après ablation chirurgicale.
⚠ : marketing
Le système ULF® (Ultra Low Frequency) repose sur un générateur qui émet des signaux électromagnétiques à très basse fréquence, modulés en fréquence et en puissance. Ces signaux sont transmis directement à la canalisation à traiter via deux inducteurs bobinés, créant ainsi un champ électrique basse fréquence. Ce spectre électromagnétique agit sur les propriétés physico-chimiques de l'eau.
(...) Il est compatible avec tous les types de matériaux de tuyauterie, qu'ils soient en métal, plastique ou multicouches, et s'adapte à toutes les configurations de réseau, qu'ils soient ouverts ou fermés.
Son installation rapide ne requiert aucun travail de plomberie spécifique. Ces ondes modifient la structure des minéraux présents dans l'eau, notamment le calcium et le magnésium, responsables de la formation du tartre.
(...) Ces signaux de très basse fréquence qui modifient la structure cristalline du calcaire favorise la formation d'aragonite, une forme de calcaire non incrustante, qui circule librement dans les canalisations et est éliminée avec l'eau.
Vu là :
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
Awé, la dernière cerise, pareil ça m'intéresse vraiment beaucoup. Disons que par chez nous l'eau est si dure que quand on change un ballon d'eau chaude et qu'on le roule hors de la maison, ça fait des bruits de caillasse à l'intérieur et même vidé le bousin pèse bien comme il faut. 
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
La méthode électromagnétique pour empêcher le calcaire de se déposer n'est pas nouvelle, et a des limites :
- elle ne fonctionne vraiment que sur l'eau froide, lorsque l'eau chauffe le calcaire perd les propriétés qui l'empêchent de se déposer
- sur une eau très dure, ça limite le dépôt mais ne l'empêche pas
- l'effet disparaît avec le temps, et c'est assez court, de mémoire de l'ordre de la journée
- les appareils qui se posent par dessus un tuyau ont une efficacité moindre que ceux qui se mettent en coupure du tuyau car ces derniers peuvent émettre un champ magnétique plus régulier
J'en ai un chez moi et j'ai constaté que la durée entre deux détartrages des mousseurs des robinets s'est beaucoup allongée.
- elle ne fonctionne vraiment que sur l'eau froide, lorsque l'eau chauffe le calcaire perd les propriétés qui l'empêchent de se déposer
- sur une eau très dure, ça limite le dépôt mais ne l'empêche pas
- l'effet disparaît avec le temps, et c'est assez court, de mémoire de l'ordre de la journée
- les appareils qui se posent par dessus un tuyau ont une efficacité moindre que ceux qui se mettent en coupure du tuyau car ces derniers peuvent émettre un champ magnétique plus régulier
J'en ai un chez moi et j'ai constaté que la durée entre deux détartrages des mousseurs des robinets s'est beaucoup allongée.
- cdang
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
Le TDAH et le déficit de transfert de la dopamine.
La dopamine est un neurotransmetteur qui intervient dans le système récompense/renforcement. Les TDAH auraient non pas un défcit de dopamine — on mesure un léger déficit chez les TDAH par rapport aux non-TDAH, mais peu significatif — mais plutôt un déficit de transfert de la dopamine.
Quand on entreprend une tâche, la dopamine est délivrée au moment de la récompense. Mais dans le cas de situations répétitives, la dopamine est délivrée au moment où le cerveau anticipe la récompense ; c'est dès qu'il y a un signal (clue) de début de tâche que la récompense va arriver. Ainsi, un premier pic de dopamine intervient au début la tâche, et non à la fin. Cela aide à soutenir l'attention et la motivation.
Sur des TDAH, il n'y aurait pas ce transfert. Le pic anticipé de dopamine serait minime, il faudra attendre la fin de la tâche pour l'avoir, d'où un mécanisme de renforcement moins efficace, des difficultés de motivation et de concentration.
Toutefois, le TDAH n'a pas un mécanisme unique, ce déficit de transfert ne permet donc pas d'expliquer le trouble dans sa totalité.
Gail Tripp et Jeff R Wickens, « Research review: dopamine transfer deficit: a neurobiological theory of altered reinforcement mechanisms in ADHD », The Journal of child psychology and psychatry, 28 juin 2008
https://acamh.onlinelibrary.wiley.com/d ... 07.01851.x
La dopamine est un neurotransmetteur qui intervient dans le système récompense/renforcement. Les TDAH auraient non pas un défcit de dopamine — on mesure un léger déficit chez les TDAH par rapport aux non-TDAH, mais peu significatif — mais plutôt un déficit de transfert de la dopamine.
Quand on entreprend une tâche, la dopamine est délivrée au moment de la récompense. Mais dans le cas de situations répétitives, la dopamine est délivrée au moment où le cerveau anticipe la récompense ; c'est dès qu'il y a un signal (clue) de début de tâche que la récompense va arriver. Ainsi, un premier pic de dopamine intervient au début la tâche, et non à la fin. Cela aide à soutenir l'attention et la motivation.
Sur des TDAH, il n'y aurait pas ce transfert. Le pic anticipé de dopamine serait minime, il faudra attendre la fin de la tâche pour l'avoir, d'où un mécanisme de renforcement moins efficace, des difficultés de motivation et de concentration.
Toutefois, le TDAH n'a pas un mécanisme unique, ce déficit de transfert ne permet donc pas d'expliquer le trouble dans sa totalité.
Gail Tripp et Jeff R Wickens, « Research review: dopamine transfer deficit: a neurobiological theory of altered reinforcement mechanisms in ADHD », The Journal of child psychology and psychatry, 28 juin 2008
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
La Chine va interdire les poignées affleurantes sur les voitures.
Ces poignées sont en fait des déclencheurs électriques ; en cas de défaillance de l'alimentation électrique, plus moyen d'ouvrir la portière...
« Portières de voitures : les poignées affleurantes seront-elles bientôt interdites en France, après la décision de la Chine ? », Libération, 3 février 2026
https://www.liberation.fr/economie/port ... 5XJPJ3UQE/
Ces poignées sont en fait des déclencheurs électriques ; en cas de défaillance de l'alimentation électrique, plus moyen d'ouvrir la portière...
Un incident très médiatisé s’est produit en octobre lorsque des secouristes ont été dans l’incapacité d’ouvrir les portes d’un véhicule électrique de la marque Xiaomi qui avait pris feu après un accident dans la ville de Chengdu, dans le sud-ouest du pays. Le conducteur, qui aurait été sous l’emprise de l’alcool, est décédé.
« Portières de voitures : les poignées affleurantes seront-elles bientôt interdites en France, après la décision de la Chine ? », Libération, 3 février 2026
https://www.liberation.fr/economie/port ... 5XJPJ3UQE/
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
L'autisme et la suractivité cérébrale.
Une étude de l'université de Case Western Reserve et de l'université de Toronto montre qu'au repos, le cerveau d'un enfant autiste génère 42 % d'information de plus que celui d'un enfant alliste (non-autiste). Ces mesures ont été faites par magnétoencéphalographie (MEG). Ce surcroît d'activité pourrait expliquer que ces enfants se retirent dans leur « monde intérieur », cette suractivité les détournant des stimuli extérieurs (dont les interactions humaines).
Les auteurs et autrices mettent ça en rapport avec la théorie du monde intense (intense world theory), une théorie expliquant les symptômes de l'autisme par une suractivité cérébrale qui provoque une sur-sensibilité aux stimuli externes, une hypermnésie, une sur-attention et une sur-réponse émotionnelle.
Jessica Studeny, « Study Shows Autistic Brains Create More Information at Rest », Case Western Reserve University School of Medicine, 31 janvier 2014
https://case.edu/medicine/about/newsroo ... ation-rest
La théorie du monde intense pose l'hypothèse d'une réponse excessive aux stimulations de l'environnement. Cette réponse excessive influe sur le développement du cerveau, il provoque un développement accéléré et exagéré, en particulier de la transmission glutamatergique, d'où une hyperfonctionnalité du néocortex et du système limbique. Cela peut poser des problèmes dans les fonctions exécutives, qui nécessitent de l'inhibition pour se concentrer sur une tâche précise. La difficulté à filtrer les informations et les souvenirs plonge l'autiste dans un monde instable et incertain, ce qui le pousse à rechercher un environnement stable et répétitif, sans surprise (d'où les routines).
Notons qu'ils parlent de « traitement de l'autisme », une notion hautement controversée. Ils proposent le fait de placer le jeune enfant autiste dans un environnement stable et prédictible, et d'introduire les nouveautés progressivement et sans brusquerie. Mais ils proposent aussi un traitement médicamenteux pour calmer le cerveau :-/
Kamila Markram et Henry Markram, « The intense world theory - a unifying theory of the neurobiology of autism », Frontiers in human neuroscience, décembre 2010 (DOI : 10.3389/fnhum.2010.00224 )
https://www.frontiersin.org/journals/hu ... 00224/full
L'autisme pourrait également être dû à un déficit dans l'élagage synaptique (synaptic pruning).
L'élagage synaptique est un processus intervenant durant adolescence (qui fait intervenir l'autophagie pilotée par l'enzyme mTOR). À la naissance, un bébé a 15 % de neurones en plus qu'un adulte, et entre 1 et 2 ans, 50 % de plus. L'élagage synaptique consiste à supprimer les connexions qui servent peu souvent, et donc les neurones qui vont avec (ça vire quand même un bon tiers des neurones...). À l'instar d'un système de jeu de rôle, le cerveau mature est donc un cerveau qui a expurgé l'excès.
Un déficit d'élagage provoque une hyperconnectivité et une synchronisation entre des aires cérébrales. Cela peut induire des comportements répétitifs et une décroissance des interactions sociales.
Marco Pagani et coll., « mTOR-related synaptic pathology causes autism spectrum disorder-associated functional hyperconnectivity », Nature, 19 october 2021 (DOI : 10.1038/s41467-021-26131-z)
https://www.nature.com/articles/s41467-021-26131-z
La dérégulation de l'élage synaptique peut produire d'autres troubles ; par exemple, il y aurait (à l'inverse de l'autisme) un excès d'élagage synaptique dans le cas de la schizophrénie ; c'est pour ça que ce trouble apparaîtrait à l'adolescence (pendant la période d'élagage). On parle ici du rôle des microglies (des macrophages, cellules du système immunitaire chargées d'éliminer d'autres cellules) du système verveux central. Une activation tardive de l'élagage synaptique pourrait être en œuvre dans la maladie d'Alzheimer.
Jill Sakai, « How synaptic pruning shapes neural wiring during development and, possibly, in disease », Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS), vol. 117, n°28, 24 juin 2020 (DOI : 10.1073/pnas.20102811)
https://www.pnas.org/doi/full/10.1073/pnas.2010281117
Une étude de l'université de Case Western Reserve et de l'université de Toronto montre qu'au repos, le cerveau d'un enfant autiste génère 42 % d'information de plus que celui d'un enfant alliste (non-autiste). Ces mesures ont été faites par magnétoencéphalographie (MEG). Ce surcroît d'activité pourrait expliquer que ces enfants se retirent dans leur « monde intérieur », cette suractivité les détournant des stimuli extérieurs (dont les interactions humaines).
Les auteurs et autrices mettent ça en rapport avec la théorie du monde intense (intense world theory), une théorie expliquant les symptômes de l'autisme par une suractivité cérébrale qui provoque une sur-sensibilité aux stimuli externes, une hypermnésie, une sur-attention et une sur-réponse émotionnelle.
Jessica Studeny, « Study Shows Autistic Brains Create More Information at Rest », Case Western Reserve University School of Medicine, 31 janvier 2014
https://case.edu/medicine/about/newsroo ... ation-rest
La théorie du monde intense pose l'hypothèse d'une réponse excessive aux stimulations de l'environnement. Cette réponse excessive influe sur le développement du cerveau, il provoque un développement accéléré et exagéré, en particulier de la transmission glutamatergique, d'où une hyperfonctionnalité du néocortex et du système limbique. Cela peut poser des problèmes dans les fonctions exécutives, qui nécessitent de l'inhibition pour se concentrer sur une tâche précise. La difficulté à filtrer les informations et les souvenirs plonge l'autiste dans un monde instable et incertain, ce qui le pousse à rechercher un environnement stable et répétitif, sans surprise (d'où les routines).
Notons qu'ils parlent de « traitement de l'autisme », une notion hautement controversée. Ils proposent le fait de placer le jeune enfant autiste dans un environnement stable et prédictible, et d'introduire les nouveautés progressivement et sans brusquerie. Mais ils proposent aussi un traitement médicamenteux pour calmer le cerveau :-/
Kamila Markram et Henry Markram, « The intense world theory - a unifying theory of the neurobiology of autism », Frontiers in human neuroscience, décembre 2010 (DOI : 10.3389/fnhum.2010.00224 )
https://www.frontiersin.org/journals/hu ... 00224/full
L'autisme pourrait également être dû à un déficit dans l'élagage synaptique (synaptic pruning).
L'élagage synaptique est un processus intervenant durant adolescence (qui fait intervenir l'autophagie pilotée par l'enzyme mTOR). À la naissance, un bébé a 15 % de neurones en plus qu'un adulte, et entre 1 et 2 ans, 50 % de plus. L'élagage synaptique consiste à supprimer les connexions qui servent peu souvent, et donc les neurones qui vont avec (ça vire quand même un bon tiers des neurones...). À l'instar d'un système de jeu de rôle, le cerveau mature est donc un cerveau qui a expurgé l'excès.
Un déficit d'élagage provoque une hyperconnectivité et une synchronisation entre des aires cérébrales. Cela peut induire des comportements répétitifs et une décroissance des interactions sociales.
Marco Pagani et coll., « mTOR-related synaptic pathology causes autism spectrum disorder-associated functional hyperconnectivity », Nature, 19 october 2021 (DOI : 10.1038/s41467-021-26131-z)
https://www.nature.com/articles/s41467-021-26131-z
La dérégulation de l'élage synaptique peut produire d'autres troubles ; par exemple, il y aurait (à l'inverse de l'autisme) un excès d'élagage synaptique dans le cas de la schizophrénie ; c'est pour ça que ce trouble apparaîtrait à l'adolescence (pendant la période d'élagage). On parle ici du rôle des microglies (des macrophages, cellules du système immunitaire chargées d'éliminer d'autres cellules) du système verveux central. Une activation tardive de l'élagage synaptique pourrait être en œuvre dans la maladie d'Alzheimer.
Jill Sakai, « How synaptic pruning shapes neural wiring during development and, possibly, in disease », Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS), vol. 117, n°28, 24 juin 2020 (DOI : 10.1073/pnas.20102811)
https://www.pnas.org/doi/full/10.1073/pnas.2010281117
Dernière modification par cdang le jeu. févr. 05, 2026 10:57 pm, modifié 3 fois.
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
Salut, ça doome ?
De mon côté dans le blog dédié, parmi 25 bonnes nouvelles j'ai récolté la fin du devoir conjugal en France, BNP condamnée pour soin financement de dictature au Soudan, X perquisitionné, Bétharram définitivement fermé.
Dans le fil Énergies, les renouvelables U.S qui se fichent de Trump, la Haye qui comdamne les Pays-Bas pour leur inaction climatique et de l'hydroéolectricité en pentes douces.
Et voici les infocerises nerdy de la semaine.
Les humains ont maîtrisé l'art de faire du feu bien plus tôt que ce que l'on pensait 
https://www.theguardian.com/science/202 ... in-suffolk
Quelque chose de très inattendu arrive aux ours polaires de Norvège 
https://www.vox.com/climate/476873/pola ... odiversity
L'efficacité politique des manifs vue par la science : forte 
https://www.theguardian.com/us-news/202 ... ory-impact
C'est pas une règle d'or, mais par exemple, le mouvement contre la réforme des retraite a clairement pesé sur les legislatives de 2023, Macron y a perdu sa majorité. Oui, on est toujours dirigé à droite, mais ces petites concessions et surtout ce gros immobilisme récent, c'était certainement pas le programme du Mozart de la finance et de la photo d'entrainement de boxe.
Les forêts américaines stockent plus de carbone qu'elles ne l'ont fait depuis des décennies 
https://www.earth.com/news/americas-for ... n-decades/
Les forêts absorbent donc plus de carbone parce que le changement climatique est plus marqué. Mais ce qui change le jeu, c'est de laisser vieillir les forêts. On peut aussi ralentir et parfois stopper la déforestation, ce que font avec succès les pays de l'Amazonie actuellement.
Les américains bien moins climatosceptiques que Trump 
relevé par @cdang plus haut. Non seulement ils n'ont par l'avis du plus maga d'entre-eux, mais ils croient pas non plus que le réchauffement soit naturel.
https://ncse.ngo/climate-change-america ... -fall-2025
Ya des gens immunisés contre TOUS les virus 
https://www.sciencefocus.com/the-human- ... viral-drug
De mon côté dans le blog dédié, parmi 25 bonnes nouvelles j'ai récolté la fin du devoir conjugal en France, BNP condamnée pour soin financement de dictature au Soudan, X perquisitionné, Bétharram définitivement fermé.
Dans le fil Énergies, les renouvelables U.S qui se fichent de Trump, la Haye qui comdamne les Pays-Bas pour leur inaction climatique et de l'hydroéolectricité en pentes douces.
Et voici les infocerises nerdy de la semaine.
Les humains ont maîtrisé l'art de faire du feu il y a 400 000 ans, soit près de 350 000 ans plus tôt que ce que l'on pensait auparavant, selon une découverte révolutionnaire faite dans un champ du Suffolk.
On sait que les humains utilisaient le feu naturel il y a plus d'un million d'années, mais jusqu'à présent, le plus ancien exemple incontestable d'humains allumant des feux provenait d'un site du nord de la France datant d'il y a 50 000 ans.
Les dernières preuves, qui comprennent une parcelle de terre brûlée et des haches à main fissurées par le feu, démontrent de manière convaincante que les humains faisaient du feu bien plus tôt, à une époque où la taille du cerveau se rapprochait de celle de l'homme moderne et où certaines espèces s'étendaient vers les climats nordiques plus rigoureux, y compris la Grande-Bretagne.
(...)
Ceux qui ont allumé le feu sur le site, dans le village de Barnham, dans le Suffolk, ne sont probablement pas nos ancêtres, car l'Homo sapiens n'était pas présent en dehors de l'Afrique avant il y a environ 100 000 ans. Il s'agissait plutôt des premiers Néandertaliens, d'après les fossiles datant à peu près de la même époque trouvés à Swanscombe, dans le Kent, et à Atapuerca, en Espagne, qui ont conservé l'ADN des premiers Néandertaliens.
En 2022, des scientifiques ont publié une étude montrant que les ours polaires du sud-est du Groenland étaient capables d'utiliser la glace des glaciers à la place de la glace de mer pour chasser, ce qui les protégeait de certains des effets du réchauffement climatique. Et une étude publiée à la fin de l'année dernière a révélé certains changements dans l'ADN des ours polaires qui pourraient les aider à s'adapter à des températures plus élevées.
Aujourd'hui, une étude publiée dans la revue Scientific Reports apporte un nouvel espoir pour cette espèce. Cette étude, qui analyse des centaines d'ours polaires dans l'archipel norvégien du Svalbard, a révélé que la diminution de la glace de mer n'entraîne pas la famine chez les ours polaires. Ceux-ci semblaient en effet en meilleure santé au cours des deux dernières décennies analysées, de 2000 à 2019. La population globale, quant à elle, est stable ou en augmentation, selon Jon Aars, auteur principal de l'étude et scientifique à l'Institut polaire norvégien.
(...)
La nouvelle étude montre clairement que, dans d'autres régions, la perte de glace de mer due au réchauffement est effectivement liée au déclin des populations d'ours polaires. Dans l'ouest de la baie d'Hudson, au Canada, par exemple, les chercheurs ont établi un lien entre la fonte des glaces et la baisse du taux de survie des ours et la pénurie de nourriture, constatant que la population a pratiquement diminué de moitié depuis les années 1980. Le changement climatique reste la plus grande menace pour ces animaux.
Cependant, il existe 20 populations distinctes d'ours polaires dans le monde, et elles se comportent toutes de manière légèrement différente. Le réchauffement climatique ne les tue pas de manière uniforme.
Selon une étude, les régions où les manifestations ont rassemblé le plus de monde ont vu les votes en faveur des candidats démocrates évoluer favorablement au niveau des comtés. Une autre étude a montré que les électeurs étaient plus enclins à soutenir les femmes et les candidats issus des minorités ethniques en raison de l'effet stimulant des manifestations.
De même, les localités qui ont connu une plus forte participation lors des manifestations du Tea Party en 2009 ont également enregistré un soutien accru aux républicains lors des élections de mi-mandat de 2010, selon une étude. Cela montre l'impact considérable qu'un seul manifestant peut avoir, affirment les auteurs de l'étude. En effet, un participant supplémentaire à une manifestation mobilise davantage de soutien pour une cause politique qu'un vote supplémentaire lors d'une élection.
Selon la règle souvent citée des 3,5 %, si 3,5 % d'une population proteste contre un régime, celui-ci s'effondrera. Élaborée par les politologues Erica Chenoweth et Maria Stephan, qui ont étudié les campagnes de résistance civile de 1900 à 2006, cette règle a récemment suscité un regain d'intérêt dans les milieux de gauche, en particulier avec les manifestations No Kings qui ont attiré un nombre historique de participants.
(...)
Selon Chenoweth, ce chiffre fait référence au pic de participation et non à la participation cumulative. Elle ajoute que 3,5 % n'est pas un chiffre absolu : même les campagnes non violentes peuvent réussir avec une participation moindre, selon sa mise à jour de la règle en 2020.
C'est pas une règle d'or, mais par exemple, le mouvement contre la réforme des retraite a clairement pesé sur les legislatives de 2023, Macron y a perdu sa majorité. Oui, on est toujours dirigé à droite, mais ces petites concessions et surtout ce gros immobilisme récent, c'était certainement pas le programme du Mozart de la finance et de la photo d'entrainement de boxe.
Au cours des deux dernières décennies, les forêts américaines ont absorbé du carbone à un rythme rarement observé dans l'histoire moderne. Cette augmentation a discrètement transformé les forêts en l'un des alliés climatiques les plus importants du pays.
(...)
En examinant les données de l'inventaire forestier national, les chercheurs de l'université d'État de l'Ohio ont cherché à distinguer les gains de carbone probablement naturels de ceux plus directement liés aux choix d'utilisation et de gestion des terres.
(...)
L'analyse a montré qu'entre 2005 et 2022, l'évolution des températures et des précipitations a augmenté le stockage de carbone d'environ 66 millions de tonnes par an.
L'augmentation du CO2 atmosphérique, due à la fertilisation par le carbone, a également contribué à ces gains.
L'activité humaine, quant à elle, a eu des effets contraires. La déforestation et la conversion des terres ont réduit le carbone forestier d'environ 31 millions de tonnes par an. À l'inverse, la plantation d'arbres et le reboisement ont ajouté environ 23 millions de tonnes par an.
Mais le facteur qui a le plus contribué à cette augmentation n'était pas un programme de plantation ni même la fertilisation par le CO2. Il s'agissait de la structure d'âge des forêts.
À mesure que davantage de forêts entraient dans leur phase de croissance maximale, les changements d'âge ont ajouté environ 89 millions de tonnes métriques de carbone par an.
En d'autres termes, laisser les forêts vieillir, en particulier jusqu'à atteindre leur pic de productivité, peut avoir un impact considérable sur le bilan carbone. L'une des principales conclusions de l'étude est que les forêts n'ont pas toujours besoin d'une intervention directe importante pour stocker le carbone : parfois, il suffit de les laisser tranquilles et de les laisser mûrir pour qu'elles fassent le gros du travail.
Les forêts absorbent donc plus de carbone parce que le changement climatique est plus marqué. Mais ce qui change le jeu, c'est de laisser vieillir les forêts. On peut aussi ralentir et parfois stopper la déforestation, ce que font avec succès les pays de l'Amazonie actuellement.
relevé par @cdang plus haut. Non seulement ils n'ont par l'avis du plus maga d'entre-eux, mais ils croient pas non plus que le réchauffement soit naturel.
Imaginez que vous traversiez la saison grippale sans même avoir le nez qui coule. Ou que vous échappiez au COVID, peu importe le nombre de fois où il a muté.
Imaginez, en fait, qu'aucun virus ne puisse vous nuire, de la varicelle à la dengue en passant par le VIH. Même les virus les plus mortels que nous connaissons, comme la rage ou Ebola, ne vous causent pas de problèmes graves.
Pour une poignée de personnes, cela semble être le cas. Toute personne présentant une mutation génétique spécifique et rare bénéficie d'un effet secondaire surpuissant : elle combat les virus avec facilité, à tel point que la plupart du temps, elle ne sait même pas qu'elle a été infectée.
La mutation en question provoque une déficience en une protéine clé du système immunitaire appelée ISG15. Cela entraîne à son tour une inflammation systémique légèrement élevée dans leur corps – c'est cette inflammation qui semble neutraliser tout virus qui tente de passer.
(...)
Un médicament unique efficace contre tous les types de virus semble être un rêve chimérique pour les chercheurs, un graal. Le fait est que Bogunovic et ses collègues ont peut-être déjà atteint cet objectif, ou du moins quelque chose qui s'en rapproche.
Au cours de l'été 2025, ils ont publié les résultats d'une expérience dans laquelle des souris et des hamsters ont reçu un médicament inspiré des personnes présentant une déficience en ISG15.
Il s'agit d'un cocktail de 10 produits géniques, tous présents en quantité élevée chez les personnes atteintes de la mutation. Les chercheurs ont exposé les animaux à la grippe et au SARS-CoV-2, le virus responsable de la COVID. Aucun des deux virus n'a pu se répliquer chez les animaux, ni leur causer de symptômes graves.
« C'était la première fois in vivo – chez des animaux vivants – que l'on démontrait l'efficacité de ce médicament », explique Bogunovic. « Bien sûr, avant cela, nous l'avions testé in vitro sur 10 classes différentes de virus et n'avions trouvé aucun virus contre lequel il était inefficace. »
En d'autres termes, dans les cultures cellulaires en laboratoire, aucun virus n'a été capable de contourner les défenses du traitement.
Dr Hiatus, Dieu de la phase pas créative - Professeur émérite de l'Université Opaque du Fort Curieux, Pape discordien refroqué.
Mes infocerises poussent désormais le jeudi ici, et on peut les retrouver
sur un blog dédié
(yen a beaucoup plus).
Mes infocerises poussent désormais le jeudi ici, et on peut les retrouver
- Dr Hiatus
- Dieu d'après le panthéon
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?
Salut, ça doome ?
De mon côté dans le blog dédié, parmi 23 autres bonnes nouvelles j'ai récolté la chute du commerce des déchets plastiques, une compil' 2025 de victoires syndicales, des mégabassines abandonnées, et des rivières et des algues restaurées.
Dans le fil Energies, l'industrie du ciment qui se noie et des batteries domestiques amorties en cinq ans.
Et voici les infocerises nerdy de la semaine.
Un singe capable de jouer à faire semblant 
https://www.science-et-vie.com/nature-e ... 26617.html
Houba un D8.
Un portrait peint réaliste, plus de mille ans avant la Renaissance 
https://edition.cnn.com/2026/01/31/styl ... sters-week
Une troisième espèce animale découverte dans les eaux les plus salées et inhabitables d'Amérique du Nord 
https://a-z-animals.com/articles/life-i ... est-water/
Touchant, non ?, la Vie qui s'accroche toujours en serrant fort les dents, gnnnnnnnn.
Les sucres, c'est la vie... venue du cosmos 
https://www.skyatnightmagazine.com/news ... roid-bennu
Une nouvelle étude révèle que des éléments constitutifs complexes de la vie se forment spontanément dans l'Espace 
https://astrobiology.com/2026/01/new-re ... space.html
De mon côté dans le blog dédié, parmi 23 autres bonnes nouvelles j'ai récolté la chute du commerce des déchets plastiques, une compil' 2025 de victoires syndicales, des mégabassines abandonnées, et des rivières et des algues restaurées.
Dans le fil Energies, l'industrie du ciment qui se noie et des batteries domestiques amorties en cinq ans.
Et voici les infocerises nerdy de la semaine.
À 43 ans, Kanzi, un bonobo mâle vivant au sanctuaire d’Ape Cognition and Conservation Initiative (Iowa, États-Unis), devient le centre d’une découverte majeure. Elevé dans un environnement humain, il se trouva exposé dès son plus jeune âge à des échanges symboliques et linguistiques. Kanzi est alors considéré comme l’un des primates non humains les plus cognitivement avancés. Il comprend environ 500 symboles lexigrammes et répond à des instructions vocales complexes données en anglais.
Cette spécificité a poussé Amalia Bastos, chercheuse à l’Université de St Andrews, et Christopher Krupenye, de l’Université Johns Hopkins, à le choisir pour tester une hypothèse ambitieuse.
(...)
L’équipe a conçu trois expériences pour déterminer si Kanzi peut représenter mentalement un objet fictif dans une situation précise. Chaque test repose sur des gestes symboliques simulant une action concrète, mais sans qu’aucun objet réel ne soit impliqué. Ces protocoles s’inspiraient de ceux utilisés chez les jeunes enfants pour tester la pensée symbolique.
Dans la première expérience, deux gobelets transparents se trouvaient disposés devant Kanzi. L’expérimentateur verse du « jus imaginaire » dans l’un des deux, à l’aide d’un pichet vide. Puis il simule retirer le liquide de l’un des gobelets. On demande ensuite à Kanzi où se trouve le jus. Sur 50 essais, il donne 34 bonnes réponses, un résultat statistiquement significatif au-delà du hasard. Cela indique qu’il suit le scénario mentalement et identifie l’objet fictif comme s’il existait réellement.
La deuxième expérience introduit un contraste entre réel et imaginaire. Cette fois, une tasse contient réellement du jus, l’autre reçoit une fausse action de versement. Lorsqu’on propose les deux tasses à Kanzi, il choisit presque toujours celle avec le jus réel. Ce résultat confirme qu’il distingue bien les actions imaginaires des vraies. Tout en suivant le sens symbolique du geste.
La troisième expérience remplace le jus par des raisins et les gobelets par des bocaux. On simule un versement imaginaire, puis on effectue des échanges fictifs. Là encore, Kanzi suit les déplacements fictifs dans plus de 70 % des cas. Ce qui suggère une représentation stable de l’objet inexistant tout au long du scénario.
(...)
L’intérêt du protocole de Bastos et Krupenye repose sur l’exclusion des interprétations basées sur l’imitation, la mémoire associative ou la récompense directe. Aucun jus réel n’est visible dans les premiers tests, aucun renforcement positif n’est associé à la bonne réponse, et les gestes de l’expérimentateur restent constants. Cela rend peu probable l’idée que Kanzi réponde à des signaux ou apprenne des règles par répétition.
De plus, Kanzi ne se contente pas d’associer un mouvement à une réponse. Il semble suivre l’état du monde fictif induit par les gestes. Lorsqu’un liquide imaginaire est versé puis retiré, il ajuste sa réponse en fonction de ce changement invisible. Comme le ferait un enfant de trois ans dans un jeu de rôle.
La littérature sur le développement cognitif montre que les enfants commencent à comprendre les objets imaginaires vers deux ans et demi. Le fait qu’un bonobo adulte manifeste des compétences similaires suggère des parallèles inattendus entre les espèces. Il s’agit d’une démonstration claire de pensée représentationnelle, jusque-là considérée comme propre à l’humain.
Houba un D8.
Spoiler:
Un portrait funéraire provenant de l'Égypte romaine, représentant un homme à l'apparence étonnamment moderne, avec des yeux noisette perçants et des cheveux grisonnants, s'est vendu jeudi pour plus du double de son estimation haute lors des ventes de la Masters Week de Sotheby's à New York.
Le tableau, qui a rapporté 889 000 dollars, frais compris, fait partie des quelque 900 portraits de momies du Fayoum, créés entre le Ier et le IIIe siècle après J.-C. et placés sur les corps momifiés des défunts comme un masque.
Les archéologues en ont découvert des dizaines à la fin du XIXe siècle sur le site de fouilles d'Hawara, dans la région égyptienne du Fayoum, et d'autres exemples étaient connus auparavant, selon Sotheby's, mais la plupart des recherches à leur sujet sont récentes et en cours.
Bien que les portraits naturalistes et individualisés aient souvent été célébrés comme un triomphe des premiers maîtres italiens, ce portrait a été peint quelque 1 200 ans plus tôt, au Ier siècle après J.-C. Ensemble, ces œuvres représentent certains des premiers exemples de peinture portraitiste réaliste encore existants aujourd'hui.
Pendant de nombreuses années, les scientifiques ont pensé que la vie dans le Grand Lac Salé de l'Utah était extrêmement limitée. Ses eaux caustiques et hypersalines, jusqu'à dix fois plus salées que celles de l'océan, ne pouvaient accueillir que deux formes de vie complexes : les crevettes de saumure et les mouches de saumure. Tout le reste semblait tout simplement exclu par la composition chimique du lac. Récemment, cette hypothèse a été remise en question.
(...)
Des chercheurs ont annoncé la découverte d'une espèce inconnue de nématode, un ver microscopique, qui prospère dans les conditions extrêmes du lac. Cette découverte ne se contente pas d'ajouter un nouvel organisme à la liste du Grand Lac Salé. Elle remodèle fondamentalement la façon dont les scientifiques envisagent les lieux où la vie complexe peut exister, tant sur Terre qu'au-delà.
Cette découverte représente seulement la troisième espèce animale connue adaptée à la salinité extrême du lac.
(...)
À première vue, la découverte d'un ver microscopique dans le Grand Lac Salé peut sembler être une curiosité biologique, une découverte mineure dont la pertinence se limite à la taxonomie des nématodes. En réalité, elle a des implications beaucoup plus larges, en particulier pour l'astrobiologie, l'étude de la vie au-delà de la Terre.
(...)
Cette découverte soulève également une question provocante : combien d'endroits sur Terre que nous qualifions sans réfléchir de « vides » ne le sont pas en réalité ? Combien d'écosystèmes, trop salés, trop acides, trop secs ou trop toxiques, ont été écartés non pas parce qu'ils sont dépourvus de vie, mais parce que nous ne les avons pas examinés de suffisamment près ou avec le recul nécessaire ? La présence de Diplolaimelloides woaabi dans le Grand Lac Salé nous rappelle que l'absence de preuve n'est pas une preuve d'absence, en particulier dans les environnements qui défient nos attentes en matière d'habitabilité.
Le nématode du Grand Lac Salé est une preuve silencieuse du caractère provisoire de la certitude scientifique. Même dans des paysages étudiés depuis des générations, des surprises subsistent aux limites de ce que nous jugeons possible. La vie n'est pas simplement résiliente ; elle est inventive, opportuniste et remarquablement réticente à se laisser confiner par les limites imposées par les humains.
Touchant, non ?, la Vie qui s'accroche toujours en serrant fort les dents, gnnnnnnnn.
Faisant une découverte majeure, des scientifiques ont détecté des sucres essentiels à la vie, notamment du ribose et, pour la première fois dans une source extraterrestre, du glucose, dans des échantillons vierges ramenés sur Terre depuis l'astéroïde Bennu par la sonde OSIRIS-REx de la NASA.
L'équipe internationale composée de chercheurs américains, japonais et de la NASA a trouvé du ribose, le sucre qui constitue la structure de l'ARN, et du glucose, le sucre à six atomes de carbone qui alimente les cellules vivantes sur Terre.
(...)
« Cela change tout ce que nous pensions savoir sur l'origine des matières premières de la vie », déclare Yoshihiro Furukawa, chercheur principal de l'étude à l'université de Tohoku.
« Les cinq bases nucléiques utilisées pour construire l'ADN et l'ARN, ainsi que les phosphates, ont déjà été trouvées dans les échantillons de Bennu.
La nouvelle découverte du ribose signifie que tous les composants nécessaires à la formation de la molécule d'ARN sont présents dans Bennu. »
(...)
Cette découverte marque une étape importante : elle apporte un soutien solide à l'idée que la chimie primitive de la Terre pourrait avoir des origines cosmiques.
L'équipe va maintenant étendre ses analyses à d'autres fragments de Bennu, à la recherche de composés organiques supplémentaires, de signatures isotopiques et de molécules complexes, qui pourraient tous nous aider à mieux comprendre comment la vie pourrait apparaître au-delà de la Terre.
Dans une petite enceinte, deux scientifiques ont reproduit l'environnement que l'on trouve dans les nuages de poussière géants situés à des milliers d'années-lumière.
(...) La température dans ces régions est de -260 °C. Il n'y a pratiquement pas de pression, ce qui signifie que les chercheurs doivent constamment pomper les particules de gaz pour maintenir un vide ultra-élevé.
(...)
Les deux chercheurs ont placé de la glycine dans la chambre, l'ont irradiée avec des analogues de rayons cosmiques produits par un accélérateur d'ions à HUN-REN Atomki, puis ont analysé les résultats.
« Nous avons observé que les molécules de glycine commençaient à réagir entre elles pour former des peptides et de l'eau. Cela indique que le même processus se produit dans l'espace interstellaire », explique Alfred Thomas Hopkinson. « C'est un pas vers la création de protéines sur des particules de poussière, les matériaux-mêmes qui forment plus tard les planètes rocheuses. »
(...)
« Nous pensions auparavant que seules des molécules très simples pouvaient se former dans ces nuages. Nous pensions que les molécules plus complexes se formaient beaucoup plus tard, une fois que les gaz avaient commencé à se regrouper en un disque qui finissait par devenir une étoile », explique Sergio Ioppolo. « Mais nous avons démontré que ce n'était clairement pas le cas. »
Cette découverte est importante, car elle suggère que ces molécules essentielles à la vie sont beaucoup plus abondantes dans l'univers qu'on ne le pensait auparavant.
« Ces nuages de gaz finissent par s'effondrer et former des étoiles et des planètes. Petit à petit, ces minuscules éléments constitutifs atterrissent sur des planètes rocheuses au sein d'un système solaire nouvellement formé. Si ces planètes se trouvent dans la zone habitable, il existe alors une réelle probabilité que la vie apparaisse », explique Sergio Ioppolo.
Dr Hiatus, Dieu de la phase pas créative - Professeur émérite de l'Université Opaque du Fort Curieux, Pape discordien refroqué.
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